menu haut

dimanche 2 novembre 2008

USA: le mariage homo menacé


Ce mardi 4 novembre 2008, les Californiens éliront bien sûr un successeur à George W. Bush, mais ils devront aussi se prononcer pour ou contre la Proposition 8 interdisant le mariage homosexuel.

Des référendums similaires sont organisés en Floride et en Arizona, mais tous les yeux sont fixés sur la Californie. Très peuplé et historiquement précurseur du mouvement social et culturel, cet Etat de l'Ouest est considéré comme un indicateur de tendance pour tout le reste des Etats-Unis. Or les derniers sondages suggèrent un resserrement de l'écart entre le Oui à l'interdiction du mariage gay et le Non.

- Lire aussi sur LToutes: "Presidentielle USA 2008: Obama, McCain et les droits des homos" (29/07/2008)

La Proposition 8 prévoit de préciser dans la Constitution de Californie que le mariage est exclusivement l'union d'un homme et d'une femme. Si le oui l'emporte, les plus de 11.000 mariages homosexuels célébrés depuis la légalisation en mai seront-ils annulés? Les mariages prévus pour après le 4 novembre seront-ils célébrés? Jusqu'à quelle date? Pourront-ils être annulés quand la Constitution sera amendée?


Ellen DeGeneres, qui a épousé Portia De Rossi en août dernier à Los Angeles, a prévenu ses fans dans un spot: "Je ne veux pas rendre mes cadeaux de mariage. J'adore mon nouveau grille-pain!" L'animatrice de télévision lesbienne a d'ailleurs payé 100.000 dollars de temps d'antenne pour faire campagne contre la Proposition 8. Et si DeGeneres et De Rossi sont directement concernées par le référendum, c'est le tout-Hollywood qui s'est mobilisé contre l'interdiction du mariage homosexuel.

Brad Pitt a donné 100.000 dollars à la campagne contre la "Prop. 8", tout comme Steven Spielberg et son épouse Kate Capshaw, le réalisateur Gus Van Sant 2.500 dollars. L'acteur de "Star Strek" George Takei, qui vient d'épouser son compagnon Brad Altman, a versé 2.600 dollars, et l'actrice Bridget Fonda 200 dollars. Melissa Etheridge et Mary J. Blige ont donné un concert exceptionnel à 1.000 dollars minimum le billet d'entrée, devant un public largement composé de stars. Des acteurs de la série "Ugly Betty", America Ferrera, Tony Plana et Ana Ortiz, ont tourné un spot en espagnol. Samuel Jackson dit aussi No, de même que le gouverneur républicain et bodybuildé de Californie, Arnold Schwarzenegger. Des groupes aussi connus qu'Apple et Google mettent la main à la poche: 100.000 dollars pour Apple, 140.000 dollars pour les fondateurs de Google.

Jamais les partisans et adversaires d'une initiative populaire n'avaient levé autant de fonds dans l'histoire des Etats-Unis, alors que pourtant le sujet a été largement éludé pendant la campagne présidentielle, contrairement à celle de 2004.

Les deux grands candidats à la Maison Blanche, le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain ont à peu près la même position concernant le mariage entre personnes du même sexe: ils sont personnellement contre mais estiment que chaque Etat doit pouvoir décider, et non l'Etat fédéral pour tout le pays. La colistière de McCain, Sarah Palin, plus à droite, souhaite en revanche que la Constitution fédérale interdise le mariage gay.

Plus de 40 Etats américains sont dotés d'une loi interdisant le mariage homo,et 27 Etats définissent le mariage comme l'union d'un homme et d'une femme dans la Constitution même afin d'empêcher la justice d'en décider autrement, comme en Californie.


En Floride également, le vote sera serré, à en croire les sondages. L'Amendement 2 permettrait d'introduire l'interdiction du mariage homosexuel, déjà dans la loi, dans la Constitution. Mais la formulation jugée trop vague mobilise nombre de couples hétérosexuels contre l'Amendement 2, qui risque selon eux de priver de leurs droits tous les couples non mariés.

