C'est désormais un classique et dans Heroes, c'est Hayden Panettiere (à gauche sur la photo) qui s'y colle. Pour réveiller l'audience en berne de la saison 4 de cette série fantastique,la désormais célèbre cheerleader échange un baiser avec Madeline Zima, sa camarade de chambre. L'épisode a été diffusé ce week-end sur NBC, aux Etats-Unis. La love story sera-t-elle durable? ça dépend de la réaction du public...
Amélie Mauresmo a annoncé cette semaine sur son site officiel qu'elle ne jouerait pas les deux derniers tournois prévus initialement à son programme en 2009. Et à 30 ans, la joueuse de tennis, lesbienne déclarée, n'est apparemment pas certaine de revenir du tout sur les courts: "Depuis mon retour de l'US Open, j'ai essayé de m'entraîner, mais je n'ai pas retrouvé l'envie de reprendre la compétition", explique-t-elle. A l'US Open, l'ancienne numéro un mondiale, retombée à la 20e place, a été sortie prématurément par la Canadienne Aleksandra Wozniak. Amélie Mauresmo laisse planer le doute sur un éventuel départ à la retraite dès 2010: "Je ne souhaite pas me précipiter ni forcer les choses. Je me laisse encore le temps de la réflexion avant de prendre une décision pour la suite de ma carrière". La Française avait remporté deux tournois du grand chelem en 2006, Wimbledon et l'Open d'Australie.
La moitié (49%) des Américains trouvent que les comportements homosexuels sont moralement réprouvables, selon un sondage de l'institut Pew Research Center.
Seules 9% des personnes interrogées jugent les comportements homosexuels moralement acceptables, et 35% estiment que cela ne relève pas de la morale. Les auteurs du sondage ne précisent pas s'ils assimilent comportements homosexuels (passage à l'acte) et homosexualité. Par ailleurs, 57% des Américains sont favorables à des unions civiles permettant aux couples homosexuels de bénéficier de la plupart des avantages réservés aux couples mariés, mais ils ne sont que 39% à souhaiter la légalisation du mariage homosexuel, 53% y étant opposés.
Le mariage homosexuel est légal dans le Massachusetts, l'Iowa, le Connecticut et le Vermont, et le sera dans le New Hampshire en 2010.
L'enquête a été menée en août par téléphone auprès de 4.013 adultes. La marge d'erreur est de plus ou moins 2 points de pourcentage environ.
(Actualisé le 11/10/2009 avec nouvelle promesse d'Obama de supprimer la loi DADT) L'armée américaine renvoie largement plus de lesbiennes que de gays lorsqu'elle applique la loi du "Don't Ask, Don't Tell" (DADT) interdisant aux militaires ouvertement homosexuels de servir. Pourtant les femmes restent beaucoup moins nombreuses que les hommes dans les effectifs.
Le président Obama a réaffirmé le 10 octobre 2009 sa volonté de supprimer la loi DADT. "Je mettrai fin au Don’t Ask, Don’t Tell", a-t-il assuré, invité de l'organisation Human Rights Campign (HRC).
D'après les statistiques 2008 du Pentagone (Défense) obtenues par des chercheurs de l'Université de Californie à Santa Barbara, le phénomène de rejet des militaires lesbiennes est particulièrement net dans l'Air Force: les femmes y représentent 20% des effectifs mais 61% des militaires renvoyés du fait de leur homosexualité. Dans l'armée de terre, 14% du personnel est féminin mais 36% des victimes du DADT sont des lesbiennes, dans la Navy c'est 14% de femmes et 18% de lesbiennes virées, et chez les Marines, 6% de femmes et 18% de lesbiennes renvoyées, d'après le Palm Center.
Plus de 13.500 lesbiennes et gays ont été chassés de l'armée depuis 1994, selon Servicemembers Legal Defense Network (SDLN), une organisation de défense des membres de l'armée qui milite pour l'abrogation de la loi DADT. En 2007 également, les femmes étaient plus durement frappées que les hommes. De là à penser que la loi DADT ("Ne demandez pas, ne parlez pas") arrange bien certains mysogynes dans l'armée....
Le rapport Leonetti sur le statut du beau-parent, remis mercredi au Premier ministre François Fillon, "nie" les familles homoparentales "sous prétexte de ne pas leur accorder de droits spécifiques", estime l’Association des parents gays et lesbiens (APGL).
