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samedi 11 avril 2009

Orelsan accusé de sexisme et d'homophobie


(actualisé le 16/05/2009 avec des précisions sur "Pitbulle")

Déjà attaqué de toutes parts pour les paroles sexistes de sa chanson "sale pute" -qui lui ont déjà valu plusieurs déprogammations de festivals-, le rappeur Orelsan s'est aussi attiré cette semaine les foudres de SOS Homophobie pour son single "Changement".

"Les mecs fashion sont plus pédés que la moyenne des phoques. Pédé !", "En boîte la CC circule/les pédés gesticulent", "Les gars s'habillent comme des meufs, et les meufs comme des chiennes, elles kiffent les mecs efféminés comme si elles étaient lesbiennes", y scande notamment le rappeur.

Sa maison de disques, 3ème Bureau Wagram, se retranche derrière la liberté artistique. "On aimerait savoir si cette liberté artistique serait brandie pour les mêmes paroles en remplaçant les femmes ou les 'pédés' par Youpin, négros ou bougnoules", s'insurge SOS Homophobie. "La murder music a un nouvel adepte: il s'appelle Orelsan", accuse l'association.

Orelsan était déjà au centre de la polémique pour les paroles de "Sale pute" -retiré de son album mais visible sur Internet-, dans laquelle le chanteur parle de la "meuf" qui vient de le quitter: "on verra comment tu fais la belle avec une jambe cassée, on verra comment tu suces quand j'te déboîterai la mâchoire, t'es juste une truie tu mérites ta place à l'abattoir".

Les associations féministes ont violemment dénoncé ce texte. La "meuf" visée, la rappeuse Pitbulle, pas impressionnée, a répliqué avec le soutien des Chiennes de garde, avec un autre rap: "je baise qui je veux"...

Et si personne n'avait encore jamais entendu parler de Pitbulle, c'est que celle qui s'autoproclame "espoir de la chanson française" est tout simplement "une féministe, ou des féministes: vous, moi, nous, elles", a-t-elle expliqué à LToutes. "Pitbulle, c’est toutes les femmes qui ont été insultées et menacées de mort par un macho pour avoir osé penser ou agir sans sa permission. Pitbulle, c’est une voix qui dit, aboie, ou chante: 'Ça suffit, les machos! Fermez vos grandes gueules, et laissez-nous vivre à notre guise!'"

"J’ai l’impression que le talent et la plume de cet artiste (Orelsan) sont éclipsés au profit du sensationnel", a regretté quant à elle la chanteuse Anaïs sur Europe-1. "J’ai vu Orelsan en concert, entendu 'Sale pute', et la seule chose que je me suis dit, c’était que ce morceau me touchait profondément dans la détresse du personnage".