En Arizona, la Proposition 102 est un remake d'une précédente, rejetée en 2006. Elle inscrirait dans la Constitution de l'Etat que seule l'union d'un homme et d'une femme est reconnue comme mariage. Les sondages suggèrent une courte victoire des antimariage gay mais les indécis pourraient faire la différence.

Plus discrets, les mouvements homophobes de l'Arkansas ont obtenu l'organisation ce 4 novembre d'un référendum non moins lourd de conséquences si l'initiative est approuvée: seuls les couples mariés (et le mariage est réservé aux hétérosexuels dans cet Etat) auraient le droit d'adopter un enfant, y compris s'il s'agit de l'enfant de la concubine ou du concubin.

Mardi, l'Amérique aura peut-être son premier président noir, signe d'une nouvelle ère dans ce pays. Mais espérons qu'au même moment les droits des homosexuels, eux, ne régresseront pas.

"Riparo": deux filles, un garçon et des possibilités


De retour de vacances, Anna (Maria de Medeiros) et Mara (Antonia Liskova) découvrent dans le coffre de leur voiture un jeune immigrant, Anis (Mounir Ouadi), qui tente de franchir la frontière italienne. Le couple lesbien le recueille, lui trouve un travail.

Anis va peu à peu s'immiscer ente les deux femmes, jusqu'à mettre leur histoire en péril...

Sorti en salle le 29 octobre, le film du réalisateur italien Marco Simon Puccioni ne se limite pas à traiter le sujet de l'homosexualité, abordant les questions sociales comme celle de l'immigration en Europe.

mercredi 29 octobre 2008

USA: Valérie Pécresse inspire les anti-mariage gay


L'actuelle ministre de la Recherche Valérie Pécresse fait campagne contre le mariage gay en Californie, enjeu d'un référendum dans cet Etat le 4 novembre. A son corps défendant toutefois.

Les partisans de la Proposition 8, qui vise à interdire le mariage pour les lesbiennes et les gays en Californie, s'appuient dans leurs spots sur le rapport de la mission parlementaire dont Valérie Pécresse était la rapporteuse en 2006, comme le révèle le journaliste et ancien porte-parole de l'Inter-LGBT Alain Piriou sur son blog.

Reflétant les positions de la majorité UMP, ce rapport se prononçait alors contre l'ouverture du mariage et de l'adoption aux homosexuels, et contre la procréation médicalement assistée pour les lesbiennes.

"Savais-tu que même la France a interdit le mariage homosexuel?"
Apparemment décidés à ne négliger aucun argument, les opposants au mariage gay en Californie ont repêché ce document qu'ils citent abondamment, sur fond de tour Eiffel... "Le Parlement français a fait des recherches et décidé que c'était dans l'intérêt des enfants français d'interdire le mariage homosexuel", explique ainsi la voix off. Et d'insister sur le sérieux des travaux des parlementaires français.


Dans un autre spot, une femme s'exclame: "Savais-tu que même la France a interdit le mariage homosexuel?". Tout est dans le "même"...

Le mariage homosexuel est légal en Californie depuis juin 2008. Il pourrait être à nouveau interdit le 4 novembre, si les Californiens votent "oui" à la Proposition 8.


USA: les faux amis homos de la candidate

Comment nuire à une candidate démocrate au poste de sénatrice dans la très conservatrice Caroline du Sud? En faisant croire qu'une association homosexuelle la soutient.

Les électeurs des circonscriptions de Lancaster et de York ont ainsi reçu de curieux appels téléphoniques au cours desquels la voix -enregistrée- d'une certaine "Allison" leur expliquait que l'Alliance pour le progrès en faveur des gays et des lesbiennes ("Alliance for the Advancement of Gays and Lesbians") soutenait avec enthousiasme la candidature de la démocrate Mandy Powers Norrell. Parce qu'elle est favorable à l'ouverture du mariage et de l'adoption aux lesbiennes et aux gays, ajoutait Allison.

