LToutes vous souhaite une merveilleuse année 2009 toute en bonheur et en légèreté avec la Moulinette à voeux.
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dimanche 28 décembre 2008
mardi 23 décembre 2008
Le pape fête Noël en condamnant l'homosexualité
Le 22 décembre 2008, il a ainsi implicitement condamné -à nouveau- l'homosexualité et la transsexualité et critiqué explicitement les théories du "genre" en vogue dans les pays anglo-saxons et qui visent à redéfinir les identités sexuelles.
Lors de la traditionnelle cérémonie de voeux à la Curie romaine, le pape a mis sur le même plan la protection de la planète et ce qu'il a défini comme une "écologie de l'Homme", estimant que l'Eglise devait "protéger l'homme contre la destruction de lui-même".
Dans ce cadre, parler "de la nature de l'être humain comme homme et femme" et "demander que cet ordre de la création soit respecté" n'est "pas d'une métaphysique dépassée", a-t-il assuré. Pire: le "mépris" de cet ordre "serait une autodestruction de l'homme et donc une destruction de l'oeuvre de Dieu lui-même".
"Ce qu'on exprime souvent et ce qu'on entend par le terme "gender" (genre), se traduit en définitive par l'auto-émancipation de l'homme par rapport à la création et au Créateur", a-t-il accusé.
Le Vatican s'est opposé il y a quelques jours au projet de déclaration sur la dépénalisation universelle de l'homosexualité, défendue par la France à l'ONU.
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dimanche 21 décembre 2008
La Norvège en manque de sperme
La Norvège va manquer de sperme. C'est en tout cas ce que redoutent les lesbiennes norvégiennes, qui auront accès à partir du 1er janvier 2009 à l'insémination artificielle. Seul "hic": l'Hôpital national, qui détient la plus importante banque de sperme du pays, craint de ne pas en avoir suffisamment pour répondre à cette nouvelle demande.L'Association nationale de défense des gays et des lesbiennes (LLH) s'inquiète donc, et accuse les banques de sperme de ne pas avoir su anticiper le problème. "Cet été, le ministère de la Santé les avait prévenues qu'il fallait commencer immédiatement à collecter les permissions des donneurs, qui doivent autoriser le don de leur sperme à des lesbiennes. Nous nous demandons pourquoi l'Hôpital national n'a rien fait du tout", s'étonne Elin Vestrum, de LLH, dans le journal norvégien Vårt Land.
Du coup, les banques de sperme vont probablement devoir demander de l'aide à l'étranger, et importer du sperme. Les donneurs pourraient aussi désormais engendrer huit enfants au maximum, contre six actuellement.
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vendredi 19 décembre 2008
L'Espagne autorise le don d'ovule entre lesbiennes
La Commission de reproduction humaine assistée autorise le don d'ovules entre femmes lesbiennes mariées en Espagne. La FELGBT, l'organisation espagnole de défense des droits des homosexuels, exprime sa "satisfaction" devant cette "avancée des droits des familles LGBT".
Aucune clinique de procréation assistée ne pourra plus, théoriquement, refuser de procéder à ce don a sein d'un couple lesbien marié qui permettra à l'une d'être la génétrice quand sa compagne sera la mère génétique.
La FELGBT dénonce toutefois les discriminations que subissent encore trop souvent les lesbiennes en Espagne. En particulier, l'insémination artificielle leur est refusée quand elles se présentent en tant que couple marié.
L'association dénonce aussi "l'arbitraire" qui règne au moment de l'inscription d'un enfant sur les registres d'état-civil en tant que fruit d'un mariage homosexuel. L'espagne a légalisé le mariage entre personnes du même sexe en 2005.
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mercredi 17 décembre 2008
L'homosexualité divise l'ONU
(actualisé le 18 décembre)Rama Yade a présenté jeudi 18 décembre à New York le projet français d'appel à une dépénalisation universelle de l'homosexualité. En marge de l'Assemblée générale des Nations unies, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme a défendu cette déclaration non contraignante, signée par 66 des 192 Etats-membres de l'ONU.
Le Vatican, en revanche, est vent debout contre un texte qui, estime-t-il, menacerait l'institution du mariage. Au total, une cinquantaine d'Etats se sont opposés à la déclaration, en particulier les pays membres de l'Organisation de la conférence islamique. Le texte n'a pas été signé non plus par les Etats-Unis. Rama Yade a qualifié l'attitude américaine de "décevante".