Chargé de calmer les conservateurs au sein de la majorité, le député UMP préfère notamment les termes de "mère" et "père" à celui de "parent", qui incluerait les familles homoparentales dans le partage des droits et devoirs envers l'enfant du couple. Le statut du beau-parent était une promesse électorale de Nicolas Sarkozy. Pour l'APGL, le rapport Leonetti "vide de son sens" l'avant-projet de loi controversé de la secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano, qui reconnaissait pour la première fois l'existence de familles homoparentales. Les statistiques officielles font état d'au moins 30.000 enfants vivant dans un foyer lesbien ou gay en 1999. L'APGL parle de 200.000.
Le projet Morano avait soulevé l'indignation d'une partie de la droite. La très catholique Christine Boutin, alors ministre du Logement, y voyait une tentative de faire reconnaître "l'adoption par les couples homosexuels de façon détournée".
Jean Leonetti revient à une vision plus traditionnelle de la famille. "La question de l’homoparentalité, si elle devait être abordée, mériterait de faire l’objet d’un débat serein et éclairé", écrit-il, elle "ne saurait être traitée au détour d’un texte dont l’ambition affichée était de repenser l’intérêt de l’enfant dans l’exercice de l’autorité parentale et des droits des tiers". Circulez, ça n'a rien à voir.
En outre, affirme M. Leonetti, un simple toilettage de la loi suffit, car "la quasi-unanimité des personnes auditionnées –les juristes, les pédopsychiatres, les acteurs de terrain– (estime que) le droit existant répond déjà à la plupart des problèmes rencontrés".
Pour lui, critique l'APGL, le tiers est un beau-père ou une belle-mère qui a "peu de droits et quelques devoirs", et il "ne considère la famille que sous un angle biologique". Or "dans les familles homoparentales (...), parce que le projet parental a été conçu par le couple, le tiers –véritable parent social- assume au quotidien l’éducation de l’enfant", souligne le porte-parole de l'APGL, Jean Tanguy.
François Fillon a fait savoir mercredi que "le projet de loi serait modifié afin de tenir compte des propositions du rapport, dans la perspective d’un examen prochain au Parlement".
Les couples gays et lesbiens d'Uruguay peuvent adopter. Ce petit pays d'Amérique du Sud confirme son rôle de pionnier en matière de moeurs, après avoir récemment ouvert l'union civile aux couples de même sexe et levé l'interdiction faite aux homosexuels de servir dans l'armée.
"C'est une victoire indiscutable sur l'intégrisme religieux, une avancée de la démocratie et le progrès dans la protection des droits de tous les enfants", a immédiatement réagi le collectif "Ovejas negras" ("Les Moutons noirs").
"Cette victoire est une étape fondamentale dans la lutte pour obtenir l'égalité des droits pour les gais, lesbiennes et trans (LGBT). C'est aussi la confirmation de ce que lorsque les gens s'engagent, s'organisent et se battent, on peut transformer la société", ajoutent les Moutons noirs. La loi, adoptée par l'Assemblée nationale le 27 août puis définitivement par le Sénat ce mercredi 9 septembre, était portée par la gauche au pouvoir tandis que, on s'en doute, l'église catholique, très influente, s'y opposait au nom de la "normalité" et des "valeurs" traditionnelles. Paradoxalement, c'est au nom de ces mêmes valeurs que le pouvoir uruguayen refuse de légaliser l'avortement.
S'il fait tout de même figure de pionnier en Amérique latine, l'Uruguay, où les femmes ont obtenu le droit de vote en 1932, devance aussi bien des pays occidentaux, dont la France évidemment. Rares sont en effet ceux qui autorisent l'adoption par des couples homosexuels.
En Europe, les couples gays ou lesbiens peuvent adopter aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Suède, en Espagne, en Islande. Au Danemark et en Allemagne, le partenaire peut adopter les enfants issus de relations antérieures.
Les couples homosexuels peuvent aussi adopter dans certains Etats des Etats-Unis, comme la Californie, le Connecticut ou le Massachusetts. C'est possible également au Canada. En Afrique, seule l'Afrique du Sud a légalisé, et le mariage, et l'adoption, pour les couples lesbiens et gays.
