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vendredi 7 août 2009

L'homosexualité, "une perversion" pour 46% des Israéliens

Photo Yogi Bear 91

Pour 46% des Israéliens,l'homosexualité est une "perversion", selon un sondage publié vendredi dans le quotidien "Haaretz", après l'attaque d'un centre gay à Tel Aviv qui a fait deux morts et 15 blessés le 1er août (cf LToutes: "Attentat meurtrier contre un centre gay et lesbien à Tel Aviv", 01/08/2009). En revanche, pour 42% des personnes interrogées, être gay n'est pas une perversion.

L'étude montre aussi que 71% de la population ultra-orthodoxe jugent que les homosexuels sont des déviants, tout comme 64% des arabes israéliens, et 57% des russophones. En revanche, seuls 24% des laïcs estiment que l'homosexualité est une perversion.

Le sondage suggère toutefois une baisse de l'homophobie depuis les précédentes enquêtes. Mais le moment où elle a été réalisée -juste après l'attaque de Tel Aviv- a pu jouer: "les gens haineux peuvent avoir pensé que ce n'était pas le moment de l'admettre", selon Camil Fuchs, qui a réalisé l'enquête.

"Ce n'est pas une surprise pour moi que la moitié des gens pense que je suis malade mentalement et que je devrais être en prison ou tué", a réagi Yaniv Weizman, qui préside l'organisation d'aide aux jeunes gay de Tel Aviv. "Mais j'ai l'impression que nous avons progressé: si 26% des religieux et 27% des arabes pensent que nous ne sommes pas pervers, nous pouvons dire que nous avons réussi quelque chose".

mardi 4 août 2009

Meurtre de gays à Tel Aviv: des hommages partout dans le monde

(Photo Dima V)

Le Centre gay et lesbien de Paris Ile-de-France et ses associations membres organisent un rassemblement à Paris samedi 8 août 2009 pour s'associer à la manifestation du Centre LGBT de Tel Aviv à la mémoire des deux jeunes tués par balles dans un club de cette ville israélienne le 1er août.

De nombreux autres Centres LGBT dans le monde participeront à cet hommage au jeune Nir Katz, mort à 26 ans, et à Liz Tarbishi, morte à 17 ans, ainsi qu'à la quinzaine de blessés "victimes d’une haine homophobe implacable", écrit le Centre parisien, qui souligne que "leur assassin court toujours". Il était d'après des témoins armé d'un fusil automatique, masqué et vêtu de noir.

La solidarité avec les homosexuels, bi et trans de Tel Aviv devrait notamment s'exprimer à Berlin, à Varsovie, à Madrid, à Berne, à Belfast et à Budapest.

- Lire aussi sur LToutes: "Attentat meurtrier contre un centre gay et lesbien à Tel Aviv" (02/08/2009)

dimanche 2 août 2009

Attentat meurtrier contre un centre gay et lesbien à Tel Aviv




Un mois et demi après le succès de la Gay Pride à Tel Aviv, l'homophobie frappe en plein coeur la ville israélienne réputée pour son ouverture d'esprit: Nir Katz, 24 ans, et Liz Troubishi, 17 ans, ont été abattus samedi soir (01/08/2009) par un tireur masqué dans un centre de soutien aux jeunes LGBT.

Du coup, la police a ordonné la fermeture de tous les clubs homos du secteur, selon les médias locaux. Le seul député israélien ouvertement gay, Nitzan Horowitz, a dénoncé un crime manifestement homophobe, et toute la classe politique a exprimé son indignation.

Comme avec la tentative de meurtre contre le maire de Paris, Bertrand Delanoë, en octobre 2002, cet attentat pose pourtant la question des responsabilités dans les violences homophobes: ceux qui incitent à la haine contre les lesbiennes et gays ne sont pas forcément ceux qui tiennent le couteau ou le fusil, mais peuvent-ils prétendre que ce ne sont pas leurs paroles qui guident la main des assassins?

Le meurtrier de Tel Aviv était masqué et vêtu de noir. Il a mitraillé dans toutes les directions avec un fusil d'assaut, d'après les témoins et la police cités par le journal "Haaretz". Au moins 15 personnes ont aussi été blessées, dont certaines grièvement. L'homme s'est enfui à pied en se mêlant à la foule du samedi soir.