Seul hic: cette organisation n'existe pas...

Accusé par le site progressiste local "Indigo journal", le candidat républicain, Mick Mulvaney, a juré qu'il n'y était pour rien. Et Mme Norrell a cru bon de préciser qu'elle ne soutenait ni le mariage ni l'adoption pour les homosexuels.
(RETOUR)

lundi 27 octobre 2008

Plus de crimes homophobes aux USA en 2007


Les crimes et délits de haine motivés par l'homophobie ont augmenté de près de 6% aux Etats-Unis en 2007, selon le FBI.
Parmi les 7.624 crimes recensés, 12,6% (soit 184 crimes et délits de haine) ont spécifiquement visé les lesbiennes, 59,2% les gays (864), 1,6% les bisexuels (23) et 24,8% (362) les homosexuels en général.

L'homophobie arrive en troisième position en matière de crimes de haine, derrière les attaques racistes (50,8%) et pour des motifs religieux (18,4%).


vendredi 24 octobre 2008

Cineffable: les lesbiennes font leur cinéma

Plusieurs centaines de lesbiennes réunies dans l'obscurité: c'est le petit miracle qu'accomplira une nouvelle fois, à partir du 30 octobre et jusqu'au 3 novembre, le Festival international du film lesbien et féministe de Paris.

Lire aussi sur LToutes:

Organisé par l'association Cineffable (cf "La success-story de Cineffable"), le festival lesbien et féministe célèbre cette année son 20e anniversaire, un exploit pour un festival qui repose sur le bénévolat et quelques subventions, dont celle de la mairie de Paris.
Pendant cinq jours, plus de 70 courts et longs métrages provenant d'une vingtaine de pays (cf "Demandez le programme!"), pour la plupart inédits en France, seront proposés à un public exclusivement féminin (cf "Discrimination?").

Affluence oblige, le festival se répartit cette année dans deux salles: le Trianon et la Halle Saint-Pierre, dans le XVIIIe arrondissement de Paris.


En ouverture sera projeté "Vivere" d'Angelica Maccarone (Allemagne), ou la rencontre, par une froide nuit de Réveillon, entre Francesca et l’énigmatique Gerlinde. Mais le festival nous transportera aussi en Afrique du Sud ("World Unseen", de Shamim Sarif) au temps de l'apartheid, où l'histoire d'amour de Miriam et Amina paraît vouée à l'échec, et à Taïwan ("Drifting Flowers", de Zero Chou) pour suivre trois générations de femmes: Diego, musicienne butch, Ging, chanteuse aveugle, et Lily, atteinte de la maladie d’Alzheimer.

Dans "Pusinky" ("Demoiselles", République tchèque), Karin Babinska se penche quant à elle sur les amours adolescentes, quand Connie Macatuno réalise avec "Rome et Juliet" le premier film lesbien philippin.

Côté documentaires, "Mom’s Apple Pie", des réalisatrices américaines Jody Laine, Shan Ottey et Shad Reinstein, présente l'histoire de ces enfants enlevés à leur mère dans les années 1970, parce qu'elles avaient osé être ouvertement lesbiennes et divorcer.



Dans "It’s STILL Elementary", Debra Chasnoff a repris sa caméra dix ans après “It’s Elementary”, dans lequel elle traitait pour la première fois de l'homosexualité expliquée aux enfants dans les écoles publiques américaines.
Récompensé dans le monde entier, le premier volet sera aussi visible dans le cadre du Festival.

Et parce qu'on n'est pas sérieux quand on a 20 ans, une spéciale "porno" est prévue samedi soir avec courts et long métrages chauds, chaud, chauds... et un débat sur "l'évolution de la
représentation de la sexualité lesbienne au cinéma
". Celles qui le souhaitent pourront finir la soirée sur la piste de danse du Bus Palladium.