On achète la cinquième saison de "L Word" et on pense déjà qu'après celle-là, ce sera la sixième et dernière. On finit le premier DVD et on ne peut pas s'empêcher d'enfourner le suivant dans le lecteur. On a beau dire que les Bette, Tina, Alice et autres Shane sont trop belles et cliché pour être vraies, que les personnages évoluent à mille lieues de la vraie vie des lesbiennes, ou soupçonner que certaines scènes sont censées attirer un public hétéro et masculin... Oui, on a beau dire tout ça et plus, on en redemande. Est-ce bien une raison pour nous en redonner?
On sait grâce au magazine "Variety" qu'Ilene Chaiken se plonge désormais dans la téléréalité, avec "The Real L Word: Los Angeles". Showtime, qui produisait "L Word", a commandé à la réalistrice de la première série lesbienne de suivre pendant neuf épisodes les aventures de six vraies lesbiennes dans la cité des Anges. La diffusion est prévue pour 2010 et Ilene Chaiken prévient: "Nous n'avons pas du tout fini de raconter nos histoires de 'L Word'".
D'ailleurs, après avoir échoué à imposer une série dérivée de "L Word", dans laquelle Alice (Leisha Hailey) se retrouvait en prison, Chaiken a entamé l'écriture d'un film tiré de "L Word" et révèle sur Twitter qu'elle a "un nouveau projet pour JB" (Jennifer Beals, Bette dans "L Word"). "Trop tôt pour en parler mais ce pourrait être génial pour les fans de 'L Word' et bien d'autres", écrit-elle. On se réjouit de ce que "L Word" soit toujours vivant, mais on peut aussi se demander si la créatrice de la série ne tire pas un peu trop sur la corde. Un film? Soit, c'est un autre rythme qui peut donner un nouveau souffle au concept, mais après, si on laissait ces dames reposer en paix, et qu'on passait à autre chose?
Quand la sixième et dernière saison sera sortie en France, il restera toujours les DVD des précédentes à revoir et, on les attend de pied ferme, les rediffusions à la télévision pour revivre nos émois. "The L Word" peut rejoindre le rayon des séries-cultes, après avoir démontré aux patrons de chaînes que des histoires de gouines pouvaient faire recette.
D'autres déjà ont repris le flambeau. Dès ce début septembre, on peut suivre sur le web les aventures de tout un groupe de lesbiennes à Londres, dans la série "Far Out" écrite par Faye Hugues. La télévision britannique, pionnière avec "Queer as Folks", "Metrosexuality" ou actuellement "Skins", a fini par miser, non plus sur les seuls gays, mais aussi sur les lesbiennes. Elles seront les héroïnes de "Lip Service", une série en six épisodes dont le tournage commencera à l'automne à Glasgow.
La scénariste Harriet Braun (l'un des auteurs de la série "Mistresses") explique sur le site de la BBC s'être en partie inspirée de sa propre expérience pour écrire "une comédie sexy, drôle et irrévérencieuse sur ce qu'est la vie d'une jeune femme homo en Grande-Bretagne aujourd'hui". "J'ai adoré 'L Word' mais il est grand temps que nous voyions des lesbiennes britanniques d'aujourd'hui, avec le mauvais temps, les descentes au pub et les émotions refoulées qui vont avec", assène-t-elle. Place à la nouvelle garde.
La Première ministre islandaise Johanna Sigurdardottir est devenue la première lesbienne déclarée à faire son entrée dans le classement des 100 femmes les plus puissantes du monde du magazine Forbes. Elle occupe le 75e rang, la première place étant occupée par la Chancelière allemande Angela Merkel pour la quatrième année consécutive.
Y figurent également la présidente de la Chambre des représentants des Etats-Unis Nancy Pelosi, ou la présidente des Philippines Gloria Macapagal-Arroyo. La ministre française de l'Economie Christine Lagarde occupe la 17e place. Johanna Sigurdardottir est devenue en février dernier la première lesbienne déclarée à diriger un Etat européen. Son parti avait largement remporté les élections législatives après la démission du gouvernement précédent, liée à la grave crise financière traversée par le pays.
Katherine Moennig pour faire sa pub, c'est tellement chic. Pour sa première photo sur Twitter, l'actrice du "L Word" exhibe un pendentif en forme de chouette de chez "Broken English", une boutique de Los Angeles et écrit: "broken english owl. go get one" ("chouette de chez broken english. allez en acheter une").
