La série américaine "Desperate Housewives" accueille son premier couple lesbien. Dans la sixième saison diffusée actuellement sur ABC, Katherine Mayfair (Dana Delaney) tombe amoureuse de sa nouvelle colocataire, une strip-teaseuse lesbienne, la blonde Robin (Julie Benz). Initialement hétéro, Katherine va faire à son sujet un rêve érotique chaud, chaud, chaud. Les deux femmes finiront au lit. Reste à savoir si ça durera...
La série a déjà accueilli des gays, mais c'est la première fois qu'il y a une relation lesbienne, si on exclut un baiser échangé l'an dernier entre Gabrielle (Eva Longoria) and Susan (Teri Hatcher).
Et de six! Le district de Columbia, Etat qui recouvre uniquement la ville de Washington, est devenu le sixième territoire américain à autoriser le mariage gay. Depuis mercredi, les couples homosexuels peuvent y demander une autorisation de mariage, la Cour suprême ayant repoussé un ultime recours déposé par les opposants au mariage gay. Et ils sont nombreux à le faire! (photo human rights campaign)
Les couples lesbiens et gays peuvent déjà se marier dans le Vermont depuis septembre dernier, le New Hampshire depuis juin 2009, l'Iowa depuis avril 2009, le Connecticut depuis 2008 et dans le Massachusetts depuis 2004. Les premières unions de gays et de lesbiennes devraient se tenir dans la capitale américaine mardi.
Daniel Radcliffe connaît un tour de magie de dingue: depuis qu'il n'incarne plus Harry Potter à l'écran, il fait disparaître les homophobes.
En tout cas il essaie, et annonce sur le site E! Online qu'il prête son image à une campagne de l'association Trevor Project qui lutte contre le suicide chez les lesbienens, gays, bi et transgenre (LGBT). Le spot est attendu pour ce printemps.
"J'ai grandi en connaissant de nombreux hommes gays (...) C'est en allant à l'école que pour la première fois j'ai rencontré l'homophobie (...) Ca m'a choqué", a-t-il expliqué. "Maintenant, j'ai la grande chance d'être dans une position où je peux vraiment y faire quelque chose."
Et Radcliffe d'ajouter, au cas où certains n'auraient pas encore compris qu'il n'est ni homosexuel ni même bisexuel: "Le fait que je sois hétéro ne fait pas de différence mais cela montre que les hétéros sont incroyablement intéressés et se soucient beaucoup de ça aussi." Ca y est, le message est passé.
La pétition internationale contre un projet de loi ougandais prévoyant jusqu'à la peine de mort pour les homosexuels a recueilli plus de 450.000 signatures. Une délégation l'a déposée lundi au Parlement de Kampala, dont le président a promis de la transmettre à qui de droit, selon le quotidien ougandais "Daily Monitor".
Les signataires demandent au Parlement de remplacer ce texte par une loi qui protégerait tous les citoyens contre la discrimination quelle qu'elle soit. L'homosexualité est déjà passible de la prison à vie en Ouganda, ce qui permet aux autorités locales de persécuter lesbiennes, gays, bi ou transexuels (LGBT). Avec cette nouvelle loi, les "récidivistes" et personnes atteintes du VIH/SIDA pourraient être condamnées à mort. La "promotion de l'homosexualité", c'est-à-dire la création ou le soutien d'organisations LGBT tout comme la distribution de documents sur l'homosexualité, serait aussi passible de 5 à 7 ans de prison et la non-dénonciation de tels crimes de 3 ans de prison.
De nombreux pays, dont les Etats-Unis, qui fournissent une aide financière à l'Ouganda, ont condamné le projet de loi et demandé son retrait. La pétition, qui avait recueilli près de 460.000 signatures lundi soir, reste ouverte sur le site Avaaz. Objectif: un million de signatures.
Sale coup pour le machisme sportif: non seulement le cycliste qui remportera la première étape du Giro d'Italia à Amsterdam enfilera le traditionnel maillot rose, mais en plus les accortes donzelles qui remettent les fleurs au vainqueur, l'embrassent et lui offrent le champagne avec un sourire niais pourraient être remplacées par... un couple d'homosexuels. L'idée lancée par les écologistes fait son chemin dans la ville, notoirement gay-friendly. Marco de Goede, l'un des verts du Groenlinks, voudrait même aller plus loin. Au lieu d'une "jolie fille aux longues jambes", il verrait bien "un bel homme à la poitrine large", et pourquoi pas "un drag queen"? De quoi faire d'Amsterdam "la capitale gay du monde", s'enthousiasme-t-il.