A Cineffable, c'est le public qui décerne les prix, lundi à partir de 19h. L'association récompensera par ailleurs le meilleur scénario, sélectionné à l'issue de son concours annuel. L'heureuse gagnante verra son oeuvre produite et diffusée pendant le Festival.

(RETOUR)

La success-story de Cineffable

Cineffable fête ses 20 ans. Le festival a vu le jour en 1989 dans un petit ciné-club qui regroupait tous les mois une poignée de lesbiennes parisiennes, mécontentes de la petite place accordée aux films lesbiens dans le cadre du Festival de films de femmes de Créteil.

Depuis, le petit poucet connaît un succès grandissant, avec une fréquentation en hausse de plus de 77% de 1990 à 2006, et de 12% pour la dernière édition. Désormais, le festival compte chaque année plus de 7.000 entrées, pour un budget annuel de 67.000 euros.


Si 91% des festivalières sont françaises (parisiennes ou franciliennes pour la plupart), on vient aussi de Suisse, de Belgique, d’Allemagne, ou... du Pérou pour se faire une toile lesbienne à Paris.

- Lire aussi sur LToutes: "Cineffable: les lesbiennes font leur cinema", "Discrimination?", "Demandez le programme!"


(RETOUR)

Discrimination?

Cineffable, festival discriminatoire? Qui l'eut cru? Nombre d'hommes hétéros de droite sont très, très malheureux de ne pouvoir, eux aussi, venir voir les derniers films lesbiens.
Tellement malheureux qu'ils hurlent à la discrimination.

Organisé par des lesbiennes et pour des lesbiennes, le Festival international du film lesbien et féministe de Paris est interdit aux hommes, "non mixte" préfèrent pudiquement dire les organisatrices.


C'est l'octroi d'une subvention de 15.000 euros par la mairie de Paris, à partir de 2003, qui a mis le feu aux poudres. Le pamphlétaire François Devoucoux du Buysson, contradicteur régulier des revendications du mouvement gay et lesbien et de la politique de Bertrand Delanoë à Paris, protestait aussitôt contre l'utilisation de l'argent du contribuable au bénéfice d'une manifestation "discriminatoire" et "ouvertement sexiste". Après avoir écrit en vain au maire de Paris, il a saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) en 2006. Sans plus de succès pour l'instant.

"Lorsque la France sera un pays où l’égalité règne, où les femmes et les lesbiennes ne feront plus l’objet de discriminations et de mépris, alors sans doute n’y aura-t-il plus cette nécessité d’organiser de manifestations réservées aux femmes", répondent quant à elle les organisatrices du festival.

- Lire aussi sur LToutes: "Cineffable: les lesbiennes font leur cinéma", "La success-story de Cineffable", "Demandez le programme!"

(Retour)

Cineffable: demandez le programme!

Voici le programme des longs métrages et documentaires de Cineffable. Pour les courts métrages, rétrospective et expositions, rendez-vous sur le site de Cineffable.
LES LONGS METRAGES

  • "Vivere", Allemagne, par Angelina Maccarone
    Par une froide nuit de réveillon, Francesca part à la recherche de sa soeur Antonietta. Sur son chemin, elle croise l'énigmatique Gerlinde au coeur brisée dont elle tombe immédiatement amoureuse...
    Vainqueur du prix Outstanding Artistic Achievement cette année à l'Outfest de Los Angeles.
    Séances: en ouverture jeudi 30 octobre - 19h00 - Trianon, et samedi 1er novembre - 17h30 - Halle Saint-Pierre

  • "Drifting Flowers", Taïwan, Zero Chou
    Le film suit les vies de trois femmes: Diego, une ravissante musicienne butch, Ging, une belle chanteuse aveugle et Lily, qui souffre de la maladie d’Alzheimer.
    Séance: vendredi 31 octobre - 20h00 - Trianon