La police le recherchait toujours dimanche, alors que les lesbiennes et gays vivaient dans la peur qu'il ne recommence. Certains s'inquiètent aussi de ce que l'établissement a été montré à la télévision, que leurs parents vont savoir qu'ils s'y rendaient...



Des centaines de personnes ont manifesté leur colère après la fusillade samedi, accusant les intégristes juifs et certains partis politiques -notamment l'ultra-orthodoxe Shas, qui a cependant dénoncé ces crimes- d'alimenter la haine envers les homosexuels.

Une manifestation était prévue aussi dimanche devant le club, ainsi qu'un rassemblement de solidarité à Jérusalem, où une autre manifestation devrait avoir lieu mardi.

"Le meurtre choquant de Tel Aviv est le genre de meurtre que des gens éclairés et cultivés ne peuvent pas accepter", a réagi le président israélien centriste Shimon Pérès. "Le meurtre et la haine sont les pires crimes de la société", a-t-il ajouté, cité par les médias, "le pays tout entier doit s'unir dans la condamnation de cet acte de haine".

Le Premier ministre de droite Benjamin Nétanyahou a également condamné l'attentat, déclarant à l'intention de ses concitoyens: "nous sommes un pays démocratique et tolérant et nous devons respecter chaque personne comme elle est".

Dans l'opposition de centre-gauche, la dirigeante Tzipi Livni a souhaité que les meurtres de Tel Aviv "réveillent la société pour qu'elle se débarrasse des préjugés et reconnaisse le droit de chaque personne à vivre dans la sécurité et la dignité".

Le maire de Tel Aviv, Ron Huldai, a assuré que la ville "continuerait accueillir la communauté gay et lesbienne". Mike Hamel, qui dirige Aguda, l'organisation israélienne LGBT, a quant à lui accusé le parti Shas d'alimenter la haine homophobe.

samedi 1 août 2009

Fest-ty-Gay: le feu sous la Breizh

Petite ville de 4.000 âmes au coeur de la Bretagne, Gourin devait voir sa population doubler ce samedi soir, pour la deuxième édition de son "Fest-ty-Gay".

Cette gay pride bretonne avait attiré l'an dernier pas moins de 5.000 personnes, à la grande surprise de ses organisateurs. Cela en en fait l'une des principales marches homos en France, même si l'événement se veut avant tout festif, et non revendicatif.


Le "Fest-ty-Gay" a été lancé à l'initiative de Bernard Raynal, patron de la boite gay le Starman, avec le soutien du maire et des commerçants locaux. Il a rencontré depuis un succès inespéré.

Une icône lesbienne décorée par Obama


La tenniswoman lesbienne Billie Jean King s'est vue décerner jeudi la Médaille présidentielle 2009 de la Liberté, la plus haute distinction civile américaine, par Barack Obama. Elle fait partie des 16 personnalités honorées cette année par le président américain, avec Harvey Milk, le premier homme politique ouvertement gay, décoré à titre posthume.

Cinq fois numéro un mondiale dans les années 60 et 70, Billie Jean King avait été la première sportive de haut niveau à faire son coming out, en 1981. Mais elle était surtout connue pour son combat pour l'égalité hommes-femmes.

Elle avait participé à une "bataille des sexes" au cours de laquelle elle avait affronté sur un cours le joueur Bobby Riggs. Reconverti dans les matchs exhibition, celui-ci avait à l'époque l'habitude de critiquer publiquement le tennis féminin, "inférieur à celui pratiqué par les hommes": "Aucune joueuse en activité ne pourrait jamais venir à bout d'un retraité", affirmait-il, en mettant Billie Jean King, meilleure joueuse du moment, au défi de le battre.

Devant plus de 50 millions de telespectateurs dans plus de 37 pays, elle a accepté le défi et... remporté le match. Billie Jean King a posé la raquette en 1983, mais est restée une activiste de la cause féministe et homosexuelle.