Reste à savoir si l'organisation, les sponsors et les amateurs du Giro d'Italia feront preuve de la même ouverture d'esprit. Sinon, LToutes a LA solution: un couple de lesbiennes. Comme ça, tout le monde est content. Surtout nous.
Contre l'homophobie, un "attentat aux bisous kamikazes": c'est le pari d'un petit groupe de bénévoles qui organise régulièrement des "kiss-in" depuis 2009. A un lieu et à une date donnée, au coup de sifflet, tous les participants s'embrassent, ou à défaut se tiennent la main, pendant 5 minutes. Et mine de rien, c'est encore loin d'être anodin.
Hétéros comme homos, couples comme célibataires: tout le monde est bienvenu, l'objectif étant d'encourager les gays et lesbiennes à assumer leur orientation sans crainte et de banaliser les gestes d'affections entre personnes homosexuelles. Saint Valentin oblige, le prochain "kiss-in" aura lieu dimanche, à 14h, place Saint-Michel à Paris (mais aussi à Angers, Auxerre, Bordeaux, Caen, Gap, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Poitiers, Rennes, Toulon, Toulouse, et même Sydney en Australie, Lima au Pérou ou Caracas au Vénézuela). Les organisateurs voulaient à l'origine organiser le "kiss-in" parisien place Notre-Dame, mais leur projet a fait réagir les mouvements catholiques intégristes, qui menaçaient sur internet de "défendre" la cathédrale. Les Verts du Conseil de Paris ont dénoncé la "dérobade de la Préfecture de Police, qui a refusé d’assurer la sécurité aux organisateurs" dans ces conditions ."Le déplacement de l’action constitue un signal d’encouragement particulièrement regrettable en direction de tous les mouvements intégristes, qui voient leur stratégie d’intimidation aboutir", ont-il estimé dans un communiqué.
L'idée a en revanche emballé SOS Racisme qui a décidé d'organiser aussi un "kiss in" dimanche place Saint-Michel, une heure après celui contre l'homophobie. Histoire de souhaiter une "joyeuse Saint Valentin à Monsieur Besson", le ministre de l'Immigration, et de défendre les couples mixtes.
Parallèlement, un collectif d'organisations de jeunes et étudiants LGBT (Caélif, le Mag, Moules-Frites, ECLS, Animafac et la LMDE) ont lancé une campagne d'affichage nationale dans les facs et grandes écoles, ainsi que dans plusieurs lycées de la région parisienne. Les trois affiches inspirées de la célèbre photographie du Baiser de l'hôtel de ville de Robert Doisneau, veulent faire passer le message que "quelque forme que prenne l'amour, il s'agit toujours bien d'aimer... simplement". Quelque 8.000 affiches et 10.000 flyers seront diffusés pendant la semaine de la Saint-Valentin, principalement dans les universités, grandes écoles, ainsi que plusieurs lycées de la région parisienne. Ces visuels sont téléchargeables sur le site aimer-simplement.org.
"Les chroniques d'Ouranos" (éd. Adventice) a reçu le prix 2010 du meilleur roman lesbien décerné par le site République du glamour.
Véronique Bréger nous y plonge au coeur de la cité d’Ouranos, mégalopole futuriste polluée où l’air est devenu irrespirable. Soann s'y voit confier une mission de la plus haute importance: valider l’introduction d’une plante venue d’ailleurs et qui pourrait redonner la vie à la cité asphyxiée. Mais la mission va mal tourner... Une course-poursuite s'engage alors, au cours de laquelle Soann fera la rencontre de la belle et énigmatique Aléna.
"Je viens d'arriver à Hollywood. Je me retrouve dans "Ally McBeal", en petite tenue en train de coucher avec mon patron alors que ce n'est pas du tout l'image des femmes dans le milieu professionnel que j'aimerais donner. Tout cela me déchirait. Et en plus.... j'étais lesbienne, je l'ai déjà mentionné?". Pour l'actrice Portia de Rossi, "c'était une dichotomie très difficile à vivre". L'épouse d'Ellen DeGeneres se confie dans une longue interview au magazine Advocate. Elle y annonce être en train d'écrire un livre autobiographique, qui devrait être publié cet automne.
