Le président polonais Lech Kaczynski est mort dans un accident d'avion près de Smolensk. Avec sa femme et une importante délégation polonaise, il se rendait à Katyn, dans l'ouest de la Russie, pour se recueillir sur les tombes de 22.000 officiers polonais, exécutés par la police de Staline lors de la seconde guerre mondiale. Il n'y a pas eu de survivant.
Avec lui, c'est un dirigeant ouvertement homophobe, déterminé à empêcher les droits des gays et lesbiennes de progresser en Europe, qui disparaît. Critiqué pour avoir à plusieurs reprises, en tant que maire de Varsovie, interdit l'organisation d'une gay pride dans sa ville, il avait alors rétorqué: "si ce type de vie sexuelle était promu à une large échelle, la race humaine disparaîtrait". Lech Kaczynski avait été élu président de la Pologne en 2005 et s'apprêtait à briguer un deuxième mandat. Avec son frère jumeau, l'ancien Premier ministre Jaroslaw Kaczynski, il était le leader de la droite polonaise, conservatrice et violemment homophobe, avec le soutien de l'Eglise.
En 2007, le duo avait d'ailleurs tenté d'instaurer une loi interdisant "la propagande homosexuelle dans les écoles", ce qui leur avait valu un ferme rappel à l'ordre du Parlement européen.
Il a suffi qu'Anna Paquin, l'héroïne de 27 ans de la série à vampires "TrueBlood" déclare "Je suis bisexuelle" pour faire sauter le site Web sur lequel était diffusé un spot pour la défense des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenre (LGBT).
Le True Colors Fund de la chanteuse et militante LGBT Cyndi Lauper expliquait vendredi sur son compte Twitter qu'il fallait installer des serveurs supplémentaires pour que le plus grand nombre puisse à nouveau avoir accès au spot, victime du succès de la déclaration d'Anna Paquin.
D'autres vedettes homos, bi ou hétéros, apparaissent dans ce clip, comme Cyndi Lauper, évidemment, mais aussi Elton John, Whoopi Goldberg, Jason Mraz, l'humoriste Wanda Sykes et l'actrice Cynthia Nixon ("Sex and the City"), toutes deux ouvertement lesbiennes, Judith Light (de la série "Madame est servie"). Ces célébrités évoquent les discriminations et violences dont sont victimes les LGBT et lancent le slogan de la campagne: "We give a damn" -"Ca nous concerne".
"Je suis fier de dire que je suis un homme homosexuel chanceux. J'ai énormément de chance d'être qui je suis". A 38 ans, Ricky Martin fait enfin son coming out et revendique d'un coup de hanche sa "Vida Loca" de musicien, chanteur, et gay heureux.
La bombe latino de "Maria" ("Un, dos, tres") explique sur son site Web que son secret était devenu "trop lourd à garder" et que le révéler était "vital pour (son) évolution" et sa "paix intérieure". "Le mot 'bonheur' a désormais un nouveau sens."
"Continuer à vivre comme je l'ai fait jusqu'à aujourd'hui serait ternir indirectement l'éclat qu'ont mes enfants depuis leur naissance", écrit encore Martin, rappelant qu'il est "père de deux magnifiques garçons tellement pleins de lumière", Matteo et Valentino. Une paternité par mère porteuse qui avait encore alimenté la rumeur de son homosexualité.
Plus que son coming out, ce qui surprendra ses fans encore nombreux est que Ricky Martin dise avoir décidé de sortir du placard en commençant à écrire ses mémoires. Entre une révélation sur sa sexualité et une autobiographie, le chanteur porto-ricain, qui prépare un nouvel album après quelques années en creux, était sûr de faire parler de lui.
Sans surprise, les sénateurs ont rejeté jeudi, par 183 voix contre 147, une proposition de loi socialiste qui autorisait les pacsés à adopter...ce qui aurait du même coup ouvert l'adoption aux couples homosexuels liés par un Pacs.