Barack Obama a rendu hommage dans son communiqué à des personnalités qui ont "fait tomber des barrières". "Chacun d'eux a été un agent du changement. Chacun d'eux a vu un monde imparfait et s'est efforcé de le rendre meilleur". Parmi les autres personnalités nommées en 2009: l'archevêque sudafricain Desmond Tutu, l'acteur Sidney Poitier, le "banquier des pauvres" Muhammad Yunus, ou Mary Robinson, première femme présidente d'Irlande.

mercredi 29 juillet 2009

Les lesbiennes progressent dans les séries US

Avec 16 personnages réguliers de lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels, les séries des chaînes américaines du réseau hertzien sont deux fois plus gay-friendly en 2008-2009 que l'année précédente, d'après le rapport annuel de l'organisation GLAAD.

Résultat: 2,6% de tous les personnages sont homo, bi ou trans, alors que leur nombre baissait depuis trois ans. La très conservatrice Fox revient de loin puisqu'on n'y voyait aucun personnage LGBT l'an dernier mais qu'elle en compte cinq cette saison. C'est tout de même ABC qui fait la part la plus belle aux LGBT, pour la troisème année d'affilée.

Au contraire, les chaînes câblées tout public, pionnières avec les "Six Feet Under" et autres "L Word", si elles restent plus gay-friendly, HBO en tête, ne proposent plus que 32 personnages LGBT au lieu de 40. Restent les chaînes spécialisées Here! et Logo, qui comptent 39 personnages LGBT. Bref, pour voir des lesbiennes, il vaut mieux pouvoir se payer le câble.

Autres grandes tendances fortes des séries américaines: les lesbiennes y sont moins présentes que les gays, les homos de couleur plus nombreux que par le passé mais toujours sous-représentés, et les trans quasiment absent(e)s et exclusivement blanc(he)s.

dimanche 26 juillet 2009

La Lesbienne invisible dit tout

La Lesbienne invisible est un acte militant sur le mode résolument comique: Océane Rose Marie, l'auteure et interprète de ce one woman show qui devrait revenir sur scène à la rentrée, s'est prêtée au jeu de l'interview pour LToutes.

- Lire aussi sur LToutes: "La lesbienne invisible qu'il faut voir" (14/0/2009)
- Dernières nouvelles: La Lesbienne invisible revient à partir du 12 novembre 2009, du jeudi au samedi, à 20h, au théâtre des Feux de la rampe (2, rue Saulnier, Paris IXe; M° Cadet ou Grands Boulevards).


- LToutes: Comment es-tu passée de la chanson (Oshen, The Frenchies) au spectacle comique?

- Océane Rose Marie: J'ai fait du théâtre pendant des années. Dans mon projet musical, j'ai toujours mélangé les choses poétiques et les choses comiques. J'avais ces deux côtés-là tout le temps. Avec Oshen, j'en avais marre de faire des choses comiques, parce que les chansons qui vous marquent sont
rarement comiques. Mon projet musical maintenant, c'est de faire des choses belles. Je ne veux pas choisir parce que je suis vraiment les deux. C'est autant moi les deux, mais j'ai besoin de séparer le côté poétique et le côté comique. Je mets la barre plus haut dans les deux domaines.

- LT: Pourquoi un one woman show?

- ORM: Par élimination. Je voulais faire de nouvelles expériences, être en scène. Je sais à quel point c'est compliqué de monter un spectacle à plusieurs, alors par élimination je me suis retrouvée seule en scène.
Ce qui est formidable avec le "one", c'est la liberté: on n'a pas de matos à trimballer! Quand on chante, il faut que chaque concert soit unique. En "one", c'est pareil. Il faut que ce soit un truc qui ne soit que ce soir, offrir un moment
privilégié. Le "one" est un exercice qui doit donner l'impression que rien n'est écrit, que tout est improvisé.

- LT: Comment t'est venue l'idée de La Lesbienne invisible (LLI), une fille féminine qu'on n'identifie pas forcément à une goudou?

- ORM: Je cherchais un sujet et je me suis dit: "tiens, je vais écrire ces histoires que j'ai vécues, les ouvrir aux autres". Si j'embrasse ma meuf dans un bar, il y a quatre mecs qui viennent nous brancher. L'autre soir, on était au Tango (boîte parisienne, ndlr) avec des potes. Au bout de quatre heures, une fille me demande: "Mais attends, t'es lesbienne?" Eh bien oui, il y en a des comme moi. Elle était perdue, la fille. Ce n'était pas malveillant, juste une histoire de clichés, de méconnaissance. J'ai vu qu'il y avait un truc à faire là-dessus. Il n'y avait aucun autre sujet sur lequel j'avais autant de choses à raconter avec un potentiel comique.
J'ai beaucoup lu pour écrire mon spectacle. J'ai constaté que les problématiques des livres et des essais d'universitaires étaient celles que j'avais intuitivement dégagées de mon expérience personnelle. La plupart des choses que j'évoque dans La Lesbienne invisible, je les ai vécues même si elles sont parfois extrapolées. Il y a quelques trucs que je n'ai pas vécus, que j'ai empruntés à des filles que je connais. Moi, je n'ai jamais subi aucune homophobie par exemple.

