(actualisé: le conseil général du Jura ne fait pas appel)
Emmanuelle B. peut adopter un enfant avec sa compagne. Le tribunal administratif de Besançon (Doubs) a annulé ce mardi 10 novembre 2009 le refus du président du Conseil général du Jura et a donné 15 jours à ce dernier pour délivrer l'agrément à cette institutrice homosexuelle de 48 ans, qui se bat depuis dix ans.
"J'aimerais bien que ce jugement vienne clore le dossier d'Emmanuelle, mais aussi qu'il permette de clore ce débat sur la possibilité d'adoption par une personne célibataire homosexuelle", a déclaré à LToutes son avocate, Me Caroline Mécary, saluant "une victoire du droit contre une décision politique homophobe". Emmanuelle B. vit en couple depuis vingt ans avec Laurence R., psychologue, mais la France n'autorise l'adoption que par les célibataires et couples mariés. Le tribunal administratif a suivi les recommandations du rapporteur public et s'est appuyé sur le dossier des services sociaux favorables à l'agrément.
Le président divers droite du Conseil général du Jura, Jean Raquin a annoncé qu'il ne ferait pas appel de la décision du tribunal administratif. Son prédécesseur UMP Gérard Bailly puis lui avaient refusé l'agrément en 1998 et en janvier dernier.
En 2005, Gérard Bailly déclarait au Sénat, au sujet de l'adoption par des couples homosexuels: "le président de Conseil général que je suis ne peut accepter une telle demande". Le Conseil d'Etat lui avait donné raison en 2002. Le président Nicolas Sarkozy s'est lui aussi déclaré contre l'adoption par des homosexuels.
La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH, 22/01/2008), la Haute autorité de lutte contre les discriminations (HALDE, 5/10/2009), le rapporteur public (13/10/2009) et enfin le tribunal administratif de Besançon avaient condamné le caractère discriminatoire du refus d'agrément à Emmanuelle B.
Eva Brunne est la première lesbienne ordonnée évêque par l'Eglise luthérienne de Suède, qui lui confie le diocèse de Stockholm, la capitale, deux semaines après avoir autorisé les prêtres à marier des couples homosexuels.
Agée de 55 ans, Eva Brunne vit en partenariat enregistré avec une femme et a deux enfants adultes, d'après le site de l'Eglise luthérienne. Sa devise: "L'amour parfait bannit la crainte" (Jean, 4:18). L'Eglise luthérienne est largement majoritaire en Suède, même si nombre de Suédois ne sont pas pratiquants.
Eva Brunne et sa compagne pourraient se marier désormais si elles le voulaient car le mariage civil et religieux entre lesbiennes ou gays est légal en Suède depuis mai 2009. Les couples homosexuels peuvent également adopter un enfant, depuis 2003. Le mariage homosexuel est légal aussi aux Pays-Bas (2000), en Belgique (2003), en Espagne (2005), au Canada (2005), en Afrique du Sud (2006) et en Norvège (2008). Et il a été légalisé dans cinq Etats des Etats-Unis (Massachusetts, Vermont, New Hampshire, Connecticut et Iowa).
Les électeurs du Maine (nord-est des Etats-Unis) rejettent le mariage homosexuel. Consultés par référendum à l'initiative des républicains, ils ont dit non à 53% le 4 novembre. Un rude coup pour les défenseurs de la légalisation, qui n'arrivent toujours pas à la faire passer par les urnes.
Pour Evan Wolfson, de l'organisation nationale "Freedom to Marry", c'est une question de pédagogie. "Nous allons travailler encore plus dur, et apprendre à mieux dissiper les peurs qui empêchent une part de moins en moins importante des Américains de traiter les autres de façon équitable", a-t-il dit, reprochant aussi au président Obama de s'être montré trop discret sur la question. "Il s'oppose à ce genre de mesures discriminatoires (comme le mariage réservé aux couples hétérosexuels). Ca aurait aidé, je pense, s'il avait parlé plus clairement", a estimé Evan Wolfson sur CNN.
Cinq Etats (Massachusetts, Vermont, New Hampshire, Connecticut et Iowa) ont légalisé le mariage entre lesbiennes ou gays depuis 2004, mais la décision a chaque fois été prise par la justice. Dans le Maine, elle émanait du Parlement régional. Lire la suite
Mais où sont passées les affiches promises pour lutter contre l'homophobie à l'université? Surgies en juin, juste avant les congés scolaires, elles avaient pour certaines déjà disparu à la rentrée, selon le témoignage de lectrices de LToutes. Bonne nouvelle: la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a annoncé jeudi le renforcement de cette campagne.
A partir de la fin octobre, deux nouvelles affiches seront diffusées, en plus des deux précédentes, et une campagne web sera lancée. Avant l’été, 40.000 affiches avaient été diffusées au total: 20.000 affiches dans l’ensemble des établissements universitaires, des CROUS, et des autres lieux d’accueil des étudiants (foyers, maisons des étudiants....etc.) et 20.000 avaient été mises à disposition des associations luttant contre l’homophobie.
Pour cette deuxième phase, 9.000 affiches supplémentaires seront diffusées dans les commerces de proximité (cafés, brasseries, restaurants, tabacs notamment) des villes de plus de 100.000 habitants. Du 30 octobre au 13 novembre, elles seront aussi diffusées sur MSN Messenger, facebook ainsi que sur les sites de funradio et skyrock. Par ailleurs, 20.000 affiches viendront s’ajouter à la première diffusion dans les universités.
Valérie Pécresse recevra également, mardi 3 novembre, les représentants des associations de lutte contre l’homophobie, et notamment les associations d’étudiants qui travaillent sur ces sujets dans les universités.
Barack Obama a annoncé que les séropositifs pourraient entrer aux Etats-Unis à compter du début 2010, après plus de 20 ans de discrimination. Le président américain va achever le processus entamé en 2008 par George Bush pour lever l'interdiction, qui date de 1987.
A l'époque, les autorités avaient considéré les personnes porteuses du virus VIH du SIDA comme contagieuses et pris cette décision "plus dictée par la peur que par les faits", comme l'a noté Obama. "Nous sommes à la pointe du combat mondial contre la pandémie de SIDA et pourtant nous sommes dans la dizaine de pays qui empêchent toujours les séropositifs d'entrer dans notre propre pays", a déclaré le président américain. "Si nous voulons être les leaders de la lutte contre le VIH/SIDA dans le monde, nous devons agir comme tels".
Barack Obama a estimé que la levée de l'interdiction allait "encourager les gens à passer le test et à se faire soigner". "C'est un pas qui va sauver des vies", a-t-il lancé. Lire la suite
Parce qu'elle n'avait réussi à obtenir "que" 37.000 dollars en échange d'un voyage en Afrique du Sud et d'une rencontre avec Nelson Mandela, Charlize Theron a décidé de faire monter les enchères à sa façon lors d'un gala de charité à San Franscico jeudi 22 octobre: l'actrice a promis un baiser de 7 secondes à celui qui débourserait 130.000 dollars.
"Putain, vous pouvez faire mieux!", a lancé l'interprète de Monster. "Il n'est pas question que je m'en aille avec moins que Jeremy Piven" qui, lui, avait récolté 280.000 dollars pour l'association OneXOne. Un des participants a aussitôt offert 135.000 dollars, mais c'est une femme qui a surenchéri à 140.000 dollars et... gagné le baiser. L'identité de l'heureuse gagnante n'a pas été rendue publique, mais Charlize Theron ne s'est pas démontée et lui a offert un baiser de 20 bonnes secondes selon le magazine US Weekly. "Mon petit ami n'est pas là ce soir", a-t-elle rigolé, au sujet de l'acteur Stuart Townsend. Lire la suite
Le Parlement ougandais examine un projet de "loi anti-homosexualité" qui interdit non seulement tout comportement homosexuel, mais aussi la "promotion de l'homosexualité" et devrait donc, de fait, rendre impossible le travail des associations. La Commission internationale gay et lesbienne de défense des droits de l'Homme (IGLHRC) et l'organisation Minorités sexuelles en Ouganda (SMUG), une coalition d'associations de défense des droits des gays, ont tiré la sonnette d'alarme et appelé cette semaine au retrait de ce texte.
A l'heure actuelle, les "actes contre nature" sont déjà punis dans la loi ougandaise de la prison à vie, ce qui permet aux autorités locales de persécuter lesbiennes, gays, bi ou transexuels. Avec ce nouveau texte, l'homosexualité serait désormais spécifiquement visée et les sanctions alourdies. Le simple fait de "toucher quelqu'un avec l'intention de commettre un acte homosexuel" pourrait ainsi ête puni de la prison à vie. Et c'est la peine de mort qui s'appliquerait en cas d'"homosexualité aggravée", commise par des "récidivistes" ou par des personnes atteintes du VIH.