On note au passage que Kate Moennig semble avoir adopté le look Shane, y compris dans la coupe de cheveux. Et si on doutait qu'il s'agisse de publicité, la photo se retrouve sur le site de Broken English, qui affiche d'autres célébrités à son tableau de chasse. La tombeuse de ces dames dans la plus célèbre des séries lesbiennes tourne en ce moment une autre série TV dont elle écrit que "c'est le jour et la nuit avec 'L Word'".
"Three Rivers", une série sur le don d'organe, sera diffusée sur CBS à partir d'octobre. Kate Moennig y jouera un personnage récurrent pour qui la coiffure n'est visiblement pas une priorité, le Dr Miranda Foster.
(Post actualisé avec la condamnation) Helen Goddard, professeur de musique de 26 ans dans une école huppée pour filles de Londres, a reconnu devant la police avoir eu des relations sexuelles avec une de ses élèves, âgée de 15 ans. Elle risquait 14 ans de prison mais a écopé de 15 mois et pourra revoir la jeune fille après avoir purgé sa peine.
Musicienne prodige quand elle était adolescente -elle avait joué lors de la cérémonie d'ouverture des JO de Sydney en 2000-, elle enseignait la trompette à la City of London School for Girls, et se faisait appeler la "jazz lady". Arrêtée en juillet après une dénonciation anonyme, elle a reconnu que l'amitié qu'elle entretenait avec une de ses élèves avait pris un tour sexuel en février dernier.
Les deux amantes sont séparées depuis cinq semaines et l'adolescente de 15 ans a affirmé devant le juge qu'elle souhaitait que leur relation puisse reprendre lorsqu'elle aurait atteint sa majorité sexuelle, fixée à 16 ans en Grande-Bretagne. Selon Le Telegraph, ses parents n'y seraient pas hostiles. Selon un de ses amis cité par le Daily Mail, Helen Goddard a reconnu avoir "fait quelque chose de mal" mais juge injuste d'être "punie pour être tombée amoureuse".
"Cette histoire a détruit sa vie, sa brillante carrière et tout ce qu'elle avait obtenu en travaillant dur", a déclaré son père Paul Goddard, au Daily Mail. "Avoir une relation avec une jeune élève était évidemment une erreur, mais il y avait apparemment consentement mutuel", a-t-il souligné. Helen Goddard a été libérée sous caution.
L'enseignante, dont l'histoire a soulevé une polémique en Grande-Bretagne, a finalement été condamnée à 15 mois de prison le 21 septembre. Par le jeu des remises de peine, elle devrait sortir après avoir purgé la moitié de cette durée environ.
Le juge l'a autorisée à correspondre avec son ancienne élève et a refusé de lui interdire de la revoir après avoir purgé sa peine, estimant que ce serait une mesure "inutile, méchante et cruelle pour la victime", selon le "Daily Mail".
La répression des homosexuels continue au Sénégal. Quatre hommes ont été arrêtés pour "actes contre nature" à Darou Mousty, dans le nord-ouest du pays, le 19 juin 2009, selon l'IGLHRC.
Selon la Commission internationale des droits humains des gays et lesbiennes, la police les aurait forcés à donner les noms d'autres "homosexuels". Le 10 août, deux d'entre eux ont été condamnés à respectivement cinq et deux ans de prison, sur la foi de simples dénonciations. Un troisième homme, âgé de 17 ans, sera jugé le 24 août devant un tribunal pour mineurs. On ignore le sort du quatrième homme arrêté. L'homosexualité est un crime au Sénégal. L'an dernier, neuf membres de l'association Aides de lutte contre le sida avaient été condamnés à huit ans de prison, des peines cassées en appel en avril dernier sous la pression internationale. Pour agir, l'IGLHRC appelle à envoyer des lettres-type aux autorités sénégalaises.
L'humoriste et animateur américain Jay Leno a choisi une comique ouvertement lesbienne pour sa nouvelle émission: Liz Feldman. Celles qui suivent le site AfterEllen.com la connaissent pour ses interviews-n'importe quoi avec des vedettes comme... sa grande copine Kate Moennig -Shane pour les fans de "L Word".
D'autres actrices du "L Word" se sont prêtées au jeu de "This Just Out with Liz Feldman", comme Leisha Hailey (Alice, membre du groupe Uh Huh Her), Clementine Ford (Molly Kroll), qui a récemment fait son coming out, ou Erin Daniels (Dana).