Le site de La Lesbienne invisible:
http://www.myspace.com/lalesbienneinvisible


- LT: C'est une démarche militante?

- ORM: Depuis que j'ai commencé ce projet, je suis devenue beaucoup plus militante. Par exemple, je tenais vraiment à ce qu'il y ait "lesbienne" dans le titre, c'est une question de visibilité, et ce n'est pas péjoratif. S'il y avait des affiches avec "lesbienne" partout dans le métro, ça me ferait kiffer!
"Lesbienne" et "invisible", ce sont deux termes qui vont souvent ensemble. Il y a encore beaucoup à faire sur la sexualité des femmes en général, et entre deux femmes, n'en parlons pas! Il y a encore beaucoup de boulot pour les lesbiennes.
Mais je ne suis pas pour les méthodes agressives, frontales, je préfère l'humour. Je ne déteste pas les hommes et je n'ai pas envie d'entrer dans ce cliché. Je joue la carte du divertissement.
Dans mon engagement, je trouve ça important de montrer quelqu'un qui est bien en tant que lesbienne. C'est important de dire qu'on peut être lesbienne et être super bien dans notre peau. C'est important pour des gamines de pouvoir s'identifier, qu'on leur donne une image positive.
Moi aussi, j'ai souffert de ne pas avoir assez de films, de spectacles qui parlaient de filles comme moi. Maintenant c'est un peu mieux. Quand on me dit que "LWord" n'est pas réaliste, je réponds que c'est juste une série, et comme dans toutes les séries, les filles sont toutes jolies, c'est tout!

- LT: A quel public pensais-tu en écrivant La Lesbienne invisible?

- ORM: Au début, c'était vraiment un spectacle pour les hétéros. Pour le moment, le public est essentiellement composé de lesbiennes, mais il y a des hétéros qui viennent. Il y a plein de sujets, comme l'allumeuse, la lesbienne refoulée ou Nathalie-le-grand-amour, dans lesquelles ils peuvent se retrouver, s'identifier. Tout le monde a connu des filles comme ça, les sorties en boîte, tout le monde a vécu une histoire d'amour ou s'est fait allumer.
Pour l'instant, que ce soient des hétéros hommes ou femmes, je n'ai que des bons retours, mais les lesbiennes ont un degré de lecture en plus parce qu'elles ont vécu un truc en plus, il y a de l'empathie. Des filles viennent me parler après le spectacle, elles me racontent des trucs terribles sur l'homophobie: j'hallucine.

- LT: Tu n'évoques pas des sujets comme l'homoparentalité ou la lesbophobie dans LLI

- ORM: L'homoparentalité est une question grave, qui n'est pas encore réglée, que je ne vois pas encore comment traiter de façon comique... mais
j'ai quelques idées. Le spectacle évolue. Il y a des choses que je trouve au fur et à mesure, des idées que j'ai virées, notamment sur l'adoption, alors que j'avais bossé dessus pendant des semaines. Pour l'instant, le spectacle fait une heure, mais quand je l'aurai bien en main il pourra durer un peu plus. On peaufine, les personnages sont vivants.

- LT: Tu n'as pas peur de renforcer les idées reçues sur les lesbiennes ou de te faire enfermer dans un personnage?

- ORM: Je n'ai pas peur qu'on interprète mal. J'ai l'impression que c'est suffisamment clair dans mon écriture, on ne peut pas se tromper sur mon intention sur un spectacle entier. Ma peur, c'est si on me demande de faire des formes courtes pour les médias, des formats genre trois minutes, où on isole un personnage.
Quant à m'enfermer... Pour Oshen, je me suis battue pour ne pas être cataloguée lesbienne, mais pour l'instant je vois les choses au fur et à mesure. J'essaie de faire exister ce projet. Si dans vingt ans je suis cataloguée comme la lesbienne de service, on verra. Pour le moment, je veux donner de la visibilité.