A l'heure actuelle, 90 pays punissent l'homosexualité, dont sept avec la peine de mort.
Le projet appelle tous les Etats à dépénaliser l'homosexualité, et condamne les assassinats, exécutions, tortures, arrestations arbitraires ou privations de droits économiques, sociaux ou culturels que les homosexuels et transsexuels subissent encore dans de trop nombreux pays.
Parmi les signataires de la déclaration figurent l'Arménie, l'Australie, la Bosnie-Herzégovine, le Canada, la République centrafricaine, le Chili, l'Equateur, la Georgie, l'Islande, Israël, le Japon, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Serbie, la Suisse, l'Uruguay, le Venezuela, ainsi que la totalité des Etats-membres de l'Union européenne.
Plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme ont apporté leur soutien dans un communiqué à l'initiative française. "Les Nations unies doivent parler avec force contre la violence et les préjugés. Il n'y a pas de place pour la demi-mesure quand il s'agit de droits de l'Homme", a ainsi souligné le néerlandais Boris Dittrich, de Human Rights Watch.
Pour Louis-Georges Tin, le promoteur français de la Journée internationale contre l'homophobie, présenter cette déclaration au niveau de l'Assemblée générale des Nations unies est déjà "un grand succès".
En France, Rama Yade a reçu le soutien de GayLib, l'association de l'UMP de promotion des droits des homosexuels, qui a salué dans un communiqué "une déclaration pionnière" et "un signal fort" lancé au monde: "l’homosexualité n’est pas un crime. C’est l’homophobie qui est un délit".
GayLib salue le bilan "largement positif" de Rama Yade, alors même que celle-ci est sur la sellette. La secrétaire d'Etat a en effet "déçu" le président Nicolas Sarkozy lorsqu'elle a dit ne pas souhaiter être candidate aux européennes de 2009. Dans la foulée, son ministre de tutelle Bernard Kouchner estimait d'ailleurs que la création de son secrétariat d'Etat était une "erreur".
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Connecticut: les électeurs OK avec le mariage homo

Les habitants du Connecticut soutiennent le mariage homosexuel, légalisé par la justice, selon un sondage publié ce 17 décembre 2008 par la Quinnipiac University. "Quatre électeurs sur cinq sont favorables à une reconnaissance légale des unions entre personnes du même sexe, et près des deux tiers sont opposés à l'interdiction du mariage gay et lesbien dans la Constitution de l'Etat", résume le directeur de l'institut, Douglas Schwartz.
Plus de la moitié des électeurs (52%, contre 39% et 9% d'indécis) sont d'accord avec la décision de la Cour suprême de cet Etat qui a légalisé le mariage homo le 10 octobre dernier.
Lorsqu'on leur demande quelle forme de reconnaissance leur paraît préférable pour les couples homosexuels, 43% des personnes interrogées répondent le mariage, 39% le partenariat civil (Pacs) et 12% estiment qu'on ne devrait pas du tout reconnaître officiellement ces couples. Et six électeurs sur dix (61%, contre 33%) refuseraient d'interdire le mariage gay dans la Constitution du Connecticut, contrairement à ce qui s'est fait par référendum en Floride et en Californie ("Proposition 8") le 4 novembre 2008.
Les couples homosexuels peuvent se marier dans le Massachusetts (depuis 2004) et le Connecticut (depuis novembre 2008). Environ 18.000 lesbiennes ou gays se sont mariés en Californie entre juin et novembre 2008, entre la légalisation et l'interdiction de ces unions. D'autres Etats, comme le New Jersey, le Vermont et le New Hampshire, proposent des unions civiles (sorte de Pacs). Dans l'Iowa, la Cour suprême examine la plainte de six couples homosexuels qui considèrent l'interdiction de se marier comme une atteinte à l'égalité des droits.
Le sondage Quinnipiac University a été réalisé entre le 11 et le 15 décembre 2008 auprès de 1.445 électeurs inscrits dans le Connecticut. La marge d'erreur est de plus ou moins 2,6 points de pourcentage.