Le code civil réserve actuellement la possibilité d'adopter conjointement un enfant aux couples mariés depuis plus de deux ans, ou âgés l'un et l'autre de plus de 28 ans. Les célibataires ont également le droit d'adopter, mais pas les couples pacsés. "Pourquoi leur interdire ce que l'on permet aux célibataires lorsque cela est dans l'intérêt de l'enfant?", a résumé lors des débats le sénateur PS Jean-Pierre Michel, auteur de la proposition de loi. "Le mariage répond au projet de fonder une famille", alors que "le Pacs a une autre vocation", a rétorqué le secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel. "Nos concitoyens tiennent à la diversité des formes de vie de couple et ne sont pas favorables à ce que les effets du mariage et du Pacs soient en tous points identiques", a-t-il estimé. Pour Janine Rozier (UMP), "l'intérêt de l'enfant exige le maintien d'un modèle parental avec un père et une mère. C'est indispensable pour son équilibre". Un célibataire a le droit d'adopter? Cela "mérite réflexion", a-t-elle estimé.
"Soyons clairs. Votre refus est motivé par le souci d'empêcher les couples homosexuels d'adopter", a souligné Roger Madec (PS). Or, pour Richard Yung (PS), "ce texte prend acte de la réalité: l'homoparentalité est un fait indéniable. Beaucoup d'enfants ont été, sont et seront élevés par deux parents de même sexe. Ils ne sont pas moins heureux que les enfants de couples hétérosexuels", a-t-il affirmé. "Qui définit ces fameux "droits légitimes des enfants"? C'est un paravent facile pour refuser tout progrès!".
Le 3 mars dernier, une femme de 32 ans a été torturée et violée par deux hommes à Béziers. Ses agresseurs voulaient la "punir" d'être lesbienne.
Selon le collectif contre l'homophobie (CCH), la victime a rencontré ses deux agresseurs, âgés de 25 et 35 ans, lors d’une soirée organisée chez un ami commun. Ils lui ont proposé de la raccompagner chez elle. "Il semblerait que ce soit l’annonce de son homosexualité par cette femme qui ait provoqué le viol particulièrement violent", explique CCH. La jeune femme est parvenue en s'enfuir en sautant par son balcon et en atterrissant chez son voisin, un étage plus bas.
Aussitôt alertés les services de secours et de police sont intervenus, interpellant les deux hommes. Ils ont été placés en détention. La Coordination lesbienne en France et l’Inter-LGBT ont fait part dans un communiqué de leur "horreur" devant cette "ignominie" et ont assuré la victime de leur "soutien".
"Cet acte n’est pas isolé", rappellent les deux associations. "Chaque année, des lesbiennes sont agressées, insultées, molestées, par des hommes, jeunes pour la plupart". Dans ce contexte, "la lutte contre les violences faites aux femmes passe par des mesures de police et de justice", mais "aussi par des mesures éducatives", estiment la CLF et l’Inter-LGBT, qui "en appellent aux pouvoirs publics pour qu’une politique volontariste soit menée dans cette direction".
La présidente socialiste de la délégation aux droits des femmes du Sénat, Michèle André, a aussi exprimé dans un communiqué son "horreur" face à "ce crime, perpétré à la veille de la journée internationale de la femme". Selon elle, "ce mélange de cruauté et de bêtise doit interpeller l'opinion publique et lui faire prendre conscience du caractère intolérable d'un crime dont seraient chaque année victimes 48.000 femmes majeures".
La série américaine "Desperate Housewives" accueille son premier couple lesbien. Dans la sixième saison diffusée actuellement sur ABC, Katherine Mayfair (Dana Delaney) tombe amoureuse de sa nouvelle colocataire, une strip-teaseuse lesbienne, la blonde Robin (Julie Benz). Initialement hétéro, Katherine va faire à son sujet un rêve érotique chaud, chaud, chaud. Les deux femmes finiront au lit. Reste à savoir si ça durera...
La série a déjà accueilli des gays, mais c'est la première fois qu'il y a une relation lesbienne, si on exclut un baiser échangé l'an dernier entre Gabrielle (Eva Longoria) and Susan (Teri Hatcher).