Cet ouvrage devrait évoquer sa vie depuis 1997, quand sa carrière a décollé, jusqu'à sa rencontre avec Ellen DeGeneres en 2004, avec des flashbacks dans son enfance. "J'ai meurtri mon corps. J'étais boulimique (...) Je veux parler de tout ça. Mais je ne peux pas en parler sans parler de ma sexualité", explique-t-elle. "Je voulais juste avoir une vie tranquille, autant qu'une actrice le peut", ajoute-t-elle. Et puis elle est tombée amoureuse d'Ellen DeGeneres.
"Je lui confie toutes mes angoisses, tous mes soucis et en quelques minutes je me sens mieux. Elle m'aide tellement. Je crois que je l'aide aussi. Je l'aide à se concentrer sur ce qui est important. Je pense que c'est qu'on doit faire l'une pour l'autre dans un bon couple". Depuis leur mariage en 2008, les deux femmes sont sans doute le couple lesbien le plus célèbre du monde. Le plus actif dans la défense du mariage gay, aussi. "Depuis que je suis avec Ellen, j'ai la sensation d'avoir reçu l'opportunité... mon dieu, ça semble nunuche de dire ça... et bien j'ai la sensation que ma vie peut peut-être avoir un sens", explique Portia de Rossi, qui se définit comme une "féministe convaincue". "Je ne dis pas: "regardez moi, je peux faire une différence". c'est juste que je ressens que c'est peut-être pour cela que je suis là (...) Peut-être qu'en partageant un peu de ma vie, je peux faire comprendre aux gens à quel point le mariage gay est important". Est-ce que c'est plus important que sa carrière d'actrice? "Bien sûr", répond-elle sans hésiter.
Que fait le pape quand il s'ennuie? Il se balade sur LToutes et nous en apportons la preuve irréfutable par la capture d'écran du widget de circulation!
Bon, OK, il n'a consacré que 16 secondes à l'actualité lesbienne, mais quand même. Imaginons qu'il revienne, ne serait-ce qu'une fois par mois, cela représenterait 3 minutes et 12 secondes par an, soit, si l'on table sur un pontificat de dix ans -au pif-, 32 minutes pour apprendre à aimer les goudous et ça, ça ne se refuse pas, n'est-ce pas?
On trouvera toujours des sceptiques pour remarquer que la capture d'écran n'indique que "Holy See (Vatican City State)", mais qu'est-ce qui prouve qu'il ne s'agit pas du pape? Ha! CQFD.
Actualisé avec menaces de mort contre Le Refuge et soutien Filippetti et Mandroux
"Crève mon fils, je ne veux pas de pédé dans ma vie": cette phrase a été lancée à un des dix jeunes homosexuels interrogés par le photographe Jean-Marie Périer dans son livre "casse toi", publié début février.
Il y a recueilli les témoignages bouleversants d'adolescents, garçons ou filles, jetés à la rue par leur famille en raison de leur homosexualité. Tous ont été accueillis par l'association "le refuge" qui possède deux antennes, à Montpellier et depuis récemment à Paris. Elle a reçu 350 demandes d'admission en 2008. Pour le photographe, invité le 6 février par Laurent Ruquier dans "on n'est pas couché", c'est un choc: "il existe aujourd'hui des gens qui peuvent virer leur enfant de chez eux parce qu'il est homosexuel! Je n'en crus pas mes yeux"
Quelques jours après l'émission, le 17 février, Le Refuge a reçu une lettre de menaces de mort. "On connaît toutes les habitudes de vos protégés et croyez-nous on va les cribler de plombs et les mettre en pièces détachées pour les punir", "avant toutes ces personnes on les enfermait dans les asiles vu qu'il leur manque des neurones, ils ont la tête creuse, ils préfèrent aimer contre nature", peut-on lire dans ce message de haine.
Le Refuge a reçu le soutien de la socialiste Aurélie Filippetti, pour qui "l'homophobie est une réelle gangrène dans notre pays" et qui estime qu'"on ne peut tolérer que dans notre République des personnes soient menacées parce qu'elles sont homosexuelles". Hélène Mandroux, tête de liste PS aux régionales en Languedoc-Roussillon, a également condamné ces menaces, de même que plusieurs autres élus, notamment MoDem ou PC.