- LT: Qu'est-ce que ça t'a fait de jouer dans un ancien peep show des années 70 (le Théâtre du Bout) à Pigalle?

- ORM: Il ne manque plus que la barre à salope! Il m'a fallu un peu de temps pour m'habituer à cette configuration, à la scène toute petite au milieu du public, après une scène plus grande au début des représentations et en concert, mais j'aime bien cette salle -c'est tellement kitsch. Quand j'ai vu que la scène pouvait tourner, j'ai craqué! Je me suis dit: il faut l'utiliser. Il faut toujours utiliser l'espace. En septembre je jouerai dans une salle plus grande, mais je veux garder une salle où les gens peuvent vraiment te voir.

- LT: Tes projets?

- ORM: Continuer La Lesbienne invisible à la rentrée, à Paris et ensuite en province. Continuer les petites vidéos de La Lesbienne invisible, sortir des produits dérivés si ça marche: des T-shirts, un sextoy LLI par exemple! Je suis aussi en train d'enregistrer un troisième album d'Oshen pour
2010 mais je ferai une petite tournée à l'automne. Je n'en dirai pas plus pour l'instant.

- LT: C'est pas juste un truc pour draguer, ces histoires de lesbienne invisible?

- ORM: Je reçois quelques mails où des filles m'écrivent "J'aimerais te revoir, sur scène ou dans la vraie vie"... (Eclat de rire) Mais le but n'est pas de me taper des meufs!

samedi 25 juillet 2009

Inde: deux lesbiennes menacées après s'être mariées


Pinki, 19 ans et Komal, 18 ans, ont provoqué en Inde la fureur de leur famille en prenant la fuite pour se marier. Craignant pour leur vie, les deux lesbiennes ont demandé la protection de la Commission nationale des droits de l'Homme (NHRC), selon la police, citée par l'agence de presse indienne Press Trust of India (PTI).

Vivant à Shamli, dans la région de l'Uttar Pradesh, les deux femmes avaient exprimé leur désir de se marier il y a deux mois. Leur union n'est devenue publique que lorsque Pinki a porté plainte contre le harcèlement de ses parents.

L'Inde ne reconnaît pas les couples de même sexe. Les mariages homos, selon des rites hindus généralement, se multiplient toutefois depuis que l'homosexualité n'est plus un crime à New Delhi, depuis une décision de justice de début juillet.

vendredi 24 juillet 2009

Les Suédoises se marient plus que les Suédois


En Suède, les lesbiennes se marient plus que les gays. Alors que les couples de même sexe y ont le droit de se marier depuis le 1er mai 2009, 37 couples de femmes ont franchi le pas depuis, contre seulement 11 couples d'hommes, selon les statistiques officielles citées par le site d'information suédois The Local.

Parallèlement, le nombre d'enfants de couples de même sexe ayant contracté une union civile a été multiplié par dix en dix ans: ils étaient moins de 70 enfants à vivre avec des parents homosexuels pacsés à la fin des années 1990. En 2008, ils étaient 749, dont 706 vivant avec deux mères contre 43 avec deux pères.

En Suède, les couples de même sexe ont le droit d'adopter depuis 2002.

mardi 14 juillet 2009

La Lesbienne invisible qu'il faut voir

Dernières nouvelles: La Lesbienne invisible revient à partir du 17 septembre au théâtre parisien Les Feux de la rampe, du jeudi au samedi, à 20h.

Rien à faire, avec sa jupe et son rouge à lèvres,
Océane Rose Marie ne convainc, ni les lesbiennes, ni les hétéros qu'elle aime les filles: c'est la "Lesbienne invisible".

Elle fera ses gammes, du club de foot féminin de son adolescence où les vraies dures ne veulent pas l'homologuer à la fébrilité sexuelle post-"L Word", en passant par la meilleure copine vexée de ne pas être convoitée, les gouines hyperbranchées en boîte, une star de la chanson française dont elle ne taira que le nom, et Nathalie, ah, Nathalie, l'amour de sa vie, ou presque.

