Le local de son exposition de peinture est encore fermé alors qu'il devait ouvrir à 10h, un petit vent glacial se tortille dans la rue étroite donnant sur le Panthéon, mais Laurel Holloman avance avec grâce pour saluer tout sourire les quelques fans de "Tina-de-L-Word" qui l'attendent déjà devant la salle.
Emmitouflée dans son gilet matelassé orange et son blouson de cuir noir d'où dépasse un long t-shirt asymétrique, jean savamment élimé rentré dans de hautes bottes cavalières, elle relève ses lunettes fumées sur ses cheveux blond-roux attachés et prend la pose pour quelques photos rapides.
On ne reconnaîtrait pas "Tina" en la croisant dans la rue et pourtant il émane de Laurel Holloman cette même impression de "soft power", ce mélange de détermination et de douceur qui se dégageait de son personnage dans "L Word".
"Je suis très heureuse, très reconnaissante" d'avoir participé à 'L Word'", confie-t-elle à LToutes, car "c'était une série très novatrice". "Au début, c'était juste un rôle. C'est plus tard que j'ai vu l'effet que cela produisait. J'en suis fière mais je n'y pense plus trop maintenant. Je suis à ce que je fais, et c'est la peinture."
Le mot est lâché et son visage s'illumine. Revenue à ses premières amours après avoir tourné la page de "L Word" et de son mariage, cette ex-étudiante en art présente une quinzaine de toiles à la mairie du Ve arrondissement de Paris. L'exposition s'intitule "Coeur libre": tout un programme.
"La peinture, c'est ma passion. C'est comme être amoureuse. Je n'étais pas amoureuse du métier d'actrice, ou peut-être quand j'étais plus jeune. Mais c'était plutôt devenu un boulot", explique-t-elle. Elle s'avoue plus attirée par "le cinéma indépendant" et les films européens, "plus visuels", citant "Trois couleurs/Bleu/Blanc/Rouge" de Krzysztof Kieslowski, "Le Scaphandre et le papillon" de Julian Schnabel, Elodie Bouchez, Isabelle Huppert, Juliette Binoche, Catherine Deneuve ou Daniel Auteuil.
"Quand je peins, je suis plus moi-même. Il y a des moments dans la vie où on ne sait pas exactement pourquoi mais on ressent quelque chose de tellement fort qu'on ne peut pas y résister. C'est ce qui se passe pour moi. C'est comme une obsession", s'enthousiasme Holloman, ponctuant ses phrases de longs gestes.
"Initialement, je m'étais donné 18 mois pour voir comment je le vivrais, si je reviendrais (sur les plateaux) mais maintenant que j'ai mon studio, des expositions, je n'ai plus le temps et ça ne me manque pas. C'est ce que ça m'a appris", poursuit-elle, avant de lâcher dans un souffle: "En fait, si j'avais une baguette magique, je ne reviendrais jamais au métier d'actrice."
Ses peintures sont "grandes, abstraites", "la couleur a une énorme importance". "Je peins six ou sept couches, voire plus. Une grande partie du message de cette exposition est dans la dualité de presque toutes les toiles. Chacune est un tableau sur un autre tableau. Moi, je les regarde et je sais ce qu'il y a dessous."
"Les peintures du dessous ont plus de texture et cette texture de la première peinture transparaît dans la seconde, plus fondue, elles se complètent, la première tente de se frayer un chemin vers la surface...", décode Holloman, qui se sent notamment influencée par des artistes comme Mark Rotko, Gerhard Richter, Susan Rothenberg ou Willem de Kooning.
Si elle peint pendant des heures d'affilée, elle "aime les peintures où on voit le coup de brosse, que c'est une décision résolue et qu'on s'y tient. Je suis plutôt perfectionniste: quand je vois mes tableaux, je voudrais les changer, mais je me retiens".
Présente à paris pour la première semaine de son exposition avant de regagner Los Angeles, elle s'est promenée dans la ville, a retrouvé des amis et visité le musée Rodin, qu'elle connaissait déjà, pour admirer une fois de plus les esquisses du maître. "C'est superbe, tellement sensuel. Erotique. Ca me coupe le souffle."