Les choses semblent enfin bouger dans le bon sens pour les gays et lesbiennes de l'armée américaine. Le nombre de renvois pour homosexualité a diminué de 30% en 2009, et le Pentagone étudie un plan d'abrogation de la loi "Don't Ask, Don't tell", à la demande du président Obama.
Environ 13.000 militaires américains ont été licenciés depuis l'adoption en 1993 de cette loi, selon l'association Servicemembers Legal Defense Network (SDLN). Visant initialement à protéger les gays et lesbiennes qui servent dans l'armée, la "DADT" interdit de révéler son homosexualité ou de poser des questions sur l'orientation sexuelle d'un militaire. Mais la loi du silence a finalement surtout fait le bonheur des homophobes. L'armée américaine a encore renvoyé 428 militaires homosexuels -259 gays et 169 lesbiennes en 2009, même si l'on note que, pour la première année au pouvoir d'Obama, le nombre a baissé d'environ 30% par rapport à 2008, où l'on en était à 619 renvois (410 hommes et 209 femmes). La discrimination est encore aggravée pour les femmes, moins nombreuses dans l'armée mais proportionnellement davantage renvoyées pour homosexualité (cf LToutes: "L'armée US vire plus de lesbiennes que de gays", 09/10/2009): comme souvent, homophobie et misogynie font bon ménage.
Ce n'est pas la première fois que Barack Obama promet l'abandon de la loi DADT mais cette fois la machine semble lancée. "Cette année, je travaillerai avec le Congrès et notre armée pour abroger enfin la loi qui prive les homosexuels américains du droit de servir le pays qu'ils aiment parce qu'ils sont qui ils sont", a lancé le président dans son premier discours sur l'état de l'Union le 27 janvier.
Le chef des armées américaines s'est à son tour prononcé, "à titre personnel", pour la levée du tabou homosexuel dans l'armée. C'est "ce qu'il faut faire" pour mettre fin à une politique qui force des gens "à mentir sur qui ils sont pour pouvoir défendre leurs compatriotes", a estimé l'amiral Mike Mullen devant le Sénat.
Quant au ministre de la Défense Robert Gates, il a annoncé le lancement d'une étude d'un an sur les moyens de permettre aux gays et lesbiennes de servir dans l'armée sans cacher leur orientation sexuelle. Les associations LGBT applaudissent et attendent de voir: le processus d'abrogation du Don't Ask, Don't Tell, s'il aboutit, prendra du temps et devra surmonter de très fortes résistances, militaires et politiques.
Une lesbienne a été reconnue comme la mère sociale de l'enfant conçu par sa compagne, avec qui elle partage désormais l'autorité parentale.
Le parquet, qui avait souhaité le rejet de la demande, n'a pas fait appel pour l'heure de la décision du jugement rendu le 13 janvier par le tribunal de grande instance de Créteil, dans la région parisienne. S., 30 ans, et N., 39 ans, vivent en concubinage depuis 2002 et sont pacsées depuis 2003. En juin 2008, S. a mis au monde l'enfant du couple, conçu par insémination artificielle en Espagne. N. n'ayant pas obtenu le droit d'adopter l'enfant, les deux femmes se sont tournées vers le partage de l'autorité parentale.
L'avocate du couple a "collé" à la jurisprudence en la matière, s'employant "à démontrer que l'intérêt de l'enfant exigeait l'autorité partagée", a-t-elle expliqué à LToutes. Me Céline Campi a notamment fait valoir que N. était le soutien financier du foyer, et que S., ébéniste, souffrait d'un souffle au coeur.
Le jugement découle de l'arrêt de la Cour de cassation du 24 février 2006. La plus haute juridiction française y estime que "l'article 377-alinéa 1er du Code civil s'oppose pas à ce qu'une mère, seule titulaire de l'autorité parentale en délègue tout ou partie de l'exercice à la femme avec laquelle elle vit en union stable et continue, dès lors que les circonstances l'exigent et que la mesure est conforme à l'intérêt de l'enfant".
Interrogé par LToutes, Philippe Rollandin, porte-parole de l'Association des parents gays et lesbiens (APGL), a salué la décision du TGI de Créteil, regrettant toutefois que le couple ait dû démontrer l'existence d'un risque pour l'enfant (la profession "physique" et l'état de sanrté de la mère biologique). "Ca fait un peu bricolage. Le parent social doit être reconnu comme tel. Ce qu'il faut, c'est une loi qui reconnaisse le statut du beau-parent", a-t-il estimé.