"Mais attends, t'es lesbienne? C'est pas possible!" "Mais si tu aimes la pénétration, pourquoi tu te fais pas des mecs?" "Tu n'es pas si laide, tu peux te trouver un garçon"... Tous les clichés défilent dans la vie d'Océane Rose Marie, pour une heure d'un one woman show rythmé, où l'on passe du sourire à la franche rigolade.

Tour à tour allumeuse, refoulée, branchouille, amoureuse ou prédatrice sexuelle, Océane Rose Marie rappelle forcément quelqu'un ou une situation qu'on a connus. Homo ou hétéro, femme ou homme, "tout le monde peut s'identifier à elle, ou a rencontré un jour les filles qu'elle croise", explique-t-elle dans un entretien à LToutes (voir "La Lesbienne invisible dit tout", 26/07/2009).

Le succès est au rendez-vous pour la Lesbienne invisible -LLI pour les intimes- puisque même les dates rajoutées jusqu'au 16 juillet 2009 affichent complet. Il faudra donc attendre la rentrée pour retrouver Océane Rose Marie, à Paris puis, on l'espère de tout coeur, en province.

La Lesbienne invisible:
http://www.myspace.com/lalesbienneinvisible

dimanche 12 juillet 2009

Orelsan enflamme les Francofolies

(actualisé le 09/08/2009 et le 16/07/2009 avec réactions)

Déprogrammé au Francofolies 2009 de La Rochelle alors qu'il devait chanter le 14 juillet, le rappeur Orelsan, critiqué pour les paroles sexistes et homophobes de certaines de ses chansons, a reçu le soutien de Cali et d'Olivia Ruiz au nom de la liberté d'expression. (voir LToutes: "Orelsan accusé de sexisme et d'homophobie", 11/04/2009)

Olivia Ruiz a dédicacé sa chanson samedi à "celui qui n'est pas là, monsieur Orelsan", et Cali a accusé les Francofolies de manquer de courage, à quoi le fondateur de la manifestation, Jean-Louis Foulquier, a répondu en accusant la présidente de la région Poitou-Charentes, la socialiste Ségolène Royal, d'être une "maître-chanteuse" à l'origine de cette censure.

L'ancien ministre socialiste de la Culture Jack Lang veut y voir une affaire "tristement symptômatique d'un certaine dérive idéologique socialiste", et l'UMP, pas toujours le premier défenseur de la license poétique, saute sur l'occasion pour dénoncer l'"attitude sournoise d'une collectivité locale" et "une atteinte a la liberté d'expression (...) du fait de Ségolène Royal".

Un mot de "censure" et des allégations contre Ségolène Royal que récuse sur France-Info le responsable des Francos, Bernard Pont, qui assure avoir seulement voulu préserver la "sérénité" du festival en annulant le concert et "ne pensait pas que ça allait faire ce bazar-là".

Ségolène Royal elle-même s'est finalement fendue d'un communiqué pour nier toute menace ou chantage à la subvention, même si la déprogrammation la satisfait et qu'elle estime que "tous ceux qui se sont déclarés solidaires de ce rappeur (...) ont perdu une occasion de se taire".

"Je me réjouis de cette déprogrammation, ne souhaitant en aucun cas cautionner un chanteur qui appelle au meurtre et à la violence contre les femmes et qui menace de les 'marie-trintigner' ou de les 'avorter à l'Opinel'", écrit-elle à LToutes.

En 1995, Ministère A.M.E.R. écope d'une amende de 250.000 francs à la suite d'une plainte du ministère de l'Intérieur contre la chanson "Sacrifice de poulet" extraite de la B.O. de "La Haine"

"On a presque oublié que l'origine de ces polémiques sont des paroles extrêmement violentes contre les femmes", rappelle aussi le Collectif national pour les droits des femmes, tandis que pour le Collectif contre l'homophobie, "la nécessaire défense de la liberté d’expression ne doit pas conduire à cautionner les messages discriminatoires".

Quant à Orelsan, il se défend inlassablement d'être mysogyne ou homophobe, répondant aux associations féministes qu'il "ne cautionne pas ce que fait ce type" dans la chanson "Sale pute", qu'il ne chante d'ailleurs plus sur scène, mais qu'il a seulement traduit le sentiment d'un jeune homme trompé, en proie à des sentiments violents. "Il s'agit d'une fiction. 'Sale pute' emploie tous les codes que l'on applique d'habitude au cinéma et à la musique pour faire comprendre que le propos est au second degré", dit-il au journal "Sud-Ouest".