Mais le projet de loi réprime aussi la "promotion de l'homosexualité", c'est-à-dire la création ou le soutien d'organisations LGBT tout comme la distribution de documents sur l'homosexualité. La peine encourue est alors de 5 à 7 ans de prison. La non-dénonciation de ces "crimes", qu'ils soient commis en Ouganda ou hors de ses frontières, est punie de trois ans de prison. Ce texte "interdit de fait toute organisation politique ou communauté qui ne soit pas hétéronormée", a accusé l'IGLHRC dans un communiqué. "Il encourage implicitement la persécution des personnes LGBT" et "compromet sérieusement (...) toutes les activités de prévention du VIH en Ouganda".
Les couples de gays et lesbiennes de Suède vont pouvoir se marier à l'église. Après la légalisation des mariages homosexuels en mai, l'Eglise luthérienne (protestante), très largement majoritaire dans le pays, a décidé qu'elle célébrerait elle aussi ces unions, à compter du 1er novembre.
La Fédération suédoise pour les droits LGBT (RFSL) a salué cette "étape majeure vers une société plus libre" et appelé toutes les autres communautés religieuses du pays à suivre l'exemple. Elle a toutefois déploré que les pasteurs puissent, à titre individuel, refuser de marier des homosexuels. La cérémonie de mariage de l'Eglise de Suède sera désormais "neutre" en termes de genre pour convenir à tous les couples, hétérosexuels ou homosexuels.
La chaîne BBC 3 lancera au printemps 2010 une nouvelle série lesbienne, qui pourrait bien être la réponse britannique à "L-Word".
Laura Fraser, Ruta Gedmintas (photo) et Fiona Button incarneront les trois rôles principaux de cette série de six épisodes portant sur la vie sentimentale et sexuelle d'une vingtaine de lesbiennes de Glasgow (Ecosse).
Le tournage a déjà commencé en octobre, sous la direction de Harriet Braun. "Sur la base de ma propre expérience et de celle de mes amies, je voulais écrire une série sexy, drôle et irrévérencieuse, qui reflète la vie d'une jeune lesbienne en Grande-Bretagne aujourd'hui", explique l'auteure-réalisatrice, qui a travaillé notamment sur la série "Mistresses". "J'ai adoré "L-word", mais il est temps de montrer des lesbiennes britanniques d'aujourd'hui" et "ce sera à la fois drôle et plein de pathos, parce que la vie est comme ça selon moi". Ruta Gedmintas y incarnera Frankie, une photographe volontiers provocatrice hostile à tout engagement, Laura Fraser sera Cat, une ex de Frankie toujours sensible à son charme et Fiona Button sera Tess, la meilleure amie de Cat, qui a le chic pour attirer le mauvais type de femmes.... Lire la suite
Le rappeur Morsay et son groupe Truand 2 La Galère se sont attirés avec leur dernier clip les foudres de l'UMP, du gouvernement et du Collectif Contre l’Homophobie, avec à la clé une bonne campagne de pub. Ses détracteurs réclament le retrait de la vidéo de tous les sites, en plus d'éventuelles poursuites judiciaires.
Dans ce clip intitulé "J’ai 40 meufs" disponible sur internet, le rappeur "nique la police municipale" en brandissant une arme à feu et s'en prend aussi aux homos: "tous les pédés, les branleurs au cutter", lance-t-il, alors que les autres membres du groupe miment le geste de se trancher la gorge.
Le syndicat des polices municipales n'ayant guère apprécié la vidéo, l'UMP s'est indignée d'une "suite de propos répétés violents, misogynes et homophobes", et qui appellent "à des violences à l'encontre de la police". Si les paroles sont effectivement homophobes, misogynes et violentes, cette polémique intervient alors que l'électorat UMP, perturbé par les affaires Mitterrand et Jean Sarkozy, attendait justement un bon coup de barre à droite. Le porte-parole adjoint de l'UMP Dominique Paillé s'est d'ailleurs fait menaçant à l'égard des hébergeurs et responsables de site Internet: "de nombreux sites continuent de diffuser sciemment cette vidéo profondément choquante", accuse-t-il. "L'absence de réactions des hébergeurs et autres sites de diffusion de vidéos ou clips est préoccupante et doit trouver une réponse politique", prévient-il. Parallèlement, "l'UMP appelle les internautes à continuer à utiliser les formulaires de signalement d'abus afin que ce clip soit retiré, sans délais" et réclame à la justice d'engager "si nécessaire, des poursuites".
Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a aussi dénoncé des "propos intolérables, notamment à l’encontre des forces de sécurité de notre pays". "La liberté d’expression ne doit pas être le prétexte à des dérives incitant à la haine ou à la violence", affirme-t-il dans un communiqué. Il en appelle "au sens des responsabilités des dirigeants de radios, de chaînes de télévision et de sites Internet".
Le Collectif contre l'homophobie a quant à lui saisi le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie et l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication, service dépendant du ministère de l’Intérieur. Il réclame lui aussi "le retrait de ce clip de tous les sites internet" et que soient poursuivis "par tous les moyens existants les auteurs et les diffuseurs" de cette vidéo. Lire la suite
Pour sa 21e édition, Cineffable, le festival international lesbien et féministe de Paris, mettra les femmes africaines à l'honneur, du 29 octobre au 2 novembre à Paris.
A l'affiche pendant ces cinq jours non mixtes au Trianon et à la Halle Saint-Pierre, quelque 70 films (fictions, documentaires, courts-métrages...), et en particulier trois long métrages consacrés à l'Afrique: "Sortir du Nkuta", qui suit une avocate militante défendant les droits des gays et lesbiennes au Cameroun, "Sénégalaises et Islam" et "Le voyage de Nadia" (Algérie). Mais le festival propose aussi des films venus de toute la lesbosphère: Bolivie, Taïwan, Australie, Canada, USA, Norvége, Finlande, Suéde, Allemagne, Espagne, Pays-Bas, Pologne, Suisse, Italie, France, Angleterre... A l'affiche notamment, "Rain", une des premières productions bahaméennes et "Hannah Free", ou l'histoire d'amour de Hannah et Rachel dans une petite ville du Midwest américain, entre mariage, guerre mondiale, infidélités, et rejet par leur famille, avec Sharon Gless, héroïne de "Cagney & Lacey" ou, pour les plus jeunes, de "Queer as folk".
Film d'ouverture, "Drool" est quant à lui une sorte de Thelma et Louise, ouvertement lesbien cette fois, avec Laura Elena Harring, la brune de "Mulholland drive". Le festival évoquera aussi la sexualité avec notamment le documentaire "Passion and Power", sur l’histoire du vibromasseur, mais aussi l’homoparentalite avec les documentaires espagnol "Homo Baby Boom" et finlandais "Pida Kiinni".
La polémique sur ses chansons aux paroles ultra-violentes envers les femmes lui a-t-elle profité? Orelsan est désigné pour représenter la France aux MTV Europe Music Awards 2009.
Le rappeur normand a obtenu davantage de votes que David Guetta, Olivia Ruiz, Rohff et le très out Sliimy. Il affronte 21 autres artistes ou groupes représentant leur pays, pour le titre de Meilleur artiste européen. Résultat le 5 novembre.
- Participez au sondageLToutes (colonne de droite du blog): pour ou contre la nomination d'Orelsan aux MTV Europe? Très à la mode malgré sa déprogrammation au festival de La Rochelle cet été, Orelsan est aussi en lice pour le prix Constantin des jeunes talents, qui sera décerné le 9 novembre à l'Olympia, à Paris. La présidente du jury qui a réalisé la sélection 2009 n'est autre qu'Olivia Ruiz, l'un des artistes qui avaient défendu Orelsan en plein coeur de la tourmente.
"Je ne laisserai personne assimiler homosexualité et pédophilie. C’est un retour au Moyen-Age qui fait honte à ceux qui ont employé cet argument", lance Nicolas Sarkozy au sujet des attaques contre son ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. "Je suis président de la République. Je dois défendre certaines valeurs", ajoute-t-il dans une interview publiée jeudi 16 octobre dans le Figaro.
Et de s'en prendre au Parti socialiste: "quand je vois le porte-parole du PS (Benoit Hamon) emboîter le pas à Marine Le Pen et avec quel enthousiasme! Je me demande où sont passées les valeurs humanistes de ce grand parti républicain". On aurait aimé autant de fermeté contre les propos de Gérard Longuet, aujourdhui président du groupe UMP au Sénat qui, lui aussi, avait assimilé récemment pédophilie et homosexualité.
Le rapporteur public a recommandé mardi au tribunal administratif de Besançon d'accorder le droit d'adopter un enfant à Emmanuelle B., une enseignante lesbienne vivant depuis 20 ans avec Laurence R., psychologue.