- Lire aussi sur LToutes: "USA: oui à Obama, non au mariage gay" (05/11/2008) ; Carte du statut des unions homosexuelles aux USA, par l'association gay et lesbienne TaskForce
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mardi 16 décembre 2008
Une lesbienne à un poste clé de l'équipe Obama
LToutes vous en parlait déjà le 10 décembre dernier. C'est désormais officiel: Barack Obama a annoncé mardi 16 décembre la nomination d'une lesbienne, Nancy Sutley, à un poste clé de son équipe.Elle présidera le Conseil sur la qualité de l'environnement, qui est chargé de conseiller le président et le vice-président américains sur les questions environnementales nationales et internationales. Elle va donc jouer un rôle essentiel alors qu'un accord mondial sur la lutte contre le réchauffement climatique doit être conclu d'ici décembre 2009, et que les Européens placent beaucoup d'espoir dans la nouvelle équipe américaine.
"Ces dernières années, nous avons vu des Etats et des villes prendre des initiatives pour formuler des solutions innovantes sur l'énergie", a souligné Barack Obama lors d'une conférence de presse. En tant qu'adjointe au maire de Los Angeles chargée de l'environnement notamment, "Nancy Sutley a été à l'avant-garde de ces efforts", a-t-il expliqué. "Maintenant, elle va apporter son expérience unique à Washington, et jouera un rôle clé pour rendre notre gouvernement plus efficace et coordonner nos efforts à l'intérieur de nos frontières et dans le monde".
Ironie de l'histoire, Nancy Sutley avait soutenu Hillary Clinton pendant la campagne présidentielle américaine, au sein de la commission californienne sur les questions lesbiennes, gay, bisexuelles et transgenre (LGBT). Après la victoire de Barack Obama le 4 novembre 2008, cette spécialiste reconnue de l'environnement avait intégré l'équipe de transition pour préparer les dossiers de l'Agence de protection de l'environnement (EPA).
Barack Obama prendra ses fonctions le 20 janvier 2009.
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lundi 15 décembre 2008
Le Pacs hongrois recalé
Les couples lesbiens et gays hongrois pensaient pouvoir se pacser dès le 1er janvier 2009, mais la Cour constitutionnelle en a décidé autrement.Elle a estimé que la loi de décembre 2007 sur le partenariat civil dévalorisait le mariage en ouvrant quasiment les mêmes droits aux concubins.
Bref, le Pacs, d'accord, mais seulement pour les homos. Et en attendant qu'il soit redéfini, personne ne peut en profiter.
L'association Háttér de soutien aux gays, lesbiennes, bisexuels et transgenre (LGBT) en Hongrie a organisé une veillée aux bougies dans la soirée à Budapest pour protester contre cette décision.
Lors de la dernière Gay Pride à Budapest en juillet 2008, plusieurs centaines de manifestants d'extrême droite avaient jeté des oeufs pourris et des bombes fumigènes sur le cortège. La police les avait dispersés et en avaient avait interpellé plusieurs. La classe politique avait largement dénoncé ces violences. L'homophobie reste forte dans beaucoup de pays d'Europe centrale et de l'Est.
dimanche 14 décembre 2008
"Pour faire de l’argent, on ne se tourne pas vers les lesbiennes"
Après la fermeture des éditions La Cerisaie, Céline Lion, des éditions "Dans l'Engrenage", répond aux questions de LToutes sur les difficultés -et les opportunités- du marché lesbien.
- Lire aussi sur LToutes: "Fin des éditions lesbiennes La Cerisaie" (06/12/2008)
LToutes: Est-il toujours aussi difficile de vendre des livres aux lesbiennes (et surtout d'en vivre)?
Céline Lion: Nous avons la particularité d’en vivre rarement: les éditions "Dans L’Engrenage" ne salarient personne. Tous les intervenants, y compris moi-même, avons des activités annexes pour gagner notre vie. Les bénéfices de la vente d’un livre servent à publier le suivant, la plupart du temps. Nous faisons appel à des professionnels (couvertures, corrections, traductions), nous publions de la littérature étrangère, ce qui coûte évidemment bien plus cher, et nous soignons la fabrication, tout en resserrant les prix. Un titre comme "Cara et moi", le dernier que nous avons publié, est vendu au prix de 18 euros, alors que chez un gros éditeur, il serait proposé au public autour de 22 euros.
Depuis dix ans, le nombre de maisons d'édition lesbiennes a sensiblement augmenté, ce qui n'est pas une chose si surprenante: nous étions, en France, passablement en retard. On en compte à l'heure actuelle moins d'une dizaine. C’est une bonne chose, parce que l’édition est une activité liée à la personnalité de l’éditeur. C’est très subjectif à partir du moment où il s’agit de choix personnels. Donc, plus il y a d’éditrices, plus il y a de choix.