Liz Feldman évoque fréquemment sa sexualité dans ses sketches, comme de nombreux humoristes. Elle écrit par ailleurs pour l'émission d'Ellen DeGeneres mais déclarait récemment à AfterEllen s'amuser davantage sur scène. Cela ne l'a pas empêchée d'écrire un court-métrage primé, "My First Time Driving". "The Jay Leno Show", qui succède à des années de "Tonight Show", doit commencer le 14 septembre sur la chaîne NBC.
"C'était un soir, tard. Ils sont venus prendre mon compagnon chez ses parents. Quatre hommes en noir, masqués, ont fait irruption dans la maison. Ils l'ont demandé, en l'appelant par son nom. Ils l'ont insulté et emmené (...) On l'a retrouvé dans le quartier le lendemain. Ils avaient jeté son corps dans les poubelles. On lui avait coupé les parties génitales et arraché une partie de la gorge".
La scène racontée par le partenaire de dix ans de la victime s'est déroulée en avril, en Irak. D'autres histoires d'intimidation, de torture, d'humiliation, de viol, de mutilations défilent dans le rapport "Ils veulent nous exterminer" sur la condition des gays en Irak publié par Human Rights Watch. Des médecins disent avoir reçu des dizaines de corps et cadavres mutilés.
La terreur et la stigmatisation de l'homosexualité imposent souvent le silence sur ces actes de barbarie mais HRW estime d'après les témoignages que des centaines d'hommes ont été assassinés en Irak dans le cadre d'une campagne d'enlèvement, torture et exécution des gays qui a commencé en 2009 à Bagdad dans le quartier de Sadr City, bastion des islamistes radicaux de l'Armée du Mahdi. Les autorités irakiennes "n'ont rien fait" pour empêcher ces crimes, accuse l'organisation de défense des droits de l'Homme, qui exhorte le gouvernement de Bagdad à réagir et traduire en justice les criminels.
"Les dirigeants irakiens sont censés défendre tous les Irakiens, et non les abandonner à des agents armés de la haine", rappelle Scott Long, directeur du programme pour les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) de HRW. "Laisser faire la torture et le meurtre menace les droits et la vie de chaque Irakien."
Pour 46% des Israéliens,l'homosexualité est une "perversion", selon un sondage publié vendredi dans le quotidien "Haaretz", après l'attaque d'un centre gay à Tel Aviv qui a fait deux morts et 15 blessés le 1er août (cf LToutes: "Attentat meurtrier contre un centre gay et lesbien à Tel Aviv", 01/08/2009). En revanche, pour 42% des personnes interrogées, être gay n'est pas une perversion.
L'étude montre aussi que 71% de la population ultra-orthodoxe jugent que les homosexuels sont des déviants, tout comme 64% des arabes israéliens, et 57% des russophones. En revanche, seuls 24% des laïcs estiment que l'homosexualité est une perversion.
Le sondage suggère toutefois une baisse de l'homophobie depuis les précédentes enquêtes. Mais le moment où elle a été réalisée -juste après l'attaque de Tel Aviv- a pu jouer: "les gens haineux peuvent avoir pensé que ce n'était pas le moment de l'admettre", selon Camil Fuchs, qui a réalisé l'enquête. "Ce n'est pas une surprise pour moi que la moitié des gens pense que je suis malade mentalement et que je devrais être en prison ou tué", a réagi Yaniv Weizman, qui préside l'organisation d'aide aux jeunes gay de Tel Aviv. "Mais j'ai l'impression que nous avons progressé: si 26% des religieux et 27% des arabes pensent que nous ne sommes pas pervers, nous pouvons dire que nous avons réussi quelque chose".
Le Centre gay et lesbien de Paris Ile-de-France et ses associations membres organisent un rassemblement à Paris samedi 8 août 2009 pour s'associer à la manifestation du Centre LGBT de Tel Aviv à la mémoire des deux jeunes tués par balles dans un club de cette ville israélienne le 1er août.
De nombreux autres Centres LGBT dans le monde participeront à cet hommage au jeune Nir Katz, mort à 26 ans, et à Liz Tarbishi, morte à 17 ans, ainsi qu'à la quinzaine de blessés "victimes d’une haine homophobe implacable", écrit le Centre parisien, qui souligne que "leur assassin court toujours". Il était d'après des témoins armé d'un fusil automatique, masqué et vêtu de noir.
La solidarité avec les homosexuels, bi et trans de Tel Aviv devrait notamment s'exprimer à Berlin, à Varsovie, à Madrid, à Berne, à Belfast et à Budapest.