C'est d'ailleurs comme cela que l'a compris la chanteuse Anaïs (voir LToutes: Anaïs déclare sa flamme", 15/11/2008), pour qui "Orelsan raconte des histoires, avec une réalité crue, mais beaucoup d'humour, et de recul et surtout d'humanité". Les textes vengeurs du rappeur passent peut-être mal du fait justement de leur allure de "réalité crue" et de l'absence apparente de distance. Une fois de plus se pose la question de la liberté de la création artistique et de l'influence des oeuvres.
- Lire aussi sur LToutes: "Orelsan accusé de sexisme et d'homophobie" (11/04/2009)

samedi 11 juillet 2009

Angelina Jolie, star préférée des lesbiennes


Qui fait fantasmer les lesbiennes? Angelina Jolie, apparemment. L'actrice est leur star préférée, à en croire un sondage réalisé par l'institut One Poll auprès de 2.600 lesbiennes et repris par le quotidien britannique the Telegraph. Agée de 34 ans, l'héroïne de Tomb Raider élève six enfants avec l'acteur Brad Pitt. Le podium est également occupé par les chanteuses Madonna, à la deuxième place, et Pink à la troisième.

Parmi les valeurs sûres, la tenniswoman Martina Navratilova se place à la quatrième place, devant la présentatrice Ellen DeGeneres, Kylie Minogue et Lady Gaga, qui fait son entrée dans ce classement. Liza Minnelli est 11e, Britney Spears 16e, Sarah Jessica Parker 19e et Dolly Parton 20e.

vendredi 10 juillet 2009

Wandi, première lesbienne de la télé sud-africaine


C'est une petite révolution dans un pays où les lesbiennes sont souvent confrontées au rejet et à la violence. La télévision sud-africaine connaît depuis peu son premier personnage lesbien de premier plan dans une série populaire.

"Rhythm City" est un soap quotidien lancé en 2007, et suivi par 2 millions de télespectateurs en moyenne, selon le site afterellen. Il relate les aventures amoureuses et professionnelles d'une galerie de personnages évoluant dans le milieu de la musique à Johannesbourg. Et Wandi (Mbali Ntuli), ouvertement lesbienne, vient d'y faire son apparition.

Le personnage qu'elle incarne a révélé la semaine dernière qu'elle était lesbienne à la chanteuse avec laquelle elle envisageait de s'installer. "Lu, tu ne savais pas que j'étais lesbienne?", a-t-elle lancé. D'abord réticente, Lu finira par dépasser ses préjugés homophobes... tout en la prévenant qu'il n'est pas question d'une relation amoureuse. Si les producteurs laissent planer le doute, il n'est pas certain que leur amitié prenne un tour romantique, tant l'homophobie est présente en Afrique du Sud, pourtant surnommée la nation arc-en-ciel.

Interrogée en avril dans "South Africa's Tonight", à un moment où elle expliquait encore que son personnage serait bisexuel, Mbali Ntuli se sentait d'ailleurs obligée de préciser: "je tiens à dire que je suis hétéro. Oui, j'aime les hommes".

Si l'Afrique du Sud a légalisé le mariage homo en 2006 et si l'adoption y est autorisée pour les couples de même sexe depuis 2002, les lesbiennes y sont aussi victimes de "viols correctifs", perpétrés par des agresseurs qui affirment vouloir ainsi les "guérir" (voir sur LToutes: "En Afrique du Sud, on viole les lesbiennes pour les guérir).

Il y avait déjà eu un personnage lesbien récurrent dans la série Known Gods, mais c'était un petit rôle et elle était blanche. La présence d'une lesbienne noire dans une série grand public est donc un pas en avant indéniable dans un pays qui compte 80% de Noirs.

jeudi 9 juillet 2009

On agresse bien les lesbiennes

Plusieurs nouvelles affaires d'agressions physiques et verbales visant des couples de lesbiennes confirment ce que SOS Homophobie constatait dans son rapport annuel 2009: la lesbophobie progresse en France et, fait inquiétant pour l'avenir, elle est souvent le fait de jeunes.