Pour nous, l’enjeu est de vaincre l’espèce de mépris/méfiance spontanés chez beaucoup de gens lorsqu’on se revendique comme "maison d'édition lesbienne". Il n’y a pas de culture communautaire en France, contrairement à l’Espagne, aux pays anglo-saxons, ou nordiques.D’autre part, sur le plan culturel, l’émergence d’une meilleure offre de DVD lesbiens (films, séries, etc.) a certainement une incidence sur les habitudes des lesbiennes qui, selon de nombreuses études, sont en général des femmes qui n’ont pas un pouvoir d’achat élevé: il leur faut choisir entre livres et DVD.
LT:Est-ce que les maisons d'édition "hétéros" s'intéressent au marché ?
CL: On se doute bien que si le marché lesbien était rentable, les multinationales de l'édition le sauraient. Nous aurions de la concurrence du côté des grosses maisons généralistes, et nos amies et consœurs de La Cerisaie verraient leur avenir plus sereinement.
La population lesbienne n’est pas, d’un point de vue économique, une cible intéressante pour les gens qui veulent faire du business, contrairement à certaines craintes exprimées parfois par les homos. Si l’on veut faire de l’argent, on ne se tourne pas vers ce public, c’est une évidence. S'il arrive de voir ce genre de publications chez les généralistes, c'est plus un choix ponctuel qui relève de critères autres que politiques.
Nous avons par exemple à notre catalogue un roman merveilleux, "Cara et moi", écrit par celle qui est aujourd'hui considérée par les spécialistes comme l'une des dix plus grandes romancières contemporaines d'Irlande, Emma Donoghue. Eh bien pas un de ces éditeurs généralistes n'a voulu la publier, manquant ainsi de grands livres. Sans doute parce qu'elle écrit trop "lesbien", et qu'elle n'a pas peur de continuer à publier chez des maisons d'édition lesbiennes anglo-saxonnes, parallèlement à ses gros éditeurs conventionnels.Sarah Waters est l'exception, mais je pense que c'est le succès commercial qu'elle a rencontré en Angleterre qui a motivé ses éditeurs français, et leur a permis de voir qu'il y avait là une grande écrivaine.
Je suis donc persuadée que nous avons un rôle particulier, et que nous acceptons de prendre des risques qui n'intéressent pas les éditeurs généralistes, les débouchés en terme de public étant vraiment trop limités.
LT: Qu'est-ce qui marche le plus auprès des lesbiennes?CL: Les lesbiennes sont des lectrices normales, donc leurs préférences en terme de genre ressemblent de près à celles de toutes les autres lectrices, à cette nuance près qu'elles sont encore plus consommatrices de littératures populaires: roman sentimental et polar.
LT: Quelles sont vos principales difficultés? La distribution?
CL: Il ne faut pas négliger l'Internet, qui devient un moyen simple et direct de se rendre disponible à toutes les lectrices. Le distributeur devient un peu obsolète. Ensuite, il y a peu de libraires qui prennent le risque de nous réserver une place dans leurs rayons ou sur leurs tables.
Notre choix est de ne travailler qu'avec les libraires prêts à recevoir nos livres, c'est-à-dire à les proposer à leurs clientes. Nous sommes disponibles sur commande partout, mais présentes en stock uniquement dans des points de vente triés sur le volet. Le contraire d'un bon plan marketing!
Nous avons surtout le respect des libraires spécialisés, qui sont nos meilleurs interlocuteurs et se battent au quotidien pour défendre cette spécificité, un gros risque financier pour eux. Nous préférons placer nos livres chez eux que chez des libraires dubitatifs.
LT: Que pensez-vous de la réputation, qui colle souvent à la peau de la littérature lesbienne, de romans "à l'eau de rose"?
CL: Nous publions des romans et des nouvelles qui intéressent les amatrices de littérature pure (couvertures blanches) et, parallèlement, nous lançons une collection de romans policiers d'ici peu (couvertures noires). Nous avons des bandes dessinées, bref nous reflétons le fait que les artistes lesbiennes s’expriment dans tous les domaines.
Nous avons choisi depuis trois ans de dédier une collection clairement identifiable (couvertures roses) aux romans d'amour qui se revendiquent comme tels et répondent aux canons.