Le couple se bat depuis dix ans pour adopter mais se heurte à l'opposition farouche du président du Conseil général du Jura.
Le tribunal administratif de Besançon a mis sa décision en délibéré à trois semaines. En février dernier, le président divers droite du département, Jean Raquin, avait refusé l'agrément pour la deuxième fois, alors que le rapport des services sociaux était favorable à Emmanuelle B. et que la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) avait même condamné la France pour le premier refus.
La CEDH avait ouvert la voie à l'adoption par un(e) homosexuel(le) en soulignant que le droit français autorisait l'adoption d'un enfant par une célibataire et que la Convention européenne des droits de l'Homme interdisait de discriminer des personnes sur la base de leur orientation sexuelle.
Le rapporteur public, dont l'avis est généralement suivi, recommande l'annulation de la décision du Conseil général du Jura et souhaite qu'Emmanuelle B. obtienne l'agrément pour adopter sous 15 jours à compter de la notification du jugement, avec, au cas où l'octroi traînerait, une astreinte (pénalité) de 100 euros par jour de retard.
L'avis du rapporteur public "confirme mon analyse du dossier (...): la décision de refus d'agrément est illégale", a constaté Me Caroline Mécary, l'avocate d'Emmanuelle B, interrogée par LToutes. "Deux autorités, qui ne sont pas des parties au procès, analysent la situation comme je le fais, car nous sommes du côté du droit et non de l'opinion politique", a-t-elle souligné.
Il y a dix ans et après bien des péripéties parlementaires, l'Assemblée nationale approuvait le projet de loi créant le Pacte civil de solidarité. Depuis, le PACS a connu un succès que même Christine Boutin, qui brandissait à l'époque sa bible dans l'hémicycle pour s'y opposer, n'imaginait pas dans ses pires cauchemars. En 2008, près de 145.000 couples ont souscrit un PACS (contre 22.000 il y a dix ans), et 94% sont... hétéros. Le nombre de mariages, lui, est resté stable: environ 270.000 par an.
Selon l'institut national d'études démographiques (ined), seuls 6% des couples qui se sont pacsés l'an dernier étaient homosexuels, contre 42% en 1999. Dix ans plus tard, l'heure n'est toujours pas à l'égalité pour les lesbiennes et les gays. Car mariage et PACS n'offrent pas les mêmes droits: si les droits de succession ont été supprimés pour les pacsés en 2007, ils n'ont toujours pas droit aux pensions de reversion. Le PACS n'ouvre par ailleurs aucun droit à l'adoption et à la procréation pour les homos.
- Lire aussi sur LToutes: la chronologie du PACS "Le PACS a 10 ans, notre insatisfaction aussi", souligne donc Act Up Paris dans un communiqué. Par ailleurs, l'adoption du pacte civil de solidarité a été "une victoire amère", rappelle l'organisation: "nous gardons en mémoire le slogan "les pédés au bûcher" scandé par les manifestantEs anti-PACS" et "nous nous souvenons de la honteuse absence des députés socialistes" le jour du premier vote, qui avait abouti au rejet surprise du PACS le 8 octobre 1998.
Pour l'Inter LGB, "l'égalité ne sera véritablement achevée qu'avec la possiblité d'accès au mariage pour les couples de même sexe, et la reconnaissance dans le droit de la famille homoparentale". Lire la suite
- 1990 Au mois de mai, le sénateur Jean-Luc Mélanchon dépose la première proposition de loi relative au statut des couples homosexuels. Il est alors question d'un "partenariat civil". Cette proposition n'est pas discutée.
- 1991 Création par différentes associations homosexuelles d'un collectif pour le contrat d'union civile.
- 1992 Dépôt, au mois de novembre, d'une proposition de loi relative au contrat d'union civile par Jean-Pierre Michel, député PS. Cette proposition n'est pas discutée. - Mai 1995 L'association AIDES présente le contrat de vie sociale.
- Janvier-avril 1997 Le Parti socialiste dépose une proposition de loi au mois de janvier, suivi par le Parti communiste qui en dépose une autre au mois de février. Ces propositions sont annulées par la dissolution de l'Assemblée nationale en avril.
- Juillet 1997 Jean-Pierre Michel dépose une proposition de loi visant à créer un contrat d'union civique et sociale (CUCS), qui "constaterait le lien unissant deux personnes physiques, quel que soit leur sexe, (...) qui ont décidé d'établir entre elles un projet commun de vie". Le même jour, Jean-Marc Ayrault, député PS, dépose une proposition de loi relative au contrat d'union sociale. Elisabeth Guigou, ministre de la Justice, se déclare favorable à cette réforme et promet que le gouvernement la mettra en oeuvre.
- Juin 1998 Le 4, lors de la remise de la médaille de la Famille française, le président Jacques Chirac se déclare hostile au Contrat d'union sociale (CUS). Le 20, il critiquera à nouveau la politique familiale du gouvernement Jospin et renouvellera son opposition au Pacte civil de solidarité (PACS), mettant en garde contre "l'imitation des règles du mariage". Le 28, Catherine Tasca, présidente de la commission des lois de l'Assemblée nationale, rend publique une proposition de loi de Jean-Pierre Michel, député (MDC) de Haute-Saône, et Patrick Bloche, député (PS) de Paris, tendant à instituer un Pacte civil de solidarité (PACS), accordant un statut aux couples non mariés.
- Septembre 1998 Le 5, à Toulon (Var), Nicolas Sarkozy, secrétaire général du RPR, dénonce dans le PACS un soutien fiscal "aux dépens de la politique familiale". Le 15, le conseil permanent de la Conférence des évêques estime la loi sur le PACS "inutile et dangereuse", s'inquiétant d'une reconnaissance progressive du mariage homosexuel et de l'adoption d'enfants par des couples vivant sous le régime du pacte civil. Le 29, devant les parlementaires socialistes réunis à Tours (Indre-et-Loire), le Premier ministre Lionel Jospin déclare que le projet de loi est "un progrès social".
- 8 octobre 1998 Ouverture du débat, à l'Assemblée nationale, sur la proposition de loi sur le pacte civil de solidarité: adoption de l'irrecevabilité de José Rossi (DL) défendue par Jean-François Mattéi (DL), en l'absence d'un nombre suffisant de députés socialistes. La proposition de loi est donc rejetée à la surprise générale.
- Le 13 octobre 1998 Présentation devant le groupe PS de l'Assemblée d'une nouvelle version du PACS, qui envisage notamment d'ouvrir certaines dispositions aux frères et soeurs.
- 3 novembre 1998 Début de l'examen en première lecture par l'Assemblée nationale de la nouvelle proposition de loi sur le Pacte civil de solidarité (PACS).
- 7 novembre 1998 Manifestation à Paris regroupant plusieurs milliers de personnes opposées au PACS et soutenues par des élus de l'opposition de droite.
- 9 décembre 1998: Adoption de la proposition de loi en première lecture.
- 31 anvier 1999 A Paris, manifestation contre le PACS, réunissant 100.000 personnes, organisée par le collectif "Générations anti-PACS" composé d'élus de l'opposition, d'associations familiales et de parents d'élèves de l'enseignement privé, en présence de dirigeants du Mouvement national-Front national, dont Bruno Mégret.
- 15 juin 1999 L'Assemblée nationale adopte en troisième lecture la proposition de loi sur le pacte civil de solidarité (PACS).
- 26 juin 1999 A Paris, plus de 100.000 personnes défilent pour la Gay Pride dont le mot d'ordre est "pour le PACS et contre l'homophobie".
- 13 ctobre 1999 Adoption définitive de la loi.
- 15 novembre 1999 Après le feu vert du Conseil constitutionnel, promulgation de la loi n° 99-944 relative au PACS (JO n° 265 du 15-16). Lire la suite
Le tribunal administratif de Besançon doit rendre une décision très attendue mardi, sur le refus du Conseil général du Jura d'accorder son agrément pour l'adoption d'un enfant à Emmanuelle B, une enseignante homosexuelle vivant en couple avec Laurence R., psychologue. Il y a quelques jours, la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations), saisie par l'avocate du couple Caroline Mecary, lui a donné raison en jugeant "discriminatoire" le refus du Conseil général. En février dernier, le président DVD du département Jean Raquin avait refusé l'agrément pour la deuxième fois, alors que le rapport des services sociaux était pourtant favorable à Emmanuelle B. et que la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) avait même condamné la France pour le premier refus. La Cour avait ouvert la voie à l'adoption par un(e) homosexuel(le) en soulignant que le droit français autorisait l'adoption d'un enfant par un célibataire et que la Convention européenne des Droits de l'Homme interdisait de discriminer des personnes sur la base de leur orientation sexuelle.