  • "In Search of The Wild Kingdom", Etats-Unis, Shine Louise Houston
    Suivez la réalisatrice Georgia Mann et son équipe à travers les rue de San Francisco alors qu’elles capturent certaines des scènes les plus chaudes du milieu de la nuit. Un vrai faux documentaire avec du vrai sexe dedans… Prix 2007 du Feminist Porn Awards.
    Film interdit aux moins de 16 ans
    Séances: samedi 1er novembre - 22h00 - Trianon, et dimanche 2 novembre - 22h00 - Trianon

  • "Pusinky", République tchèque, par Karin Babinská
    Iška, Karolina et Vendula viennent d'avoir le bac. Elles décident de faire du stop pour les Pays-Bas où elles ont prévu de travailler dans une ferme pendant trois mois. Mais Votja, frère d'Iška et espion à la charge de leur père, joue les invités-surprise.
    Séance: dimanche 2 novembre - 20h00 - Trianon

  • "Rome and Juliet", Philippines, par Connie S. A. Macatuno
    Juliet, une enseignante de maternelle, vient de se fiancer à un jeune politicien ambitieux et demande à Rome, une jeune femme d’affaires libérée, d’organiser le mariage. Au fil des préparatifs, naissent entre les deux femmes des sentiments qui leur sont inconnus... Romantique et glamour, "Rome and Juliet" est le premier film lesbien philippin.
    Séance: samedi 1er novembre - 20h00 - Trianon

  • "World Unseen", Royaume-Uni/Afrique du Sud, par Shamin Sarif
    Durant l'Apartheid en Afrique du Sud, deux femmes se rencontrent et leur monde bascule. Dans un système qui divise Blancs, Noirs et Asiatiques, quelle chance un tel amour a-t-il de survivre?
    Romantique et épique, le film a reçu le prix du public au Miami Gay and Lesbian Film Festival ainsi que le prix de la mise en scène au Phoenix Film Festival.
    Séance: dimanche 2 novembre - 17h30 - Halle Saint-Pierre

LES DOCUMENTAIRES:

  • "A Walk to Beautiful", Etats-Unis/Ethiopie, de Mary Olive Smith
    Ce documentaire relate l’histoire de cinq Ethiopiennes souffrant de lésions survenues lors d’accouchements. Rejetées par leurs maris et marginalisées par leurs communautés, elles sont condamnées à passer le restant de leur vie dans la solitude et la honte. Nous suivons ces femmes jusqu'a l'hôpital spécialisé où, pour la premiere fois, elles trouvent du réconfort et où leurs vies commencent à changer.
    Séances: 31 octobre - 15h00 - Halle Saint-Pierre, et dimanche 2 novembre - 17h30 - Trianon

  • "It's Elementary: Talking about Gay Issues in School", Etats-Unis, par Debra Chasnoff
    Premier documentaire à traiter de l’homosexualité expliquée aux enfants dans les écoles publiques américaines, "It's Elementary" suit les interventions de professeurs dans des classes allant du primaire au lycée. Tourné en 1996, il a fait le tour des écoles américaines et gagné de nombreux prix. Un film que les profs devraient montrer à tous les élèves.
    Séances: dimanche 2 novembre - 12h30 - Trianon, et vendredi 31 octobre - 17h30 - Trianon
      • "It's STILL Elementary: The Movie and The Movement", Etats-Unis, par Debra Chasnoff
        "C’est TOUJOURS élémentaire... " revient sur l’incroyable impact que le film "C'est élémentaire, parler de l’homosexualité à l'école" a connu ces dix dernières années, les raisons pour lesquelles il avait été réalisé à l’époque et pourquoi il est toujours d’actualité aujourd’hui. Professeurs et élèves du premir film racontent comment ces discussions ont modifié leurs vies. Le documentaire revient également sur la diffusion controversée du film par la chaîne PBS et les attaques de la droite conservatrice.
        Séance: dimanche 2 novembre - 20h00 - Halle Saint-Pierre

    • "L'ordre des mots", France, de Mélissa Arra
      Loin du traitement habituel des questions trans et intersexes, L’ordre des mots aborde de front les questions d'identité de genre de cette communauté.
      Séance: vendredi 31 octobre - 12h30 - Trianon