Après le dernier dérapage de Georges Frêche -il a jugé la "tronche" de Laurent Fabius "pas catholique"-, Martine Aubry a décidé de proposer à Hélène Mandroux de prendre la tête d'une liste PS en Languedoc-Roussillon. La maire de Montpellier est bien connue des homos, puisqu'elle est à l’origine de l’Appel de Montpellier pour l’ouverture du mariage aux couples de même sexe, lancé le 14 novembre dernier. "Après la nouvelle indignité dont s’est rendu coupable Georges Frêche, je proposerai au Bureau national du 2 février de demander à Hélène Mandroux, de conduire une liste de rassemblement de la gauche et des écologistes en Languedoc-Roussillon" pour les élections régionales, écrit la Première secrétaire du Ps dans un communiqué. Hélène Mandroux "est une femme de convictions et d’engagement, appréciée de ses concitoyens et qui a montré ses compétences à la tête de la mairie de Montpellier", ajoute-t-elle.
Peut-on parler d'homosexualité à des enfants de CM1/CM2 en France? Pour certains, non, visiblement. "Le baiser de la lune", un projet de court-métrage d'animation porté par une équipe rennaise a provoqué, avant même qu'il soit achevé, une levée de boucliers des milieux ultra-conservateurs.
Deux pétitions dénoncent ainsi sur internet une volonté de "pervertir" les enfants avec "l'idéologie du lobby homosexuel". Selon le magazine "Têtu", ces pétitions ont fait reculer l'inspection académique d'Ille et Villaine, qui a demandé le retrait du logo du ministère de l'Education du site du projet, qu'il a pourtant financé.
Christine Boutin s'est fendue d'une "lettre ouverte" au ministre de l'Education Luc Chatel, pour faire part de son "indignation" au sujet de ce film, qui "bafoue le principe de la neutralité de l’enseignement public en s'immisçant dans la conscience et l’intimité des enfants". "Ce film idéologique prive les enfants des repères les plus fondamentaux que sont la différence des sexes et la dimension structurante pour chacun de l’altérité", estime-t-elle, en réclamant "l’interdiction de sa diffusion".
Le court-métrage d'animation raconte l'histoire d'amour entre Félix, un poisson-chat et Léon, un poisson-lune. Ce projet pédagogique entend ainsi lutter contre l'homophobie survenant à l'adolescence. Il bénéficie toujours du soutien du Conseil régional de Bretagne, des conseils généraux des Côtes d'Armor et du Finistère et la ville de Rennes, ainsi que d'associations de lutte contre l'homophobie. Dans une question écrite, la députée de Paris Martine Billard (Porte-Parole du Parti de Gauche) a interpelé Luc Chatel "sur le sens politique" du retrait du logo de son ministère. "Alors que ces dernières années les chefs d'établissement ont reçu des circulaires appelant à la vigilance et à la fermeté contre les manifestations d'homophobie", ce geste est "un mauvais coup porté à la lutte contre les discriminations", déplore-t-elle.
L'Inter-LGBT, SOS homophobie et le Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire ont aussi dénoncé dans un communiqué la "reculade" du ministère de l'Education "qui refuse de remplir sa mission d’éducation à la sexualité et à la citoyenneté, cautionnant ainsi les lobbys ultra- conservateurs, chantres de l'ordre moral". Les associations jugent d'ailleurs "surprenant que de telles pétitions outrancières, caricaturales de bêtise puissent encore inquiéter les pouvoirs publics et les faire réagir avec autant de frilosité".
Deux journaux suédois ont refusé de publier une photographie représentant trois femmes à demi-nues en train de s'embrasser. L'image était le quatrième volet d'une campagne de la Fédération suédoise de défense des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (RFSL), intitulée "l'amour a plusieurs visages".
"Nous sommes vraiment surpris. Nous ne pensions pas qu'il y avait matière à controverse", a confié au magazine "Resumé" Mikael Andersson, de la RFSL. Pour Daniel Sandström, le rédacteur en chef de "Sydsvenskan", qui a refusé de publier la photographie, celle-ci est inacceptable. "Je n'ai aucun problème à publier des images provocatrices", a-t-il expliqué à Resumé. Mais "l'image en question ne correspond tout simplement pas à ce qui est acceptable. Je pense même que cela réduit l'amour lesbien à un cliché".