C'est désormais un classique et dans Heroes, c'est Hayden Panettiere (à gauche sur la photo) qui s'y colle. Pour réveiller l'audience en berne de la saison 4 de cette série fantastique,la désormais célèbre cheerleader échange un baiser avec Madeline Zima, sa camarade de chambre. L'épisode a été diffusé ce week-end sur NBC, aux Etats-Unis. La love story sera-t-elle durable? ça dépend de la réaction du public... Lire la suite
Amélie Mauresmo a annoncé cette semaine sur son site officiel qu'elle ne jouerait pas les deux derniers tournois prévus initialement à son programme en 2009. Et à 30 ans, la joueuse de tennis, lesbienne déclarée, n'est apparemment pas certaine de revenir du tout sur les courts: "Depuis mon retour de l'US Open, j'ai essayé de m'entraîner, mais je n'ai pas retrouvé l'envie de reprendre la compétition", explique-t-elle. A l'US Open, l'ancienne numéro un mondiale, retombée à la 20e place, a été sortie prématurément par la Canadienne Aleksandra Wozniak. Amélie Mauresmo laisse planer le doute sur un éventuel départ à la retraite dès 2010: "Je ne souhaite pas me précipiter ni forcer les choses. Je me laisse encore le temps de la réflexion avant de prendre une décision pour la suite de ma carrière". La Française avait remporté deux tournois du grand chelem en 2006, Wimbledon et l'Open d'Australie.
La moitié (49%) des Américains trouvent que les comportements homosexuels sont moralement réprouvables, selon un sondage de l'institut Pew Research Center.
Seules 9% des personnes interrogées jugent les comportements homosexuels moralement acceptables, et 35% estiment que cela ne relève pas de la morale. Les auteurs du sondage ne précisent pas s'ils assimilent comportements homosexuels (passage à l'acte) et homosexualité. Par ailleurs, 57% des Américains sont favorables à des unions civiles permettant aux couples homosexuels de bénéficier de la plupart des avantages réservés aux couples mariés, mais ils ne sont que 39% à souhaiter la légalisation du mariage homosexuel, 53% y étant opposés.
Le mariage homosexuel est légal dans le Massachusetts, l'Iowa, le Connecticut et le Vermont, et le sera dans le New Hampshire en 2010.
L'enquête a été menée en août par téléphone auprès de 4.013 adultes. La marge d'erreur est de plus ou moins 2 points de pourcentage environ. Lire la suite
(Actualisé le 11/10/2009 avec nouvelle promesse d'Obama de supprimer la loi DADT) L'armée américaine renvoie largement plus de lesbiennes que de gays lorsqu'elle applique la loi du "Don't Ask, Don't Tell" (DADT) interdisant aux militaires ouvertement homosexuels de servir. Pourtant les femmes restent beaucoup moins nombreuses que les hommes dans les effectifs.
Le président Obama a réaffirmé le 10 octobre 2009 sa volonté de supprimer la loi DADT. "Je mettrai fin au Don’t Ask, Don’t Tell", a-t-il assuré, invité de l'organisation Human Rights Campign (HRC).
D'après les statistiques 2008 du Pentagone (Défense) obtenues par des chercheurs de l'Université de Californie à Santa Barbara, le phénomène de rejet des militaires lesbiennes est particulièrement net dans l'Air Force: les femmes y représentent 20% des effectifs mais 61% des militaires renvoyés du fait de leur homosexualité. Dans l'armée de terre, 14% du personnel est féminin mais 36% des victimes du DADT sont des lesbiennes, dans la Navy c'est 14% de femmes et 18% de lesbiennes virées, et chez les Marines, 6% de femmes et 18% de lesbiennes renvoyées, d'après le Palm Center.
Plus de 13.500 lesbiennes et gays ont été chassés de l'armée depuis 1994, selon Servicemembers Legal Defense Network (SDLN), une organisation de défense des membres de l'armée qui milite pour l'abrogation de la loi DADT. En 2007 également, les femmes étaient plus durement frappées que les hommes. De là à penser que la loi DADT ("Ne demandez pas, ne parlez pas") arrange bien certains mysogynes dans l'armée....
Le rapport Leonetti sur le statut du beau-parent, remis mercredi au Premier ministre François Fillon, "nie" les familles homoparentales "sous prétexte de ne pas leur accorder de droits spécifiques", estime l’Association des parents gays et lesbiens (APGL).
Chargé de calmer les conservateurs au sein de la majorité, le député UMP préfère notamment les termes de "mère" et "père" à celui de "parent", qui incluerait les familles homoparentales dans le partage des droits et devoirs envers l'enfant du couple. Le statut du beau-parent était une promesse électorale de Nicolas Sarkozy. Pour l'APGL, le rapport Leonetti "vide de son sens" l'avant-projet de loi controversé de la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano, qui reconnaissait pour la première fois l'existence de familles homoparentales. Les statistiques officielles font état d'au moins 30.000 enfants vivant dans un foyer lesbien ou gay en 1999. L'APGL parle de 200.000.
Le projet Morano avait soulevé l'indignation d'une partie de la droite. La très catholique Christine Boutin, alors ministre du Logement, y voyait une tentative de faire reconnaître "l'adoption par les couples homosexuels de façon détournée".
Jean Leonetti revient à une vision plus traditionnelle de la famille. "La question de l’homoparentalité, si elle devait être abordée, mériterait de faire l’objet d’un débat serein et éclairé", écrit-il, elle "ne saurait être traitée au détour d’un texte dont l’ambition affichée était de repenser l’intérêt de l’enfant dans l’exercice de l’autorité parentale et des droits des tiers". Circulez, ça n'a rien à voir.
En outre, affirme M. Leonetti, un simple toilettage de la loi suffit, car "la quasi-unanimité des personnes auditionnées –les juristes, les pédopsychiatres, les acteurs de terrain– (estime que) le droit existant répond déjà à la plupart des problèmes rencontrés".
Pour lui, critique l'APGL, le tiers est un beau-père ou une belle-mère qui a "peu de droits et quelques devoirs", et il "ne considère la famille que sous un angle biologique". Or "dans les familles homoparentales (...), parce que le projet parental a été conçu par le couple, le tiers –véritable parent social- assume au quotidien l’éducation de l’enfant", souligne le porte-parole de l'APGL, Jean Tanguy.
François Fillon a fait savoir mercredi que "le projet de loi serait modifié afin de tenir compte des propositions du rapport, dans la perspective d’un examen prochain au Parlement".
Les couples gays et lesbiens d'Uruguay peuvent adopter. Ce petit pays d'Amérique du Sud confirme son rôle de pionnier en matière de moeurs, après avoir récemment ouvert l'union civile aux couples de même sexe et levé l'interdiction faite aux homosexuels de servir dans l'armée.
"C'est une victoire indiscutable sur l'intégrisme religieux, une avancée de la démocratie et le progrès dans la protection des droits de tous les enfants", a immédiatement réagi le collectif "Ovejas negras" ("Les Moutons noirs").
"Cette victoire est une étape fondamentale dans la lutte pour obtenir l'égalité des droits pour les gais, lesbiennes et trans (LGBT). C'est aussi la confirmation de ce que lorsque les gens s'engagent, s'organisent et se battent, on peut transformer la société", ajoutent les Moutons noirs. La loi, adoptée par l'Assemblée nationale le 27 août puis définitivement par le Sénat ce mercredi 9 septembre, était portée par la gauche au pouvoir tandis que, on s'en doute, l'église catholique, très influente, s'y opposait au nom de la "normalité" et des "valeurs" traditionnelles. Paradoxalement, c'est au nom de ces mêmes valeurs que le pouvoir uruguayen refuse de légaliser l'avortement.
S'il fait tout de même figure de pionnier en Amérique latine, l'Uruguay, où les femmes ont obtenu le droit de vote en 1932, devance aussi bien des pays occidentaux, dont la France évidemment. Rares sont en effet ceux qui autorisent l'adoption par des couples homosexuels.
En Europe, les couples gays ou lesbiens peuvent adopter aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Suède, en Espagne, en Islande. Au Danemark et en Allemagne, le partenaire peut adopter les enfants issus de relations antérieures.
Les couples homosexuels peuvent aussi adopter dans certains Etats des Etats-Unis, comme la Californie, le Connecticut ou le Massachusetts. C'est possible également au Canada. En Afrique, seule l'Afrique du Sud a légalisé, et le mariage, et l'adoption, pour les couples lesbiens et gays. Lire la suite
On achète la cinquième saison de "L Word" et on pense déjà qu'après celle-là, ce sera la sixième et dernière. On finit le premier DVD et on ne peut pas s'empêcher d'enfourner le suivant dans le lecteur. On a beau dire que les Bette, Tina, Alice et autres Shane sont trop belles et cliché pour être vraies, que les personnages évoluent à mille lieues de la vraie vie des lesbiennes, ou soupçonner que certaines scènes sont censées attirer un public hétéro et masculin... Oui, on a beau dire tout ça et plus, on en redemande. Est-ce bien une raison pour nous en redonner?