"Je ne pense pas revenir au métier d'actrice. J'ai encore beaucoup, beaucoup de travail à faire sur ma peinture", insiste Laurel Holloman. Pour autant, elle ne ferme pas totalement la porte aux studios: "Si j'avais atteint un niveau qui me permette de choisir de très, très, très bons films..."
- Exposition "Coeur libre"/"My Heart is Free" de Laurel Holloman;
- Du 04 au 21 avril 2012; du lundi au vendredi de 10h à 18h et le samedi de 10h à 13h;
- Mairie du Ve arrondissement, 21, place du Panthéon, 75005 Paris. RER Luxembourg.
- Laurel Holloman Studio
(Photos LToutes sauf Red Rain DR et site de la mairie)
Le Printemps de Cineffable se tient les 14 et 15 avril à Paris. A quelques jours de la présidentielle, les organisatrices entendent "maintenir la pression de la mobilisation féministe pour mettre l'égalité femme-homme et le combat contre la lesbophobie au cœur des élections".
Condensé des meilleurs films du 23e Festival international du film lesbien et féministe de Paris qui s'est tenu fin 2011, la programmation offre le choix notamment entre un documentaire décrivant la guerre menée par des "pro-Vie" à une clinique d'avortement en Floride ("12th & Delaware"), ou un autre sur l'histoire pas banale de deux soeurs jumelles lesbiennes, néo-zélandaises, chanteuses de country et... comiques ("Topp Twins").
Côté fiction, sera à l'affiche, samedi, une comédie musicale déjantée et sanglante ("Cupcake: A Zombie lesbian musical") et, dimanche, une série de courts métrages, ainsi que "Mosa"), l'histoire d'une lesbienne sud-africaine vivant dans un pay où les hommes pratiquent le "viol correctif" (LToutes vous en parlait ici), film qui a reçu le prix du public du festival en 2011.
Où: espace Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan, 75002, Paris. Tarifs: 4 euros adhérentes, 6 euros non adhérentes.
Après "I Will Survive" devenu l'hymne de la Coupe du monde de football 1998, le Paris Saint-Germain (PSG) adapte en français la chanson "Go West" (1979) des Village People. Homophobie à part, le foot, c'est très gay.
Laurel Holloman, l'inoubliable Tina de L Word, annonce sur son compte Twitter qu'elle se trouvera à Paris du 1er au 8 avril pour son exposition de peintures "Coeur Libre", qui se tiendra du 3 au 21 avril 2012.
Holloman présentera une quinzaine de toiles à la mairie du Ve arrondissement de Paris, face au Panthéon, comme LToutes avait été le premier à vous l'annoncer. Une vidéo donne un avant-goût de l'exposition.
Le Chili est condamné pour avoir refusé la garde de ses trois filles à une juge lesbienne. La Cour interaméricaine des droits de l'Homme a estimé que le lien de cause à effet était clairement établi entre l'orientation sexuelle de Karen Atala et la décision de confier les enfants à son ex-mari.
La décision remonte au 24 février mais vient d'être rendue publique sur le site Web de la Cour. La juge Atala avait saisi la juridiction régionale fin 2004 après avoir perdu sa bataille devant la Cour suprême chilienne. Cette dernière avait invoqué un "risque" pour les enfants s'ils étaient restés avec leur mère et sa compagne.
La Cour interaméricaine des droits de l'Homme a déclaré qu'il y avait manifestement discrimination en raison de l'orientation sexuelle et ingérence dans la vie privée et familiale de la juge Atala, en violation de la Convention américaine. Le Chili est condamné à verser 20.000 dollars à la juge Atala et 10.000 à chacune de ses trois filles pour le préjudice subi, plus 12.000 dollars pour les frais de justice.
Pour Nicolas Sarkozy, la gay pride est "utile" mais il la juge parfois "caricaturale et réductrice". "Il y aurait beaucoup à dire sur la gay pride...", a estimé le candidat UMP à la présidentielle, interrogé par Têtu.
La marge des fiertés LGBT, "c'est à la fois très positif parce qu'il n'y a absolument aucune raison que l'homosexualité se dissimule. Ce serait même scandaleux". Mais "en même temps, l'homosexualité ce n'est pas forcément un char rose", lâche-t-il. "Moi je n'ai jamais fait de l'homosexualité une question de gaudriole".
D'ailleurs, "souvent je me suis dit: si j'étais homosexuel, je serais content de la gay pride, qu'il y ait un jour où je puisse dire « j'existe », mais je ne serais pas content de certaines représentations qui sont faites de ma sexualité".