Je suis toujours amusée par le fait que la littérature "à l'eau de rose" ait mauvaise réputation. C'est un peu court. Historiquement, la littérature lesbienne est née avec la littérature rose, c'est ainsi qu'elle s'est développée, et qu'elle continue à le faire. Car les lesbiennes ont enfin eu, grâce à ces livres, du rêve. Elles ont pu enfin rêver leur vie, au sens où les autres femmes (et hommes) rêvent la leur. Un rêve de bonheur que je trouve dommage de regarder avec condescendance.Et puis, aujourd'hui, il y a bien sûr des lesbiennes privilégiées qui vivent dans des lieux ou fréquentent des milieux qui leur permettent de s'épanouir en tant qu'homosexuelles, d'avoir des moments où elles appartiennent à une norme. Mais pour beaucoup d'autres, la littérature sentimentale comble encore un besoin d'identification et les aide. Je reçois beaucoup de courrier en ce sens.
Personnellement, je lis toutes sortes de livres, plus ou moins "faciles", et je peux passer de Jeanette Winterson ou Djuna Barnes à Katherine V. Forrest ou Gerri Hill sans problème. Je n’y trouve pas la même chose, voilà tout. Bizarre de mettre en concurrence des genres… Nous sommes nombreuses dans ce cas. Il ne faut pas négliger le fait qu'il existe une bonne littérature rose, comme il y a une bonne littérature noire, ou une bonne littérature de science fiction.
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samedi 13 décembre 2008
Homophobie: les plaintes en hausse
Les homosexuels victimes de discriminations au travail hésitent de moins en moins à s'en plaindre auprès de la HALDE. Dans un guide des pratiques des entreprises publié en décembre 2008, la HALDE constate une hausse des saisines pour des cas de discriminations liées à l'orientation sexuelle: 38 en 2005, 61 en 2006 et 113 en 2007.
Toutefois, les plaintes pour discrimination des gays et lesbiennes ne représentent encore que 1,8% des réclamations. Deux tiers de ces saisines portent sur l'emploi, avec "des situations de harcèlement discriminatoire souvent caractérisées par une absence de réaction de l'employeur ou des réactions curieuses comme des demandes d'examens médicaux injustifiées, pouvant aboutir à des licenciements pour inaptitude voire à des démissions forcées", constate la HALDE.
Elle a interrogé 251 entreprises. "Rares sont celles qui traitent de la question des discriminations fondées sur l'orientation sexuelle", déplore-t-elle. "Peu saisis par les salariés, certains directeurs des ressources humaines (DRH) considèrent en définitive que toute question relative à l'orientation sexuelle relève du domaine privé".
Pour les lesbiennes, c'est pire: "si l'homophobie au travail est un phénomène banalisé et largement sous-estimé, les difficultés spécifiques vécues par les lesbiennes -qui sont exposées à un double risque de discrimination en tant que femmes et en tant qu'homosexuelles- sont quant à elles, complètement invisibles".
La HALDE cite en exemple quelques entreprises, comme Thomson, qui accorde les mêmes avantages sociaux aux couples mariés et pacsés, ou Eau de Paris, qui applique les mêmes conditions pour le congé paternité qu'il s'agisse d'hétéro ou d'homoparentalité.
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vendredi 12 décembre 2008
Autorité parentale croisée: un couple lesbien débouté
(actualisé le 13/12/2008 avec la réaction de Me Mécary)
La cour d'appel de Douai a refusé ce 11 décembre 2008 la délégation et le partage de l'autorité parentale à un couple de lesbiennes de Tourcoing, mères de deux enfants, et qui avaient obtenu satisfaction en première instance fin 2007.
Les juges ont estimé que l'autorité parentale croisée n'était pas nécessaire dans la mesure où la vie de cette famille homoparentale se déroulait normalement et qu'aucun problème ne se posait pour les enfants dans l'immédiat, selon la presse locale du Nord. On ignore si le couple lesbien contestera la décision devant la Cour de cassation.
Les deux femmes vivent ensemble depuis une quinzaine d'années et sont pacsées depuis 2002. Elles ont chacune mis au monde un enfant en recourant à la procréation assistée en Belgique à quelques années d'intervalle. C'est le parquet qui avait fait appel du jugement de la décision de la juge aux affaires familiales.