On sait grâce au magazine "Variety" qu'Ilene Chaiken se plonge désormais dans la téléréalité, avec "The Real L Word: Los Angeles". Showtime, qui produisait "L Word", a commandé à la réalistrice de la première série lesbienne de suivre pendant neuf épisodes les aventures de six vraies lesbiennes dans la cité des Anges. La diffusion est prévue pour 2010 et Ilene Chaiken prévient: "Nous n'avons pas du tout fini de raconter nos histoires de 'L Word'".
D'ailleurs, après avoir échoué à imposer une série dérivée de "L Word", dans laquelle Alice (Leisha Hailey) se retrouvait en prison, Chaiken a entamé l'écriture d'un film tiré de "L Word" et révèle sur Twitter qu'elle a "un nouveau projet pour JB" (Jennifer Beals, Bette dans "L Word"). "Trop tôt pour en parler mais ce pourrait être génial pour les fans de 'L Word' et bien d'autres", écrit-elle. On se réjouit de ce que "L Word" soit toujours vivant, mais on peut aussi se demander si la créatrice de la série ne tire pas un peu trop sur la corde. Un film? Soit, c'est un autre rythme qui peut donner un nouveau souffle au concept, mais après, si on laissait ces dames reposer en paix, et qu'on passait à autre chose?
Quand la sixième et dernière saison sera sortie en France, il restera toujours les DVD des précédentes à revoir et, on les attend de pied ferme, les rediffusions à la télévision pour revivre nos émois. "The L Word" peut rejoindre le rayon des séries-cultes, après avoir démontré aux patrons de chaînes que des histoires de gouines pouvaient faire recette.
D'autres déjà ont repris le flambeau. Dès ce début septembre, on peut suivre sur le web les aventures de tout un groupe de lesbiennes à Londres, dans la série "Far Out" écrite par Faye Hugues. La télévision britannique, pionnière avec "Queer as Folks", "Metrosexuality" ou actuellement "Skins", a fini par miser, non plus sur les seuls gays, mais aussi sur les lesbiennes. Elles seront les héroïnes de "Lip Service", une série en six épisodes dont le tournage commencera à l'automne à Glasgow.
La scénariste Harriet Braun (l'un des auteurs de la série "Mistresses") explique sur le site de la BBC s'être en partie inspirée de sa propre expérience pour écrire "une comédie sexy, drôle et irrévérencieuse sur ce qu'est la vie d'une jeune femme homo en Grande-Bretagne aujourd'hui". "J'ai adoré 'L Word' mais il est grand temps que nous voyions des lesbiennes britanniques d'aujourd'hui, avec le mauvais temps, les descentes au pub et les émotions refoulées qui vont avec", assène-t-elle. Place à la nouvelle garde.
La Première ministre islandaise Johanna Sigurdardottir est devenue la première lesbienne déclarée à faire son entrée dans le classement des 100 femmes les plus puissantes du monde du magazine Forbes. Elle occupe le 75e rang, la première place étant occupée par la Chancelière allemande Angela Merkel pour la quatrième année consécutive.
Y figurent également la présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis Nancy Pelosi, ou la présidente des Philippines Gloria Macapagal-Arroyo. La ministre française de l'Economie Christine Lagarde occupe la 17e place. Johanna Sigurdardottir est devenue en février dernier la première lesbienne déclarée à diriger un Etat européen. Son parti avait largement remporté les élections législatives après la démission du gouvernement précédent, liée à la grave crise financière traversée par le pays. Lire la suite
Katherine Moennig pour faire sa pub, c'est tellement chic. Pour sa première photo sur Twitter, l'actrice du "L Word" exhibe un pendentif en forme de chouette de chez "Broken English", une boutique de Los Angeles et écrit: "broken english owl. go get one" ("chouette de chez broken english. allez en acheter une").
On note au passage que Kate Moennig semble avoir adopté le look Shane, y compris dans la coupe de cheveux. Et si on doutait qu'il s'agisse de publicité, la photo se retrouve sur le site de Broken English, qui affiche d'autres célébrités à son tableau de chasse. La tombeuse de ces dames dans la plus célèbre des séries lesbiennes tourne en ce moment une autre série TV dont elle écrit que "c'est le jour et la nuit avec 'L Word'".
"Three Rivers", une série sur le don d'organe, sera diffusée sur CBS à partir d'octobre. Kate Moennig y jouera un personnage récurrent pour qui la coiffure n'est visiblement pas une priorité, le Dr Miranda Foster.
(Post actualisé avec la condamnation) Helen Goddard, professeur de musique de 26 ans dans une école huppée pour filles de Londres, a reconnu devant la police avoir eu des relations sexuelles avec une de ses élèves, âgée de 15 ans. Elle risquait 14 ans de prison mais a écopé de 15 mois et pourra revoir la jeune fille après avoir purgé sa peine.
Musicienne prodige quand elle était adolescente -elle avait joué lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Sydney en 2000-, elle enseignait la trompette à la City of London School for Girls, et se faisait appeler la "jazz lady". Arrêtée en juillet après une dénonciation anonyme, elle a reconnu que l'amitié qu'elle entretenait avec une de ses élèves avait pris un tour sexuel en février dernier.
Les deux amantes sont séparées depuis cinq semaines et l'adolescente de 15 ans a affirmé devant le juge qu'elle souhaitait que leur relation puisse reprendre lorsqu'elle aurait atteint sa majorité sexuelle, fixée à 16 ans en Grande-Bretagne. Selon Le Telegraph, ses parents n'y seraient pas hostiles. Selon un de ses amis cité par le Daily Mail, Helen Goddard a reconnu avoir "fait quelque chose de mal" mais juge injuste d'être "punie pour être tombée amoureuse".
"Cette histoire a détruit sa vie, sa brillante carrière et tout ce qu'elle avait obtenu en travaillant dur", a déclaré son père Paul Goddard, au Daily Mail. "Avoir une relation avec une jeune élève était évidemment une erreur, mais il y avait apparemment consentement mutuel", a-t-il souligné. Helen Goddard a été libérée sous caution.
L'enseignante, dont l'histoire a soulevé une polémique en Grande-Bretagne, a finalement été condamnée à 15 mois de prison le 21 septembre. Par le jeu des remises de peine, elle devrait sortir après avoir purgé la moitié de cette durée environ.
Le juge l'a autorisée à correspondre avec son ancienne élève et a refusé de lui interdire de la revoir après avoir purgé sa peine, estimant que ce serait une mesure "inutile, méchante et cruelle pour la victime", selon le "Daily Mail". Lire la suite
La répression des homosexuels continue au Sénégal. Quatre hommes ont été arrêtés pour "actes contre nature" à Darou Mousty, dans le nord-ouest du pays, le 19 juin 2009, selon l'IGLHRC.
Selon la Commission internationale des droits humains des gays et lesbiennes, la police les aurait forcés à donner les noms d'autres "homosexuels". Le 10 août, deux d'entre eux ont été condamnés à respectivement cinq et deux ans de prison, sur la foi de simples dénonciations. Un troisième homme, âgé de 17 ans, sera jugé le 24 août devant un tribunal pour mineurs. On ignore le sort du quatrième homme arrêté. L'homosexualité est un crime au Sénégal. L'an dernier, neuf membres de l'association Aides de lutte contre le sida avaient été condamnés à huit ans de prison, des peines cassées en appel en avril dernier sous la pression internationale. Pour agir, l'IGLHRC appelle à envoyer des lettres-type aux autorités sénégalaises.
L'humoriste et animateur américain Jay Leno a choisi une comique ouvertement lesbienne pour sa nouvelle émission: Liz Feldman. Celles qui suivent le site AfterEllen.com la connaissent pour ses interviews-n'importe quoi avec des vedettes comme... sa grande copine Kate Moennig -Shane pour les fans de "L Word".
D'autres actrices du "L Word" se sont prêtées au jeu de "This Just Out with Liz Feldman", comme Leisha Hailey (Alice, membre du groupe Uh Huh Her), Clementine Ford (Molly Kroll), qui a récemment fait son coming out, ou Erin Daniels (Dana).