Cynthia et Priscilla, 21 ans, ont témoigné à visage découvert dans "Le Parisien" (07/07/2009) des violences qui les ont contraintes à abandonner leur appartement d'Epinay-sous-Sénart, dans l'Essonne, en région parisienne. "Ils ont gagné, on ne reviendra pas chez nous", constate Cynthia. "On ne peut plus vivre dans la peur", ajoute Priscilla.

Les agressions physiques contre des lesbiennes sont passées de 6% des témoignages recueillis par SOS Homophobie en 2007 à 15% en 2008, selon le rapport 2009 sur l'homophobie en France.

Injurié et "invité" à partir dès son installation dans la cité des Gerbaux au début de l'année, le couple n'a tenu que quelques mois sous le harcèlement constant d'une bande de garçons et les remarques d'autres habitants du quartier, y compris des filles.

Après avoir été violemment prises à partie et frappées par le petit groupe le 2 juillet, "les gouines" sont allées vivre ailleurs "dans le péché", se réfugiant dans leur entourage qui les a soutenues. Leurs agresseurs ont été retrouvés et seront jugés mais en attendant ils ont été remis en liberté.

Un mois plus tôt, dans l'Essonne également, un autre couple de lesbiennes étaient agressées à Bondoufle, selon la Coordination lesbienne en France (CLF) et le Collectif contre l'homophobie (CCH) qui ont pris l'affaire en mains.

Les faits ont débuté avec une feuille laissée sur le pare-brise de leur voiture: "putain de lesbienne tu pollues la rue", "saleté de goudou", avait dactylographié un courageux agresseur anonyme. Autres feuilles, autres insultes, la voiture abîmée: le couple dépose plainte à la gendarmerie. Une enquête est en cours pour injures lesbophobes et dégradation ou détérioration volontaire du bien d'autrui, précisent la CLF et le CCH.

Les plaintes de ce couple et de Cynthia et Priscilla relèvent du tribunal de grande instance d'Evry. La CLF et le CCH demandent donc au procureur "de traiter ces affaires avec la diligence et la gravité requises".

En juin dernier, c'étaient Virginie et Jessica, 28 et 24 ans, qui témoignaient, le visage soigneusement caché, de leur calvaire dans la petite ville de Segré, dans le Maine-et-Loire. Après avoir résisté pendant des mois aux manoeuvres d'intimidation d'une bande de jeunes, elles ont fini par déménager... et parler.

Soutenues par l'association LGBT locale, Qazar, elles ont raconté: des tirs de balles à blanc, les "bande de sales gouines" ou "viens sucer ma queue" hurlés sous leurs fenêtres, la voiture rayée, et même l'intrusion d'un jeune dans leur appartement. Un garçon de la bande a bien été condamné pour menaces et tir avec une arme factice en 2008, Virginie et Jessica ont déposé plusieurs plaintes depuis, mais le harcèlement a continué.

Qazar a dénoncé "l'impéritie des pouvoirs publics et de la gendarmerie" ainsi que du sous-préfet et reproche au maire de Segré de ne pas avoir à temps proposé de relogement au couple. L'association a mis en ligne une pétition de soutien.

Pour la CLF et le CCH, "la récurrence des agressions lesbophobes prouve bien qu'il ne s'agit ni de fait divers isolé, ni de banal conflit de voisinage". Les organisations appellent "les pouvoirs publics (police, gendarmerie et justice) à traiter ces plaintes avec célérité et fermeté afin de mettre un terme à l'insupportable sentiment d'impunité dont pensent bénéficier les auteurs".

dimanche 5 juillet 2009

Julianne Moore et Annette Bening, mamans lesbiennes


Les actrices américaines Julianne Moore (The hours) et Annette Bening (The Women) incarneront un couple lesbien, parents de deux enfants, dans "The Kids Are All Right" ("les enfants vont bien), selon le quotidien Variety.

Elles viennent de commencer le tournage du film, sous la direction de Lisa Cholodenko (High art).

Annette Bening (photo) et Julianne Moore ont conçu une fille (Mia Wasikowska) et un garçon (Josh Hutcherson) avec l'aide d'un même donneur de sperme anonyme. Mais les deux enfants partent un jour à la recherche de leur géniteur (Mark Ruffalo), ce qui va bouleverser la vie de la petite famille.