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samedi 28 novembre 2009

Neuf homos attendent leur exécution en Iran

Ils s'appellent Ghaseem Bashkool, Mahdi Pooran, Hamid Taghi, Ebrahim Hamidi, Mehdi Rezaii, Hamze Chavoshi, Loghman Hamzepour, Mohsen Ghabraii, et Nemat Safavi. Tous, dont certains étaient mineurs au moment des faits, ont été condamnés à mort pour "sodomie" en Iran ces trois dernières années et tous attendent dans les geôles iraniennes leur exécution.

La Commission internationale de défense des droits des gays et lesbiennes (IGLHRC) a lancé, en partenariat avec une association iranienne (IRQO) et la principale association gay et lesbienne néerlandaise COC un appel pour tenter de sauver les vies de ces neuf Iraniens et que cessent les exécutions d'homosexuels dans ce pays. Les trois organisations en appellent en particulier au ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, mais aussi à l'Allemagne, au Canada et à l'Union européenne pour qu'ils interviennent.

Ghaseem Bashkool, un étudiant de 33 ans, a été arrêté avec un autre jeune homme en 2007 pour sodomie. Tous deux ont été condamnés à mort en 2009, malgré leurs dénégations. Ghassem est actuellement détenu à la prison d'Ardebil.

Le 9 août 2008, Mahdi Pooran, 17 ans, Hamid Taghi, Ebrahim Hamidi, et Mehdi Rezaii ont également été interpellés à Tabriz, dans le nord-ouest de l'Iran, et condamnés à mort en juillet 2008, sur la base du témoignage d'un homme de 19 ans dont la famille était déjà en conflit avec les quatre accusés. Mohsen Ghabraii a quant à lui été condamné à mort par un tribunal de Shiraz pour sodomie. Malgré les efforts de son avocat, son exécution devrait intervenir prochainement.

La loi iranienne punit de mort les relations sexuelles entre deux hommes, et de 100 coups de fouet les relations entre deux femmes. En cas de quatrième condamnation, c'est la mort aussi pour les lesbiennes. Les condamnations sont fréquemment obtenues sur la base d'aveux forcés, arrachés par des pressions psychologiques ou la torture.

mercredi 17 décembre 2008

L'homosexualité divise l'ONU

(actualisé le 18 décembre)
Rama Yade a présenté jeudi 18 décembre à New York le projet français d'appel à une dépénalisation universelle de l'homosexualité. En marge de l'Assemblée générale des Nations unies, la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme a défendu cette déclaration non contraignante, signée par 66 des 192 Etats-membres de l'ONU.

Le Vatican, en revanche, est vent debout contre un texte qui, estime-t-il, menacerait l'institution du mariage. Au total, une cinquantaine d'Etats se sont opposés à la déclaration, en particulier les pays membres de l'Organisation de la conférence islamique. Le texte n'a pas été signé non plus par les Etats-Unis. Rama Yade a qualifié l'attitude américaine de "décevante".

A l'heure actuelle, 90 pays punissent l'homosexualité, dont sept avec la peine de mort.

Le projet appelle tous les Etats à dépénaliser l'homosexualité, et condamne les assassinats, exécutions, tortures, arrestations arbitraires ou privations de droits économiques, sociaux ou culturels que les homosexuels et transsexuels subissent encore dans de trop nombreux pays.

Parmi les signataires de la déclaration figurent l'Arménie, l'Australie, la Bosnie-Herzégovine, le Canada, la République centrafricaine, le Chili, l'Equateur, la Georgie, l'Islande, Israël, le Japon, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Serbie, la Suisse, l'Uruguay, le Venezuela, ainsi que la totalité des Etats-membres de l'Union européenne.

Plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme ont apporté leur soutien dans un communiqué à l'initiative française. "Les Nations unies doivent parler avec force contre la violence et les préjugés. Il n'y a pas de place pour la demi-mesure quand il s'agit de droits de l'Homme", a ainsi souligné le néerlandais Boris Dittrich, de Human Rights Watch.

Pour Louis-Georges Tin, le promoteur français de la Journée internationale contre l'homophobie, présenter cette déclaration au niveau de l'Assemblée générale des Nations unies est déjà "un grand succès".

En France, Rama Yade a reçu le soutien de GayLib, l'association de l'UMP de promotion des droits des homosexuels, qui a salué dans un communiqué "une déclaration pionnière" et "un signal fort" lancé au monde: "l’homosexualité n’est pas un crime. C’est l’homophobie qui est un délit".

GayLib salue le bilan "largement positif" de Rama Yade, alors même que celle-ci est sur la sellette. La secrétaire d'Etat a en effet "déçu" le président Nicolas Sarkozy lorsqu'elle a dit ne pas souhaiter être candidate aux européennes de 2009. Dans la foulée, son ministre de tutelle Bernard Kouchner estimait d'ailleurs que la création de son secrétariat d'Etat était une "erreur".