Liz Feldman évoque fréquemment sa sexualité dans ses sketches, comme de nombreux humoristes. Elle écrit par ailleurs pour l'émission d'Ellen DeGeneres mais déclarait récemment à AfterEllen s'amuser davantage sur scène. Cela ne l'a pas empêchée d'écrire un court-métrage primé, "My First Time Driving". "The Jay Leno Show", qui succède à des années de "Tonight Show", doit commencer le 14 septembre sur la chaîne NBC. Lire la suite
"C'était un soir, tard. Ils sont venus prendre mon compagnon chez ses parents. Quatre hommes en noir, masqués, ont fait irruption dans la maison. Ils l'ont demandé, en l'appelant par son nom. Ils l'ont insulté et emmené (...) On l'a retrouvé dans le quartier le lendemain. Ils avaient jeté son corps dans les poubelles. On lui avait coupé les parties génitales et arraché une partie de la gorge".
La scène racontée par le partenaire de dix ans de la victime s'est déroulée en avril, en Irak. D'autres histoires d'intimidation, de torture, d'humiliation, de viol, de mutilations défilent dans le rapport "Ils veulent nous exterminer" sur la condition des gays en Irak publié par Human Rights Watch. Des médecins disent avoir reçu des dizaines de corps et cadavres mutilés.
La terreur et la stigmatisation de l'homosexualité imposent souvent le silence sur ces actes de barbarie mais HRW estime d'après les témoignages que des centaines d'hommes ont été assassinés en Irak dans le cadre d'une campagne d'enlèvement, torture et exécution des gays qui a commencé en 2009 à Bagdad dans le quartier de Sadr City, bastion des islamistes radicaux de l'Armée du Mahdi. Les autorités irakiennes "n'ont rien fait" pour empêcher ces crimes, accuse l'organisation de défense des droits de l'Homme, qui exhorte le gouvernement de Bagdad à réagir et traduire en justice les criminels.
"Les dirigeants irakiens sont censés défendre tous les Irakiens, et non les abandonner à des agents armés de la haine", rappelle Scott Long, directeur du programme pour les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) de HRW. "Laisser faire la torture et le meurtre menace les droits et la vie de chaque Irakien." Lire la suite
CHLOÉ ARIDJIS: "Le Livre des nuages" (Mercure de France);
SAPHIA AZZEDDINE: "Mon Père est femme de ménage" (L. Scheer);
ELISABETH BARILLÉ: "Heureux parmi les morts" (Gallimard);
SEBASTIAN BARRY: "Le Testament caché" (J. Losfeld);
MARIE-ODILE BEAUVAIS: "Le Secret Gretl" (Fayard);
CAMILLE BORDAS: "Les Treize desserts" (J. Losfeld);
ALMA BRAMI: "Ils l'ont laissé là" (Mercure de France);
HÉLÈNE CIXOUS: "Eve s'évade" (Galilée);
ISABELLE CONDOU: "La Perrita" (Plon);
CELINE CURIOL: "Exil intermédiaire" (Actes Sud);
AMINA DANTON: "La Tangente" (Gallimard);
ANANDA DEVI: "Le Sari vert" (Gallimard);
JULIA FRANCK: "La Femme de midi" (Flammarion);
HÉLÈNE FRAPPAT: "Par effraction" (Allia);
HÉLÈNE GAUDY: "Si rien ne bouge" (Le Rouergue);
SYLVIE GERMAIN: "Hors champ" (Albin Michel);
BRIGITTE GIRAUD: "Une Année étrangère" (Stock);
WENDY GUERRA: "Mère Cuba" (Stock);
YANNICK HAENEL: "Jan Karski" (Gallimard);
IRIS HANIKA: "Une Fois deux" (Les Allusifs);
INAAM KACHACHI: "Si je t'oublie, Bagdad" (L. Levi);
CÉCILE LADJALI: "Ordalie" (Actes Sud);
LILIANA LAZAN: "Terre des affranchis" (J. Chambon);
DAVID LEAVITT: "Le Comptable indien" (Denoël);
MARIE-MAGDELEINE LESSANA: "Mon Frère" (Ramsay);
ELLA MAILLART: "Envoyée spéciale en Mandchourie" (Zoé);
CATHERINE MAVRIKAKIS: "Le Ciel de Bay City" (S. Wespieser);
MELANIA G. MAZZUCCO: "Un Jour parfait" (Flammarion);
COLUM MCCANN: "Et que le vaste monde poursuive sa course folle (Belfond);
VONNE VAN DER MEER: "Le Voyage vers l'enfant" (H. d'Ormesson);
SERGE MESTRE: "La Lumière et l'oubli" (Denoël);
ALICE MUNRO: "Du Côté de Castle Rock" (L'Olivier);
MARIE N'DIAYE: "Trois Femmes puissantes" (Gallimard);
LUCIA NEVAÏ: "Comment les fourmis m'ont sauvé la vie" (Ph. Rey);
GÉRARD OBERLÉ: "Mémoires de Marc-Antoine Muret" (Grasset);
JOSEPH O'NEILL: "Netherland" (L'Olivier);
VERONIQUE OVALDÉ: "Ce que je sais de Vera Candida" (L'Olivier);
JAYNE ANNE PHILLIPS: "Lark et Termite" (Bourgois);
ANNE PROVOST: "Regarder le soleil" (Fayard);
LILIANE ROSKOPF: "Un Siècle dans la vie d'une femme" (Belfond);
ANNELISE ROUX: "La Solitude de la fleur blancheé (S. Wespieser);
CORINNE ROYER: "M comme Mohican" (H. d'Ormesson);
LYDIE SALVAIRE: "BW" (Seuil);
ELIF SHAFAK: "Lait noir" (Phébus);
BÉATRICE SHALIT: "Danse avec ma mère" (L. Scheer);
SACHA SPERLING: "Mes Illusions donnent sur la cour" (Fayard);
SARA STRIDSBERG: "La Faculté des rêves" (Stock);
ALAIN CLAUDE SULZER: "Leçons particulières" (J. Chambon);
WILLIAM SUTCLIFFE: "Une Semaine avec ma mère" (Calmann-Lévy);
YOKO TAWADA: "Le Voyage à Bordeaux" (Verdier);
ELLIOT TIBER: "Hôtel Woodstock" (Alphée);
MINH TRAN HUY: "La double vie d'Anne Song" (Actes Sud);
DELPHINE DE VIGAN: "Les heures souterraines" (JC Lattès);
ANNE WIAZEMSKY: "Mon Enfant de Berlin" (Gallimard)
- Biographies
EVELYNE LE GARREC: "Séverine" (L'Archipel);
DOMINIQUE NOGUEZ: "Duras, toujours" (Actes Sud);
ALAIN VIRCONDELET: "Marguerite Duras, une autre enfance" (Le bord de l'eau);
- Essais / Documents
BERNARD ANDRIEU: "Devenir hybride" (PU Nancy);
DANIEL BORRILLO: "Le droit des sexualités" (PUF);
MALICK BRIKI: "Psychiatrie et homosexualité" (PU Franche Comté);
F. CHAUVAUD et G. MALONDAIN: "Impossibles victimes, impossibles coupables. Les femmes devant la justice, XIXe-XXe siècles" (PU Rennes);
THIERRY DELCOURT: "Artiste féminin singulier" (L'AGE D'HOMME);
ERIKA FLAHAULT: "Une vie à soi. Nouvelles formes de solitude au féminin" (PU Rennes);
GENEVIÈVE FRAISSE: "Service ou servitude" (Le bord de l'eau);
BRIGITTE GRÉSY: "Petit traité contre le sexisme ordinaire" (Albin Michel);
L. GUITTIENNE et M. PROST (dir.): "Homme-femme: de quel sexe êtes-vous?" (PU Nancy);
GHISLAINE JEANNOT PAGÈS: "Au nom du père" (PU Limoges);
FRANCIS MCCOLLUM FEELEY (dir.): "Le patriarcat et les institutions américaines" (PU Savoie);
KARL MENGEL: "Pour et contre la bisexualité" (La Musardine);
ADRIENNE MONNIER: "Rue de l'Odéon" (Albin Michel);
MOUSTAPHA SAFOUAN: "Le language ordinaire et la différence sexuelle" (O. Jacob);
KARIN RASSOUNI-DEMIGNEUX: "Je ne pense qu'à ça" (Rue du monde);
N. SOMERS et S. DES DÉSERTS: "Une Fille tout feu tout flammeé (Talents Hauts);
F. HINCKEL et I. BALANDRAS: "Le Maillot de bain" (Talents Hauts);
LAUREN MCLAUGHLIN: "Cinq jours par mois dans la peau d'un garçon" (Pocket)
- DVD
Lesbien: "L Word 5"; "The World unseen";
Gay: "Cyclone"; "Transe"; "Nuits secrètes"
Programme communiqué par la librairie lesbienne Violette and Co pour septembre-octobre 2009
Mercredi 9 septembre à 19h
Vernissage de l'exposition d'oeuvres de SOPHIE SAINRAPT "Les rires d'Eros", en partenariat
avec arearevue)s(. L'artiste propose dans cette exposition vingt dessins (encre et lavis)
Inspirés par le poème "Clitoris" d'Arrabal et quinze gravures illustrant les textes poétiques de Pierre Louÿs. "Les mandalas érotiques de Sophie Sainrapt envoûtent les fusions charnelles les plus cernées, les plus dépouillées, les plus fortes et les plus archaïques. (...) Ces oeuvres aigües sont autant de cibles visuelles à l'impact graphique prodigieusement pénétrant. Art souple et foisonnant de toisons indiscrètes et d'émotions secrètes. Art travaillé d'emportements lourds et de coulées légères. Art de courbes qui s'emmêlent, et de sèves douces qui humanisent. (...) Sa main, au plus près de la peau, fait l'amour à la beauté nue, et au frêle papier." (Ch. Noorbergen).