De là à participer lui-même à la gay pride... "Pourquoi pas? De la même façon que vous pourriez me demander si je peux aller à un concert", répond-il.
Nicolas Sarkozy se redit par ailleurs opposé au mariage homosexuel, mais "prêt à proposer", par décret, "que la cérémonie en mairie pour un pacs homosexuel, soit de droit". Cela "permettrait une vraie reconnaissance sociale" selon lui.
Interrogé sur le statut de beau-parent, promis lors de la campagne de 2007 et auquel il a ensuite renoncé, il dit ne pas "savoir comment régler le problème aujourd'hui". "Faire reconnaître un droit au beau-père peut être vécu comme une remise en cause des droits du père. De même pour une belle-mère", souligne-t-il. "Je n'ai pas trouvé la solution".
Quant à l'adoption pour les couples homosexuels, Sarkozy y est toujours hostile. De toute façon, "la lutte contre l'homophobie est beaucoup plus importante que la lutte pour le droit à la procréation ou pour l'adoption dans un couple homosexuel".
François Hollande promet de faire voter l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels "au plus tard au printemps 2013".
Le candidat socialiste à l'Elysée en mai, donné favori dans les sondages, estime dans un long entretien au magazine "Têtu" d'avril que "si on veut un bon débat, mieux vaut qu'il puisse commencer au début de l'année 2013 et se terminer au printemps", une fois traitées les questions financières. "Le printemps, ce n'est pas une mauvaise saison pour se marier!" Nous ferons cette révolution tranquillement, avec le souci de convaincre et de faire avancer la société française", assure François Hollande.
Interrogé sur l'argument du président sortant Nicolas Sarkozy pour qui ouvrir le mariage aux couples lesbiens et gays risquerait de "brouiller l'image de cette institution sociale", le candidat socialiste répond que "le mariage, au contraire, sera consacré s'il est ouvert à tous. Il sera même renforcé!".
François Hollande réaffirme par ailleurs qu'il est favorable à l'ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) aux couples de lesbiennes, "aux conditions d'âge", dans le cadre d'"un projet parental" et dans le "respect de l'anonymat du don des gamètes".
Il se déclare en revanche hostile aux mères porteuses (gestation pour autrui, GPA), refusant "la marchandisation du corps", même s'il estime qu'il faudra un débat sur le statut des enfants nés par GPA, en général à l'étranger.
Et, comme Nicolas Sarkozy, son principal adversaire à la présidentielle, Hollande pense qu'il faut attendre le collège pour aborder la lutte contre l'homophobie à l'école, "parce que c'est à ce moment-là que ces questions se posent pour les adolescents".
Gilles Wullus de "Têtu" sur Hollande et Sarkozy (de 4min15 à 8min30)
Pour Gilles Wullus, directeur de la rédaction de Têtu interrogé sur France-Info, Sarkozy "n'avait pas vraiment préparé cette interview", contrairement à celle qu'il avait donnée au magazine en 2007. "Il a improvisé pas mal de choses et il n'avait quasiment rien à proposer".
La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a statué contre une famille homoparentale. Saisie par un couple lesbien qui s'était vu refuser par la justice française l'adoption simple de la fillette du couple par sa mère sociale, elle a estimé qu'il n'y avait pas discrimination.
"Perdu, CEDH estime qu'il y a pas de discrim. Now pour changer la Loi, faut changer de President. Que les 3,5 millions d'homos votent a gauche", a immédiatement réagi sur Twitter l'avocate du couple, Me Caroline Mécary, par ailleurs conseillère régionale Europe Ecologie-Les Verts (EELV) en Ile-de-France.
Nathalie D. avait donné naissance à A. en 2000, à la suite d'une insémination artifielle réalisée en Belgique avec donneur anonyme, dans le cadre de son couple avec Valérie G., avec qui elle vivait depuis 1989 et s'est pascée en 2002. En 2006, le tribunal a rejeté la demande d'adoption simple de la petite A. par sa mère sociale, en faisant valoir que cette mesure priverait la mère biologique de tout droit sur son enfant. La décision a été confirmée en appel.