Et de six! Le district de Columbia, Etat qui recouvre uniquement la ville de Washington, est devenu le sixième territoire américain à autoriser le mariage gay. Depuis mercredi, les couples homosexuels peuvent y demander une autorisation de mariage, la Cour suprême ayant repoussé un ultime recours déposé par les opposants au mariage gay. Et ils sont nombreux à le faire! (photo human rights campaign)
Les couples lesbiens et gays peuvent déjà se marier dans le Vermont depuis septembre dernier, le New Hampshire depuis juin 2009, l'Iowa depuis avril 2009, le Connecticut depuis 2008 et dans le Massachusetts depuis 2004. Les premières unions de gays et de lesbiennes devraient se tenir dans la capitale américaine mardi.
Daniel Radcliffe connaît un tour de magie de dingue: depuis qu'il n'incarne plus Harry Potter à l'écran, il fait disparaître les homophobes.
En tout cas il essaie, et annonce sur le site E! Online qu'il prête son image à une campagne de l'association Trevor Project qui lutte contre le suicide chez les lesbienens, gays, bi et transgenre (LGBT). Le spot est attendu pour ce printemps.
"J'ai grandi en connaissant de nombreux hommes gays (...) C'est en allant à l'école que pour la première fois j'ai rencontré l'homophobie (...) Ca m'a choqué", a-t-il expliqué. "Maintenant, j'ai la grande chance d'être dans une position où je peux vraiment y faire quelque chose."
Et Radcliffe d'ajouter, au cas où certains n'auraient pas encore compris qu'il n'est ni homosexuel ni même bisexuel: "Le fait que je sois hétéro ne fait pas de différence mais cela montre que les hétéros sont incroyablement intéressés et se soucient beaucoup de ça aussi." Ca y est, le message est passé.
La pétition internationale contre un projet de loi ougandais prévoyant jusqu'à la peine de mort pour les homosexuels a recueilli plus de 450.000 signatures. Une délégation l'a déposée lundi au Parlement de Kampala, dont le président a promis de la transmettre à qui de droit, selon le quotidien ougandais "Daily Monitor".
Les signataires demandent au Parlement de remplacer ce texte par une loi qui protégerait tous les citoyens contre la discrimination quelle qu'elle soit. L'homosexualité est déjà passible de la prison à vie en Ouganda, ce qui permet aux autorités locales de persécuter lesbiennes, gays, bi ou transexuels (LGBT). Avec cette nouvelle loi, les "récidivistes" et personnes atteintes du VIH/SIDA pourraient être condamnées à mort. La "promotion de l'homosexualité", c'est-à-dire la création ou le soutien d'organisations LGBT tout comme la distribution de documents sur l'homosexualité, serait aussi passible de 5 à 7 ans de prison et la non-dénonciation de tels crimes de 3 ans de prison.
De nombreux pays, dont les Etats-Unis, qui fournissent une aide financière à l'Ouganda, ont condamné le projet de loi et demandé son retrait. La pétition, qui avait recueilli près de 460.000 signatures lundi soir, reste ouverte sur le site Avaaz. Objectif: un million de signatures.
Sale coup pour le machisme sportif: non seulement le cycliste qui remportera la première étape du Giro d'Italia à Amsterdam enfilera le traditionnel maillot rose, mais en plus les accortes donzelles qui remettent les fleurs au vainqueur, l'embrassent et lui offrent le champagne avec un sourire niais pourraient être remplacées par... un couple d'homosexuels. L'idée lancée par les écologistes fait son chemin dans la ville, notoirement gay-friendly. Marco de Goede, l'un des verts du Groenlinks, voudrait même aller plus loin. Au lieu d'une "jolie fille aux longues jambes", il verrait bien "un bel homme à la poitrine large", et pourquoi pas "un drag queen"? De quoi faire d'Amsterdam "la capitale gay du monde", s'enthousiasme-t-il.
Reste à savoir si l'organisation, les sponsors et les amateurs du Giro d'Italia feront preuve de la même ouverture d'esprit. Sinon, LToutes a LA solution: un couple de lesbiennes. Comme ça, tout le monde est content. Surtout nous.