"En rien ces nus ne sont ceux qu'un homme pourrait regarder justement parce qu'elle comprend le corps d'un autre oeil. La texture de ces oeuvres est comme jetée, c'est toujours la rapidité qui préside à son travail. Non pas la rapidité de faire mais celle d'une compréhension innée. La main et l'oeil chantent de concert le féminin joyeux" (présentation du livre de Sophie Sainrapt publié chez Area).
Exposition du 9 septembre au 4 octobre
Mercredi 16 septembre à 19h
Rencontre avec ABHA DAWESAR pour son roman L'Inde en héritage (H. d'Ormesson). C'est à un portrait sans concession de la classe moyenne indienne que nous convie Abha Dawesar dans ce troisième roman traduit en français. Nous l'avions découverte avec Babyji qui se passait également en Inde, mais c’est un tout autre univers qui forme la trame de ce nouvel ouvrage.
A travers les yeux d'un petit garçon qui ne dit rien mais observe et entend tout, l'histoire d'une famille se déroule avec tous ses tracas quotidiens, ses solidarités parfois "obligatoires", ses inimitiés, voire ses haines.
L'enfant, car les personnages ne sont pas nommés autrement que par leur caractéristique principale, dont le père et la mère sont médecins dans un petit cabinet qui est aussi leur logement, découvre la corruption omniprésente, l'amitié contrariée, l'éveil à la sexualité, les mariages arrangés, la violence d'un système qui ronge une société entière. Utilisant "la maladie comme métaphore", dans un style factuel, clinique et percutant, Abha Dawesar nous livre son roman le plus fort, le plus engagé, le plus féministe.
Vendredi 18 septembre à 19h
Rencontre avec MARTINE LAROCHE, MICHELE LARROUY et d'autres membres des Archives lesbiennes pour la publication de leur ouvrage "Mouvements de presse des années 1970 à nos jours, luttes féministes et lesbiennes".
L'association ARCL (Archives Recherches Cultures Lesbiennes) a réalisé pour son premier ouvrage publié un formidable travail de recherche et de présentation de la presse féministe et/ou lesbienne francophone contemporaine.
210 titres sont cités, 700 illustrations reprennent un choix de couvertures, logos, articles, éditoriaux, dessins, photos qui sont parus dans le foisonnement de revues, journaux, bulletins, feuilles d'info, fanzines... depuis le début des années 1970.
On constate rapidement la diversité politique des divers courants et la richesse de création de ces publications pratiquement toutes élaborées dans la non-mixité et sorties de presses d'imprimeries souvent associatives, certaines tenues par des femmes.
Des entrevues ou des articles retracent le parcours de quelques femmes qui ont été impliquées d'une manière ou d'une autre dans cette histoire de la presse féministe et lesbienne.
Un beau livre de transmission, de référence.
Mercredi 23 septembre à 19h
Rencontre avec PASCAL MORIN et ANNE PERCIN pour la sortie de leurs romans respectifs: "Biographie de Pavel Munch" et "Bonheur fantôme" (La Brune-Le Rouergue). Lecture par le comédien Thomas Gornet.
Pavel Munch est un sculpteur et un provocateur médiatisé qui disparaît de façon inexpliquée. Un narrateur veut reconstituer son parcours et mêne une enquête depuis son enfance, sur la naissance de son désir de la matière, des formes, du corps des hommes.
Il tente d'approcher la radicalité de son art et cette fascination qu'il exerce sur son entourage tant par ses oeuvres que par sa personnalité. Mais le biographe ne devient-il pas un personnage lui-même ? Quels liens unissent le narrateur et le sculpteur ? Où est la réalité et la fiction ? Pascal Morin par ce roman charnel nous invite à une réflexion sur la création.
De même Anne Percin avec son premier roman "Bonheur fantôme" nous parle du rapport à la création à travers le portrait de Pierre, séduisant ex-mannequin, ex-étudiant en philosophie, devenu brocanteur, qui se retire à la campagne après avoir quitté son amant, incapable de vivre sa passion. Il entreprend d'écrire la biographie de Rosa Bonheur, la peintre renommée qui a aimé successivement et ouvertement deux femmes.
Pierre est fasciné par cette artiste qui a osé être elle-même. Fascination, création, passion ne sont que les quelques points communs entre ces deux talentueux romans que nous offrent les éditions du Rouergue pour la rentrée littéraire.
Samedi 26 septembre et dimanche 27 à partir de 13h
Violette and Co tient une table de vente au Festival de films FEMMES EN RESISTANCE, salle Jean-Vilar, Arcueil.
Informations sur le Festival:
http://resistancesdefemmes.wordpress.com
Mercredi 30 septembre à 19h
Rencontre autour de la revue d'art AREA n° 19/20 "Féminin Pluriel" en présence de plusieurs artistes et auteures.
A l'occasion de la sortie du numéro double d'arearevue sur le thème de la création féminine, la revue s'interroge sur le développement du féminin dans la création artistique. Il n'y a pas de réponse unique, le féminin est pluriel et sa richesse d'autant plus grande.
40 ans après le début contemporain des mouvements de libération des femmes, où en sont les combats des femmes et la création féminine ? Une nouvelle image des femmes émancipées par l'oeuvre qu’elles proposent à la société se dessine t-elle ? La parité est-elle rentrée dans les faits de l'art ? Puisqu'il est question de sensibilité, qu’est-ce que le féminin aurait apporté à l'imaginaire de nos sociétés ?
Au sommaire de ce numéro plus de cinquante artistes, écrivaines et personnalités politiques.
En lien avec cette parution, Arearevue organise plusieurs manifestations dans Paris dont une exposition et un colloque au Sénat et une exposition dans sa propre galerie (info: www.areaparis. com).
Violette and Co accueille les oeuvres de Sophie Sainrapt du mercredi 9 septembre au dimanche 4 octobre (vernissage le 9 septembre)
Déjà quelques dates en octobre:
Samedi 3 octobre 2009
Violette and Co tient une table de vente au Congrès international de l'Association internationale des victimes de l'inceste.
info: http://aivi.org
Mercredi 7 octobre 2009 à 19h
Rencontre avec LEONORA MIANO pour la parution de son roman "Les Aubes écarlates" (Plon)
Vendredi 16 octobre 2009 à 19h
Rencontre avec CLAUDINE GALEA pour son roman "Un Amour prodigue" (éditions Thierry Magnier)
Samedi 17 octobre à 19h
Présentation de la nouvelle revue HÉTÉROGRAPHE ("Revue des homolittératures ou pas"). En présence de PIERRE LEPORI (directeur), de l'équipe de rédaction et de CÉLIA HOUDART et FRANÇOIS CUSSET (sous réserve).
Mercredi 21 octobre 2009 à 19h
Rencontre avec MARIE MOINARD et JEANNE PUCHOL à l'occasion du lancement de la bande dessinée collective "En chemin elle rencontre..."
Les artistes se mobilisent contre la violence faite aux femmes (Des ronds dans l'O)
Du vendredi 30 octobre au lundi 2 octobre
Violette and Co tient une table de vente au 21e Festival de films féminstes et lesbiens de Paris.
Des forfaits seront en prévente à la librairie.
Infos: http://www.cineffable.fr
Autres actualités de Violette & Co
- Partenariat L'écrivaine CHANTAL PORTILLO, en partenariat avec la Mairie du XIe, propose un ATELIER LECTURE qui se tiendra trois mercredis par mois de 14h à 16h à la librairie Violette and Co.
Dans cet atelier, Chantal Portillo nous invite à participer à sa recherche d¹écrivain qui lit autant qu'elle écrit: "Nous approcherons des écritures, des textes contemporains: romans, nouvelles, poésie, essais, que nous lirons ensemble. Nous pourrons apprécier, ne pas apprécier, nous disputer, rire, pleurer un peu, mais partager. Nos lectures, nos étonnements, nos questions, et la préparation, la rencontre avec les auteurs invités.
Une fois par trimestre, les participants de l'atelier d¹écriture d'Isabelle Buisson nous feront entendre une sélection de leurs textes écrits en atelier, à la Mairie."