En 2006, la cour de Cassation, la plus haute juridiction de l'ordre judiciaire français, a estimé que la délégation d'autorité parentale créée en 2002 s'appliquait aussi aux couples homosexuels à condition qu'ils vivent "en union stable et continue", que "les circonstances l'exigent" et que la mesure soit "conforme à l'intérêt supérieur de l'enfant".
Pour l'avocate Caroline Mécary, spécialiste de la question, cette décision "insupportable" de la cour d'appel de Douai "traduit l'homophobie inconsciente" de magistrats qui "ne veulent pas permettre qu'on leur dise 'Vous êtes en train de créer la famille homoparentale'".
Et de souligner dans un entretien à LToutes que "dans une configuration homoparentale, l'enfant n'a légalement qu'un seul parent. Si celui-ci meurt, l'enfant se retrouve orphelin". "En cas d'accident par exemple, si l'enfant a besoin d'une intervention chirurgicale et que la mère est en vacances ou en déplacement et ne peut pas manifester sa volonté, la compagne ne peut pas décider, il faut saisir en urgence le juge aux affaires familiales", explique-t-elle. Pour l'avocate, qui espère que le couple ira en Cassation et saisira la Cour européenne des droits de l'Homme, "les magistrats ont fait fi de l'intérêt concret de l'enfant".
- Pour une plongée édifiante dans le raisonnement des juges de Douai: l'avocate Carolyne Mécary a publié une partie des attendus du jugement sur son blog.
- Lire aussi sur LToutes: "Un couple de lesbiennes obtient la délégation et le partage de l'autorité parentale sur son enfant" (18/11/2008)
La cour d'appel de Douai a refusé ce 11 décembre 2008 la délégation et le partage de l'autorité parentale à un couple de lesbiennes de Tourcoing, mères de deux enfants, et qui avaient obtenu satisfaction en première instance fin 2007.
Les juges ont estimé que l'autorité parentale croisée n'était pas nécessaire dans la mesure où la vie de cette famille homoparentale se déroulait normalement et qu'aucun problème ne se posait pour les enfants dans l'immédiat, selon la presse locale du Nord. On ignore si le couple lesbien contestera la décision devant la Cour de cassation.
Les deux femmes vivent ensemble depuis une quinzaine d'années et sont pacsées depuis 2002. Elles ont chacune mis au monde un enfant en recourant à la procréation assistée en Belgique à quelques années d'intervalle. C'est le parquet qui avait fait appel du jugement de la décision de la juge aux affaires familiales.
En 2006, la cour de Cassation, la plus haute juridiction de l'ordre judiciaire français, a estimé que la délégation d'autorité parentale créée en 2002 s'appliquait aussi aux couples homosexuels à condition qu'ils vivent "en union stable et continue", que "les circonstances l'exigent" et que la mesure soit "conforme à l'intérêt supérieur de l'enfant".
Pour l'avocate Caroline Mécary, spécialiste de la question, cette décision "insupportable" de la cour d'appel de Douai "traduit l'homophobie inconsciente" de magistrats qui "ne veulent pas permettre qu'on leur dise 'Vous êtes en train de créer la famille homoparentale'".
Et de souligner dans un entretien à LToutes que "dans une configuration homoparentale, l'enfant n'a légalement qu'un seul parent. Si celui-ci meurt, l'enfant se retrouve orphelin". "En cas d'accident par exemple, si l'enfant a besoin d'une intervention chirurgicale et que la mère est en vacances ou en déplacement et ne peut pas manifester sa volonté, la compagne ne peut pas décider, il faut saisir en urgence le juge aux affaires familiales", explique-t-elle. Pour l'avocate, qui espère que le couple ira en Cassation et saisira la Cour européenne des droits de l'Homme, "les magistrats ont fait fi de l'intérêt concret de l'enfant".
- Pour une plongée édifiante dans le raisonnement des juges de Douai: l'avocate Carolyne Mécary a publié une partie des attendus du jugement sur son blog.
- Lire aussi sur LToutes: "Un couple de lesbiennes obtient la délégation et le partage de l'autorité parentale sur son enfant" (18/11/2008)
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mercredi 10 décembre 2008
Une journée pas gay

Les homosexuels d'Amérique et tous ceux qui soutiennent les LGBT étaient appelés mercredi à prendre un jour de congé du travail, garder leurs sous et aider des associations pour participer à la première "Journée sans homo".