Contre l'homophobie, un "attentat aux bisous kamikazes": c'est le pari d'un petit groupe de bénévoles qui organise régulièrement des "kiss-in" depuis 2009. A un lieu et à une date donnée, au coup de sifflet, tous les participants s'embrassent, ou à défaut se tiennent la main, pendant 5 minutes. Et mine de rien, c'est encore loin d'être anodin.
Hétéros comme homos, couples comme célibataires: tout le monde est bienvenu, l'objectif étant d'encourager les gays et lesbiennes à assumer leur orientation sans crainte et de banaliser les gestes d'affections entre personnes homosexuelles. Saint Valentin oblige, le prochain "kiss-in" aura lieu dimanche, à 14h, place Saint-Michel à Paris (mais aussi à Angers, Auxerre, Bordeaux, Caen, Gap, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Poitiers, Rennes, Toulon, Toulouse, et même Sydney en Australie, Lima au Pérou ou Caracas au Vénézuela). Les organisateurs voulaient à l'origine organiser le "kiss-in" parisien place Notre-Dame, mais leur projet a fait réagir les mouvements catholiques intégristes, qui menaçaient sur internet de "défendre" la cathédrale. Les Verts du Conseil de Paris ont dénoncé la "dérobade de la Préfecture de Police, qui a refusé d’assurer la sécurité aux organisateurs" dans ces conditions ."Le déplacement de l’action constitue un signal d’encouragement particulièrement regrettable en direction de tous les mouvements intégristes, qui voient leur stratégie d’intimidation aboutir", ont-il estimé dans un communiqué.
L'idée a en revanche emballé SOS Racisme qui a décidé d'organiser aussi un "kiss in" dimanche place Saint-Michel, une heure après celui contre l'homophobie. Histoire de souhaiter une "joyeuse Saint Valentin à Monsieur Besson", le ministre de l'Immigration, et de défendre les couples mixtes.
Parallèlement, un collectif d'organisations de jeunes et étudiants LGBT (Caélif, le Mag, Moules-Frites, ECLS, Animafac et la LMDE) ont lancé une campagne d'affichage nationale dans les facs et grandes écoles, ainsi que dans plusieurs lycées de la région parisienne. Les trois affiches inspirées de la célèbre photographie du Baiser de l'hôtel de ville de Robert Doisneau, veulent faire passer le message que "quelque forme que prenne l'amour, il s'agit toujours bien d'aimer... simplement". Quelque 8.000 affiches et 10.000 flyers seront diffusés pendant la semaine de la Saint-Valentin, principalement dans les universités, grandes écoles, ainsi que plusieurs lycées de la région parisienne. Ces visuels sont téléchargeables sur le site aimer-simplement.org.
"Les chroniques d'Ouranos" (éd. Adventice) a reçu le prix 2010 du meilleur roman lesbien décerné par le site République du glamour.
Véronique Bréger nous y plonge au coeur de la cité d’Ouranos, mégalopole futuriste polluée où l’air est devenu irrespirable. Soann s'y voit confier une mission de la plus haute importance: valider l’introduction d’une plante venue d’ailleurs et qui pourrait redonner la vie à la cité asphyxiée. Mais la mission va mal tourner... Une course-poursuite s'engage alors, au cours de laquelle Soann fera la rencontre de la belle et énigmatique Aléna.
"Je viens d'arriver à Hollywood. Je me retrouve dans "Ally McBeal", en petite tenue en train de coucher avec mon patron alors que ce n'est pas du tout l'image des femmes dans le milieu professionnel que j'aimerais donner. Tout cela me déchirait. Et en plus.... j'étais lesbienne, je l'ai déjà mentionné?". Pour l'actrice Portia de Rossi, "c'était une dichotomie très difficile à vivre". L'épouse d'Ellen DeGeneres se confie dans une longue interview au magazine Advocate. Elle y annonce être en train d'écrire un livre autobiographique, qui devrait être publié cet automne.