Atelier ouvert toute l'année à partir du 30 septembre, participation gratuite.
Renseignements et inscriptions au 06 87 49 96 40
Violette and Co vous signale (voir aussi dans le programme des rencontres ci-dessus):
- Littérature
CHLOÉ ARIDJIS: "Le Livre des nuages" (Mercure de France);
SAPHIA AZZEDDINE: "Mon Père est femme de ménage" (L. Scheer);
ELISABETH BARILLÉ: "Heureux parmi les morts" (Gallimard);
SEBASTIAN BARRY: "Le Testament caché" (J. Losfeld);
MARIE-ODILE BEAUVAIS: "Le Secret Gretl" (Fayard);
CAMILLE BORDAS: "Les Treize desserts" (J. Losfeld);
ALMA BRAMI: "Ils l'ont laissé là" (Mercure de France);
HÉLÈNE CIXOUS: "Eve s'évade" (Galilée);
ISABELLE CONDOU: "La Perrita" (Plon);
CELINE CURIOL: "Exil intermédiaire" (Actes Sud);
AMINA DANTON: "La Tangente" (Gallimard);
ANANDA DEVI: "Le Sari vert" (Gallimard);
JULIA FRANCK: "La Femme de midi" (Flammarion);
HÉLÈNE FRAPPAT: "Par effraction" (Allia);
HÉLÈNE GAUDY: "Si rien ne bouge" (Le Rouergue);
SYLVIE GERMAIN: "Hors champ" (Albin Michel);
BRIGITTE GIRAUD: "Une Année étrangère" (Stock);
WENDY GUERRA: "Mère Cuba" (Stock);
YANNICK HAENEL: "Jan Karski" (Gallimard);
IRIS HANIKA: "Une Fois deux" (Les Allusifs);
INAAM KACHACHI: "Si je t'oublie, Bagdad" (L. Levi);
CÉCILE LADJALI: "Ordalie" (Actes Sud);
LILIANA LAZAN: "Terre des affranchis" (J. Chambon);
DAVID LEAVITT: "Le Comptable indien" (Denoël);
MARIE-MAGDELEINE LESSANA: "Mon Frère" (Ramsay);
ELLA MAILLART: "Envoyée spéciale en Mandchourie" (Zoé);
CATHERINE MAVRIKAKIS: "Le Ciel de Bay City" (S. Wespieser);
MELANIA G. MAZZUCCO: "Un Jour parfait" (Flammarion);
COLUM MCCANN: "Et que le vaste monde poursuive sa course folle (Belfond);
VONNE VAN DER MEER: "Le Voyage vers l'enfant" (H. d'Ormesson);
SERGE MESTRE: "La Lumière et l'oubli" (Denoël);
ALICE MUNRO: "Du Côté de Castle Rock" (L'Olivier);
MARIE N'DIAYE: "Trois Femmes puissantes" (Gallimard);
LUCIA NEVAÏ: "Comment les fourmis m'ont sauvé la vie" (Ph. Rey);
GÉRARD OBERLÉ: "Mémoires de Marc-Antoine Muret" (Grasset);
JOSEPH O'NEILL: "Netherland" (L'Olivier);
VERONIQUE OVALDÉ: "Ce que je sais de Vera Candida" (L'Olivier);
JAYNE ANNE PHILLIPS: "Lark et Termite" (Bourgois);
ANNE PROVOST: "Regarder le soleil" (Fayard);
LILIANE ROSKOPF: "Un Siècle dans la vie d'une femme" (Belfond);
ANNELISE ROUX: "La Solitude de la fleur blancheé (S. Wespieser);
CORINNE ROYER: "M comme Mohican" (H. d'Ormesson);
LYDIE SALVAIRE: "BW" (Seuil);
ELIF SHAFAK: "Lait noir" (Phébus);
BÉATRICE SHALIT: "Danse avec ma mère" (L. Scheer);
SACHA SPERLING: "Mes Illusions donnent sur la cour" (Fayard);
SARA STRIDSBERG: "La Faculté des rêves" (Stock);
ALAIN CLAUDE SULZER: "Leçons particulières" (J. Chambon);
WILLIAM SUTCLIFFE: "Une Semaine avec ma mère" (Calmann-Lévy);
YOKO TAWADA: "Le Voyage à Bordeaux" (Verdier);
ELLIOT TIBER: "Hôtel Woodstock" (Alphée);
MINH TRAN HUY: "La double vie d'Anne Song" (Actes Sud);
DELPHINE DE VIGAN: "Les heures souterraines" (JC Lattès);
ANNE WIAZEMSKY: "Mon Enfant de Berlin" (Gallimard)
- Biographies
EVELYNE LE GARREC: "Séverine" (L'Archipel);
DOMINIQUE NOGUEZ: "Duras, toujours" (Actes Sud);
ALAIN VIRCONDELET: "Marguerite Duras, une autre enfance" (Le bord de l'eau);
- Essais / Documents
BERNARD ANDRIEU: "Devenir hybride" (PU Nancy);
DANIEL BORRILLO: "Le droit des sexualités" (PUF);
MALICK BRIKI: "Psychiatrie et homosexualité" (PU Franche Comté);
F. CHAUVAUD et G. MALONDAIN: "Impossibles victimes, impossibles coupables. Les femmes devant la justice, XIXe-XXe siècles" (PU Rennes);
THIERRY DELCOURT: "Artiste féminin singulier" (L'AGE D'HOMME);
ERIKA FLAHAULT: "Une vie à soi. Nouvelles formes de solitude au féminin" (PU Rennes);
GENEVIÈVE FRAISSE: "Service ou servitude" (Le bord de l'eau);
BRIGITTE GRÉSY: "Petit traité contre le sexisme ordinaire" (Albin Michel);
L. GUITTIENNE et M. PROST (dir.): "Homme-femme: de quel sexe êtes-vous?" (PU Nancy);
GHISLAINE JEANNOT PAGÈS: "Au nom du père" (PU Limoges);
FRANCIS MCCOLLUM FEELEY (dir.): "Le patriarcat et les institutions américaines" (PU Savoie);
KARL MENGEL: "Pour et contre la bisexualité" (La Musardine);
ADRIENNE MONNIER: "Rue de l'Odéon" (Albin Michel);
MOUSTAPHA SAFOUAN: "Le language ordinaire et la différence sexuelle" (O. Jacob);
KARIN RASSOUNI-DEMIGNEUX: "Je ne pense qu'à ça" (Rue du monde);
N. SOMERS et S. DES DÉSERTS: "Une Fille tout feu tout flammeé (Talents Hauts);
F. HINCKEL et I. BALANDRAS: "Le Maillot de bain" (Talents Hauts);
LAUREN MCLAUGHLIN: "Cinq jours par mois dans la peau d'un garçon" (Pocket)
- DVD
Lesbien: "L Word 5"; "The World unseen";
Gay: "Cyclone"; "Transe"; "Nuits secrètes"
Pour ou contre Orelsan pour représenter la France aux MTV Europe Music Awards 2009?
Le coming-out est-il bon pour la carrière?
Voterez-vous pour une lesbienne aux européennes?
Prix du roman lesbien 2008: "Le Souffle des baleines"
Le Prix du roman lesbien 2008 a été décerné le 6 février 2009 à la Québécoise Isabelle Gagnon pour "Le Souffle des baleines" (Remue-Ménage). Le Prix du roman lesbien étranger 2008 est allé à "La Désobéissance", de Naomi Alderman (L'Olivier), et Cy Jung a reçu un prix d'honneur. Les lauréats ont été désignés sur la base d'une sélection établie par les membres de la République du Glamour, du vote d’internautes et de Violette and Co. Douze romans étaient en lice: "La Gouine" (Catherine Péanne, auto-édition); "L’Arapède" (Caroline Martin-Prades, les Nouveaux Auteurs); "Une Saison andalouse" (Laurence Aurouet, La Cerisaie); "Vice Versa" (Fanny Mertz, La Cerisaie); "Quand Beretta est morte" (Nadia Bouzid, Grasset); "Le Souffle des baleines" (Isabelle Gagnon, éditions du remue-ménage); "Fleuve de cendres" (Véronique Bergen, Denoël); "Les Pieds de Sam" (Isabelle Esteban, La Cerisaie); "La Désobéissance" (Naomi Alderman, L’Olivier); "Passage du Caire" (Nathalie Vincent, KTM); "Chère Anne" (Judith Katzir, Joëlle Losfeld); "Le Belvédère" (Marion Page, Editions Geneviève Pastre).
LToutes
LToutes
Journalistes lesbiennes, en anglais lesbian journalists, en allemand quelque chose comme lesbischen Journalistinen, en espagnol lesbicas etc.