Ce "Day Without a Gay" était organisé pour protester contre la récente interdiction par référendum du mariage gay en Californie, quelques mois seulement après sa légalisation. L'événement fait écho au 60e anniversaire, ce 10 décembre 2008, de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, adoptée par les Nations unies en 1948.
Le Day Without a Gay a été imaginé par un couple californien, Sean Hetherington et Aaron Hartzler, lors des manifestations qui ont suivi l'adoption de la Proposition 8.
Le jour où les Etats-Unis élisaient Barack Obama à la présidence, portant pour la première fois un Noir à la Maison Blanche, 52% des Californiens se prononçaient pour l'interdiction du mariage homosexuel, alors que 18.000 couples avaient été unis depuis juin dans cet Etat. Ce même 4 novembre 2008, l'Arizona et la Floride interdisaient le mariage homosexuel dans leur Constitution. Seuls le Massachusetts et le Connecticut permettent aux lesbiennes et gays de se marier.
- Lire aussi sur LToutes: "USA: "oui" à Obama, "non" au mariage gay" (05/11/2008)
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Une lesbienne militante dans l'administration Obama
Une militante lesbienne pour les droits LGBT devrait obtenir un poste de premier plan dans l'équipe présidentielle de Barack Obama, rapporte le magazine homosexuel "Advocate", citant une source proche du président-élu au Parti démocrate. D'autres médias américains confirment les grandes chances de Nancy Sutley.Actuellement adjointe au maire de Los Angeles chargée de l'Energie et de l'Environnement, Nancy Sutley devrait être prochainement nommée présidente du Conseil sur la qualité de l'environnement, qui coordonne et définit la politique environnementale de la Maison Blanche. Contactée par le "L.A. Times", elle s'est refusée à tout commentaire.
Pendant la campagne présidentielle américaine, Nancy Sutley a soutenu Hillary Clinton au sein de la commission californienne sur les questions lesbiennes, gay, bisexuelles et transgenre (LGBT). Après la victoire de Barack Obama le 4 novembre 2008, cette spécialiste reconnue de l'environnement a intégré l'équipe de transition pour préparer les dossiers de l'Agence de protection de l'environnement (EPA).
Experte respectée de l'environnement et de l'énergie, femme, militante lesbienne et soutien d'une Hillary Clinton réconciliée avec Barack Obama: Nancy Sutley possède bien des atouts pour incarner le changement dans la future administration américaine, qui prendra ses fonctions le 20 janvier 2009. Reste à savoir si l'on peut donner des gages aux militants LGBT sans se mettre à dos l'aile conservatrice du Parti démocrate.
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samedi 6 décembre 2008
Fin des éditions lesbiennes "La Cerisaie"
Spécialisée dans la littérature lesbienne, la maison d'édition La Cerisaie vient d'annoncer qu'elle fermait ses portes. "La Cerisaie fut une belle aventure qui n'aurait pas pu exister sans vous. Merci de votre fidélité", écrit sa fondatrice Catherine Allex dans un message diffusé par la Coordination lesbienne en France (CLF).
Fondée en 2002, La Cerisaie a notamment publié récemment "Une Saison andalouse" de Laurence Aurouet ou "Les Enfants d'Héloïse" d'Hélène de Montferrand (prix Goncourt du premier roman en 1990 pour "Les Amies d'Héloïse"). Mais cela n'a pas suffi. La disparition de cette maison d'édition montre que se lancer sur le marché lesbien en France reste un pari à haut risque.Pourtant, le secteur n'a jamais été aussi dynamique: les maisons d'édition lesbiennes se sont multipliées depuis les années 1990. Alors que Geneviève Pastre avait montré la voie dès 1989, les éditions KTM naissaient en 1998: elles ont fêté leur dixième anniversaire en mai dernier. Les Editions gaies et lesbiennes sont nées en 1997, Dans L'engrenage en 2003, les éditions Julie Oriol en 2004, puis les éditions Labrys en 2005.
"Les lesbiennes savent que nos livres existent et où les trouver"Dans une série de textes publiée en 2005 dans "Lesbia Magazine" et intitulée "France, années 1990: la décennie lesbienne", Brigitte Boucheron, cofondatrice de Bagdam Cafee à Toulouse, estimait qu'il se publiait 18 livres lesbiens par an dans les années 1990, contre 10 dans les années 1980 et 5 dans les années 1970. A tel point que les éditeurs hétérosexuels ont commencé eux aussi à s'intéresser à ce "marché", en publiant notamment des polars aux héroïnes lesbiennes.