    • "Mom's Apple Pie", Etats-Unis, par Jody Laine, Shan Ottey et Shad Reinstein
      Cinq mères lesbiennes et quatre enfants (maintenant à l’âge adulte) témoignent de leur combat pour le droit de garde dans les années 1970. En 1974, The Lesbian Mother’s National Defense Fund est crée a Seattle. Au même moment, le Lesbian Right Project voit le jour à San Francisco. Avec d’autres groupes de tous les États-Unis, ces premières lesbiennes féministes s’unissent pour faire modifier les lois et défricher le terrain pour les futures familles LGBT.
      Séance: lundi 3 novembre - 12h30 - Trianon

    • "Moudjahidate", France, par Alexandra Dols
      A travers les récits d'anciennes combattantes et l'évocation de leur mémoire, ce documentaire retrace l’engagement des femmes dans la lutte pour l'indépendance de l'Algérie.
      Séance: vendredi 31 octobre - 22h00 - Trianon

    • "Risk Stretch or Die", Allemagne, par Saskia Heyden
      D'origine française, Océan LeRoy est l'un des plus célèbres Drag Kings de la scène transgenre berlinoise. Connue et reconnue pour ses performances, Océan partage sa vie entre son personnage de Drag Star la nuit et celui de business woman le jour.
      Séance: samedi 1er novembre - 15h00 - Trianon

    • "She's a Boy I Knew", Canada, par Gwen Haworth
      A travers les entretiens et les témoignages de son ex-femme, son meilleur ami et sa famille, Gwen Haworth nous raconte avec pudeur les pas qui le conduisirent à s'assumer en tant que femme.
      Séance: samedi 1er novembre - 15h00 - Trianon



    - Lire aussi sur LToutes: "Cineffable: les lesbiennes font leur cinéma", "La success-story de Cineffable", "Discrimination?"

    (RETOUR)

    mercredi 22 octobre 2008

    Des bébés-éprouvette pour les lesbiennes

    En Grande-Bretagne désormais, non seulement un couple de lesbiennes aura librement accès à la fécondation in vitro, mais elles seront toutes deux automatiquement reconnues comme parents de l'enfant conçu, et plus seulement la mère biologique. C'est ce que prévoit la "loi sur l'embryologie et la fécondation humaine" qui a été adoptée mercredi à Londres par la Chambre des communes.

    Les parlementaires britanniques avaient repoussé au cours des débats un amendement déposé par les conservateurs qui imposait aux médecins de prendre en compte "la nécessité d'un père" avant d'entamer un traitement d'aide à la conception. En pratique, les cliniques auraient donc pu purement et simplement refuser leurs services aux lesbiennes.


    Jusque-là, la loi imposait que le nom du père biologique soit inscrit sur les registres d'état civil, ce qui limitait de fait l'accès des lesbiennes et des femmes célibataires à la FIV. Ce système "encourageait les femmes à recourir à des arrangements artisanaux, hors de la protection du système de santé", selon l'organisation de défense des droits des homosexuels Stonewall.

    La nouvelle loi prévoit aussi que lorsqu'un couple de femmes ou d'hommes s'engage dans la conception d'un enfant par le biais d'un don de sperme, d'ovule ou d'embryon, ils sont automatiquement tou(te)s deux reconnu(e)s comme parents. Cette disposition est valable même si le couple n'est pas lié par un partenariat civil, le PACS local. Jusque-là, le parent non biologique devait adopter l'enfant pour établir un lien juridique avec lui.

    Stonewall a salué ce texte, jugeant "essentiel pour tout enfant d'être élevé dans un environnement stable et aimant (...) Beaucoup de couples de même sexe élèvent déjà leur enfant dans un tel environnement (...) Il est temps que la loi le reconnaisse".