Cet ouvrage devrait évoquer sa vie depuis 1997, quand sa carrière a décollé, jusqu'à sa rencontre avec Ellen DeGeneres en 2004, avec des flashbacks dans son enfance. "J'ai meurtri mon corps. J'étais boulimique (...) Je veux parler de tout ça. Mais je ne peux pas en parler sans parler de ma sexualité", explique-t-elle. "Je voulais juste avoir une vie tranquille, autant qu'une actrice le peut", ajoute-t-elle. Et puis elle est tombée amoureuse d'Ellen DeGeneres.
"Je lui confie toutes mes angoisses, tous mes soucis et en quelques minutes je me sens mieux. Elle m'aide tellement. Je crois que je l'aide aussi. Je l'aide à se concentrer sur ce qui est important. Je pense que c'est qu'on doit faire l'une pour l'autre dans un bon couple". Depuis leur mariage en 2008, les deux femmes sont sans doute le couple lesbien le plus célèbre du monde. Le plus actif dans la défense du mariage gay, aussi. "Depuis que je suis avec Ellen, j'ai la sensation d'avoir reçu l'opportunité... mon dieu, ça semble nunuche de dire ça... et bien j'ai la sensation que ma vie peut peut-être avoir un sens", explique Portia de Rossi, qui se définit comme une "féministe convaincue". "Je ne dis pas: "regardez moi, je peux faire une différence". c'est juste que je ressens que c'est peut-être pour cela que je suis là (...) Peut-être qu'en partageant un peu de ma vie, je peux faire comprendre aux gens à quel point le mariage gay est important". Est-ce que c'est plus important que sa carrière d'actrice? "Bien sûr", répond-elle sans hésiter.
Que fait le pape quand il s'ennuie? Il se balade sur LToutes et nous en apportons la preuve irréfutable par la capture d'écran du widget de circulation!
Bon, OK, il n'a consacré que 16 secondes à l'actualité lesbienne, mais quand même. Imaginons qu'il revienne, ne serait-ce qu'une fois par mois, cela représenterait 3 minutes et 12 secondes par an, soit, si l'on table sur un pontificat de dix ans -au pif-, 32 minutes pour apprendre à aimer les goudous et ça, ça ne se refuse pas, n'est-ce pas?
On trouvera toujours des sceptiques pour remarquer que la capture d'écran n'indique que "Holy See (Vatican City State)", mais qu'est-ce qui prouve qu'il ne s'agit pas du pape? Ha! CQFD.
Actualisé avec menaces de mort contre Le Refuge et soutien Filippetti et Mandroux
"Crève mon fils, je ne veux pas de pédé dans ma vie": cette phrase a été lancée à un des dix jeunes homosexuels interrogés par le photographe Jean-Marie Périer dans son livre "casse toi", publié début février.
Il y a recueilli les témoignages bouleversants d'adolescents, garçons ou filles, jetés à la rue par leur famille en raison de leur homosexualité. Tous ont été accueillis par l'association "le refuge" qui possède deux antennes, à Montpellier et depuis récemment à Paris. Elle a reçu 350 demandes d'admission en 2008. Pour le photographe, invité le 6 février par Laurent Ruquier dans "on n'est pas couché", c'est un choc: "il existe aujourd'hui des gens qui peuvent virer leur enfant de chez eux parce qu'il est homosexuel! Je n'en crus pas mes yeux"
Quelques jours après l'émission, le 17 février, Le Refuge a reçu une lettre de menaces de mort. "On connaît toutes les habitudes de vos protégés et croyez-nous on va les cribler de plombs et les mettre en pièces détachées pour les punir", "avant toutes ces personnes on les enfermait dans les asiles vu qu'il leur manque des neurones, ils ont la tête creuse, ils préfèrent aimer contre nature", peut-on lire dans ce message de haine.
Le Refuge a reçu le soutien de la socialiste Aurélie Filippetti, pour qui "l'homophobie est une réelle gangrène dans notre pays" et qui estime qu'"on ne peut tolérer que dans notre République des personnes soient menacées parce qu'elles sont homosexuelles". Hélène Mandroux, tête de liste PS aux régionales en Languedoc-Roussillon, a également condamné ces menaces, de même que plusieurs autres élus, notamment MoDem ou PC.