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mercredi 28 janvier 2009

Meres porteuses pour couples homos: 55% des Francais d'accord

Photo Johan Cloete

Plus de la moitié des Français (55%) sont favorables à l'autorisation du recours à des mères porteuses pour les couples homosexuels, 62% pour les célibataires, et 87% pour les couples hétérosexuels, selon un sondage Ipsos pour "Top Santé" et France-5.

En France, la "maternité pour autrui" est interdite depuis 1994 par les lois de bioéthique. Ces textes seront révisés en 2010 mais les parlementaires semblent rester hostiles à la légalisation des mères porteuses, souhaitée par 61% des Français, selon Ipsos. Seules 17% des femmes interrogées seraient prêtes à porter l'enfant de quelqu'un d'autre.

En matière de procréation médicalement assistée (PMA), 59% des femmes se disent prêtes à donner leurs ovocytes, et 56% des hommes à donner leur sperme. Les trois quarts (76%) des Français sont opposés à tout type de rémunération pour ces services et 77% sont favorables à l'anonymat du donneur, comme c'est déjà le cas en France.

(Sondage réalisé par IPSOS pour "Top Santé" et France-5 du 5 au 8 décembre 2008, auprès d'un échantillon représentatif de 1.017 Français âgés de 15 ans et plus, sélectionnés selon la méthode des quotas)
- Lire aussi sur LToutes: "La procréation médicalement assistée pour les lesbiennes?" (21/11/2008); "PMA: la France mauvaise élève de l'Europe" (22/01/2009)

dimanche 21 décembre 2008

La Norvège en manque de sperme

La Norvège va manquer de sperme. C'est en tout cas ce que redoutent les lesbiennes norvégiennes, qui auront accès à partir du 1er janvier 2009 à l'insémination artificielle. Seul "hic": l'Hôpital national, qui détient la plus importante banque de sperme du pays, craint de ne pas en avoir suffisamment pour répondre à cette nouvelle demande.

L'Association nationale de défense des gays et des lesbiennes (LLH) s'inquiète donc, et accuse les banques de sperme de ne pas avoir su anticiper le problème. "Cet été, le ministère de la Santé les avait prévenues qu'il fallait commencer immédiatement à collecter les permissions des donneurs, qui doivent autoriser le don de leur sperme à des lesbiennes. Nous nous demandons pourquoi l'Hôpital national n'a rien fait du tout", s'étonne Elin Vestrum, de LLH, dans le journal norvégien Vårt Land.

Du coup, les banques de sperme vont probablement devoir demander de l'aide à l'étranger, et importer du sperme. Les donneurs pourraient aussi désormais engendrer huit enfants au maximum, contre six actuellement.