    USA: Sarah Palin veut interdire le mariage homo dans la Constitution

    Sarah Palin, colistière de John McCain, voudrait que la Constitution fédérale américaine soit amendée pour interdire le mariage homosexuel.

    "Je ne suis pas pour le mariage gay", a déclaré la gouverneuse républicaine de l'Alaska lundi 20 octobre à une télévision chrétienne. Et de rappeler qu'elle avait voté en 1998 pour que la Constitution de son Etat précise que seuls un homme et une femme peuvent se marier.

    Une prise de position d'autant plus importante que si John McCain est élu à la Maison Blanche le 4 novembre, il sera âgé de 72 ans, et on ne peut exclure que sa vice-présidente Sarah Palin soit amenée à le remplacer avant la fin de son mandat.

    La gouverneuse de l'Alaska se dit "tolérante" envers les homosexuels et souhaite que les couples de même sexe bénéficient par exemple du droit de visite à l'hôpital ou de l'assurance-vie du conjoint. Elle a d'ailleurs mis son veto à une loi locale qui aurait privé des partenaires homosexuels de certains avantages accordés aux couples hétéros.

    John McCain, sénateur de l'Arizona, soutient le référendum pour l'interdiction du mariage gay dans la Constitution de l'Arizona, mais il estime que ce n'est pas à l'Etat fédéral de décider.

    Du côté démocrate, le colistier de Barack Obama, Joe Biden, a affirmé lors du "Ellen DeGeneres Show" que, s'il votait en Californie, il voterait contre la proposition 8 interdisant le mariage gay.

    Tous les candidats à la Maison Blanche (Barack Obama et John McCain) ou à la vice-présidence (Joe Biden et Sarah Palin) sont opposés à la légalisation du mariage homosexuel.

    - Voir aussi sur LToutes: "Presidentielle USA 2008: Obama, McCain et les droits des homos" (29/08/2008)

    mardi 21 octobre 2008

    Belgique: un congé "paternité" pour les lesbiennes?

    Une lesbienne dont la compagne vient d'avoir un enfant devrait avoir droit à un congé "paternité", estime la ministre flamande de l'Egalité des Chances Kathleen Van Brempt dans le quotidien belge néerlandophone "De Standaard" (20/10/2008).

    Si le couple est marié au moment de la naissance (le mariage homosexuel est légal en Belgique), les deux femmes doivent aussi pouvoir être automatiquement et immédiatement reconnues toutes les deux comme parents, ajoute-t-elle.
    Actuellement, la compagne de la mère biologique doit adopter l'enfant si elle veut établir un lien juridique avec lui.

    Kathleen Van Brempt apporte aussi son soutien à la publication par les éditions Lannoo d'un livre sur la grossesse adressé spécifiquement aux lesbiennes. "Ce livre sort la parentalité des lesbiennes du tabou", se réjouit-elle.

    En France, Elodie, 31 ans, qui réclamait un congé de paternité et se jugeait victime de discrimination, a été déboutée en janvier 2008 de sa demande par la cour d'appel de Rennes. Le tribunal confirmait ainsi une décision de la Sécurité sociale, puis du tribunal des affaires de sécurité sociale de Nantes. Avec son association, "les enfants d'Arc en Ciel", la jeune femme continue le combat.

    Elodie a écrit à Nicolas Sarkozy. Le 17 juin, le directeur de cabinet lui répondait: ces questions "méritent un débat" et "le président de la République a demandé au gouvernement d'entamer des consultations avec les représentants associatifs concernés". Toutefois, rappelait-il,
    Nicolas Sarkozy "ne souhaite pas ouvrir le mariage ni l'adoption aux couples de même sexe".

    (RETOUR)

    vendredi 17 octobre 2008

    Belgique: 34 adoptions par des couples homo

    Au 25 juin 2008, 34 enfants avaient été adoptés par des couples homosexuels, selon le ministère de la Justice belge.
    Dans tous les cas, il s'agit de l'adoption de l'enfant biologique du partenaire.