Interrogée par LToutes, Céline Rosset, des éditions Labrys, préfère donc voir dans cette fermeture un "cas relativement isolé". "Il y a des disparitions, comme partout. Cela fait partie de la vie de toute entreprise", explique-t-elle.
Certes, les maisons d'édition lesbiennes "manquent de vecteurs pour se faire connaître", vu le nombre restreint de médias s'adressant aux homosexuelles, et les grands distributeurs restent encore inaccessibles, mais "Internet change la donne", souligne Céline Rosset. "Les lesbiennes savent que nos livres existent et elles savent où elles peuvent les trouver".
Ce dynamisme reste toutefois à relativiser: il se publie toujours trois à quatre fois plus d'ouvrages pour la communauté gay que pour les lesbiennes, et la littérature pour femmes souffre encore d'une tenace image de "romans à l'eau de rose". Une image que conteste Céline Rosset, qui dénonce une "idée préconçue": "il y a plus de maisons d'édition spécialisées, donc il y a plus d'ouvrages qui sortent" et "il y a de tout", assure-t-elle.La fermeture récemment de la librairie homo "Blue Book" à Paris montre plus largement qu'il reste difficile de vendre des livres aux homosexuels, même si "Les Mots à la bouche" et la librairie "Violette and Co", tenue par des lesbiennes, restent fidèles au poste.
"En France, comme en Belgique, les services et commerces en direction d'une clientèle lesbienne sont héroïques: trop de lesbiennes ne pensent pas lesbien, donc ne dépensent pas lesbien", déplorait Brigitte Boucheron en 2005. Cela "entraîne la mort des entreprises, et de toute façon freine leur expansion et l'ambition de leurs créatrices. Il faut une exceptionnelle pugnacité pour maintenir son rêve".
Publié par
LToutes
dimanche 30 novembre 2008
Une lesbienne pour remplacer Hillary Clinton?
Christine Quinn est la première femme devenue N°2 de la mairie de New York, elle est démocrate, volontaire et... lesbienne. Cette élue de 42 ans pourrait aussi devenir la première sénatrice ouvertement homosexuelle des Etats-Unis si Barack Obama choisit Hillary Clinton pour cheffe de la diplomatie américaine.
Il y a encore quelques jours, Christine Quinn manifestait à New York contre l'interdiction du mariage homosexuel en Californie, où ces unions avaient été légalisées en mai dernier. En 2006, elle avait refusé de participer à la parade de la Saint-Patrick tant que les organisations gay et lesbiennes en seraient bannies. En 2006 aussi, elle avait remercié sa compagne Kim Catullo dans son discours de prise de fonctions à la tête du conseil municipal. Sa biographie officielle mentionne son orientation sexuelle.
On disait Christine Quinn tentée par la mairie de New York en 2009, mais l'élection de Barack Obama à la Maison Blanche pourrait changer la donne.
Barack Obama, qui succédera à George Bush le 20 janvier 2009, n'a pas encore officiellement désigné sa future secrétaire d'Etat mais Hillary Clinton est considérée comme la favorite. L'ex-First Lady appréciée des associations LGBT devrait alors renoncer à son mandat de sénatrice de l'Etat de New York. Elle l'occupe depuis novembre 2000 et l'a conservé haut la main en 2006.Or si le maire de New York Michael Bloomberg est très bien placé pour récupérer le siège d'Hillary Clinton à Washington, le gouverneur de l'Etat de New York est favorable au mariage homosexuel et pourrait vouloir donner un signal fort en nommant une femme, ouvertement lesbienne qui plus est. Il y a quelques mois, ce gouverneur a ordonné aux services publics d'appliquer immédiatement une décision de justice accordant les mêmes droits à tous les couples mariés, y compris homosexuels.
Seuls le Massachusetts (depuis 2004) et le Connecticut (depuis octobre 2008) ont légalisé le mariage entre gays ou lesbiennes, mais d'autres Etats, comme le New Jersey, le Vermont et le New Hampshire, proposent des unions civiles (sorte de PACS).
La Californie a autorisé le mariage homosexuel en mai 2008, mais il a de nouveau été interdit par un référendum en novembre dernier. Le sort des mariages contractés entre-temps, comme celui de l'animatrice de télévision Ellen DeGeneres et de l'actrice Portia De Rossi, n'est pas fixé.
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