    La loi belge autorise l'adoption par les couples homosexuels depuis le 18 mai 2006. Cinq autres pays européens l'autorisent: le Danemark (1999), les Pays-Bas (2001), la Suède (2003), l'Espagne (2005) et le Royaume-Uni (2005). La France ne le permet pas.

    jeudi 16 octobre 2008

    Kirghizistan: le viol pour "guérir" les lesbiennes

    Au Kirghizistan, on frappe et on viole les lesbiennes pour les "guérir". C'est ce qui ressort d'un rapport de l'organisation Human Rights Watch publié cette semaine.

    Les lesbiennes et les hommes transgenres y subissent violences et humiliations au quotidien, au sein de leur famille, de la part d'étrangers dans la rue -simplement parce qu'elles n'ont pas l'air suffisamment "féminines"- voire de policiers.

    "Ma mère m'a battue toute ma vie", raconte ainsi Elmira. Et cela a empiré quand elle a refusé de se marier et est tombée amoureuse d'une femme. Elle a finalement décidé de fuir la maison familiale, et sa mère lui a lancé: "On te retrouvera et on t'enfermera". "Les lesbiennes ne sont pas des êtres humains. Maman a raison: tu devrais être enfermée. Tu es folle", ont renchéri ses soeurs.

    Car pour beaucoup au Kirghizistan, l'homosexualité est bien une maladie, que certains cherchent à "guérir" en enfermant les lesbiennes, en les frappant ou en les violant. Damira, 20 ans, a été violée par les frères de sa copine alors qu'elle avait 15 ans: "Ils m'ont dit: c'est ta punition pour être comme ça et pour tourner autour de notre soeur".

    Tursunai, 24 ans, a été piégée par une amie et violée par plusieurs hommes: "Mon amie s'était plainte auprès d'eux que j'étais lesbienne. Ils lui ont promis de l'aider à me guérir. Elle est partie et a fermé la porte". Sur les 40% de lesbiennes et d'hommes transgenres interrogés qui ont osé faire leur coming out auprès de leur famille, 18% ont subi des violences physiques. Dans plus d'un cas sur deux (56%), leurs proches ont essayé de les contraindre à changer d'orientation sexuelle. Au total, 23% des personnes interrogées ont subi des violences sexuelles dans leur vie.

    Alors que l'association LGBT "labrys" subit des descentes de police, un fonctionnaire du ministère de l’Intérieur déclarait en 2005, lors d’une table ronde sur les droits de l’Homme, à propos des lesbiennes et des hommes gays: "Je les battrais, moi aussi. Imaginons que je me promène dans un parc avec mon fils. Et voilà deux hommes qui marchent en se tenant par la main. Moi aussi, je les tabasserais."

    mardi 14 octobre 2008

    McDo cède au boycott anti-gay

    Boycotté depuis mai par la puissante -et très conservatrice- Association des familles américaines (AFA), McDonald's a cédé.

    L'association, qui jugeait la chaîne de fast food trop gay friendly, a annoncé la fin de sa campagne de boycott. "McDonald’s a assuré à l'AFA qu'il resterait neutre dans la guerre culturelle autour du mariage homosexuel", claironne l'organisation.


    A l'origine du conflit: l'entrée du vice-président de la communication de McDonald’s, Richard Ellis, au sein du bureau de la Chambre de commerce gay et lesbienne américaine. Sous la pression, Ellis a finalement démissionné. Les militants de l'AFA vont donc pouvoir désormais retourner déguster leur hamburger préféré le coeur léger...

    L'organisation est une habituée du genre: elle a aussi boycotté le constructeur automobile Ford, coupable de traiter les couples de salariés homosexuels comme les couples mariés. Cette organisation chrétienne radicale dénonce régulièrement l'insidieux prosélytisme gay dans le monde de la télévision et du spectacle, des publicités d'Ikea au pervers "1, rue Sésame" ("Sesame Street").

    - Lire aussi sur LToutes: "Mange, c'est du gay!" (08/07/2008).