La CEDH a botté en touche le 15 mars 2012: elle estime qu'il n'y a pas discrimination fondée sur l'orientation sexuelle des deux femmes "puisque les couples hétérosexuels pacsés se voient également refuser les adoptions simples".
A cette différence près que les couples hétérosuels peuvent, eux, se marier et obtenir le partage de l'autorité parentale entre le parent d'origine et l'adoptant. D'où la conclusion de Me Mécary: la solution réside dans l'ouverture du mariage et de l'adoption aux couples homosexuels.
La moitié (51%) des Français sont favorables à l'adoption d'enfants par les couples homosexuels, contre 46% en 2005, selon un sondage Ifop pour "Femme actuelle" et "Enfant Magazine". Ils restent réticents à parler de "famille" dans ce cas 48%) ou dans celui des couples gays et lesbiens élevant des enfants issus de précédentes unions (50%), mais on mesure le chemin parcouru par rapport aux 24% d'acceptation de 1998.
On note cependant que l'Ifop estimait que 58% des Français étaient favorables à l'adoption par les couples homosexuels en juin 2011 dans une autre enquête réalisée pour "Ouest-France Dimanche" (cf LToutes). Les femmes de moins de 35 ans, sans pratique religieuse et de gauche se montrent les plus progressistes en la matière.
Autre enseignement du sondage pour "Femme actuelle": 83% des Français sont d'accord pour un statut du beau-parent, auquel Nicolas Sarkozy a renoncé devant la levée de boucliers de sa droite. Le président sortant s'oppose également au mariage des homosexuels, qui fait partie, avec l'adoption, des promesses du candidat socialiste à l'Elysée, François Hollande.
(Sondage réalisé du 13 au 17 janvier 2012 par questionnaire auto-administré en ligne auprès d'un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française âgée d'au moins 18 ans, sélectionné selon la méthode des quotas; marge d'erreur d'environ plus ou moins 3 points sur l'adoption, 2,5 pour le statut du beau-parent)
Le mariage est désormais légal pour les couples homosexuels au Maryland, huitième Etat des USA à adopter cette mesure. Le gouverneur a promulgué la loi mais les opposants au mariage pour tous comptent obtenir un référendum d'abrogation en novembre prochain.
"Nous sommes le Maryland uni et chacun de nous, en fin de compte, veut la même chose pour ses enfants: qu'ils vivent dans un foyer aimant, stable, sérieux, protégés de façon égale par la loi", a déclaré le gouverneur Martin O’Malley. "La bonne voie se trouve toujours dans le plus grand respect de l'égalité des droits pour tous, dans la dignité humaine pour tous", a-t-il ajouté.
Le combat des organisations LGBT est cependant loin d'être terminé car les opposants au mariage gay espèrent soumettre la légalisation à un référendum en novembre prochain pour obtenir l'abrogation du texte dans le Maryland (nord-est des Etats-Unis), comme cela a été le cas en Californie et dans le Maine il y a quelques années.
Le mariage homosexuel est légal dans les Etats du Maryland, de Washington, du Massachusetts, du Connecticut, de l'Iowa, du New Hampshire, du Vermont et de New York ainsi qu'à Washington D.C., la capitale fédérale des Etats-Unis.
Laurel Holloman a acquis la célébrité en incarnant Tina dans The L Word, mais elle est revenue depuis à ses premières amours: la peinture et la sculpture. Elle exposera une quinzaine d'oeuvres à Paris du 3 au 21 avril.
Holloman précise sur Twitter que les peintures exposées sont déjà quasiment toutes vendues mais qu'elle pourrait proposer des reproductions à la vente. "J'essaierai d'être là la première semaine", ajoute-t-elle. Les fans de Tina aussi, à n'en pas douter.
- Exposition Laurel Holloman: mairie du Ve arrondissement de Paris, face au Panthéon. Du 3 au 21 avril 2012 (pas encore affiché sur le site de la mairie).
Christian Vanneste va-t-il se présenter en indépendant contre le nouveau candidat UMP aux législatives de juin? Le député du Nord, qui a perdu l'investiture et frôlé l'exclusion pour ses derniers propos aux relents homophobes, n'exclut pas cette possiblité. Il l'avait fait en 2007 mais l'UMP ne lui avait opposé de candidat.
Interrogé sur son éventuelle candidature indépendante, Vanneste répond à France-Soir: "C'est possible, je n'ai pas encore pris ma décision." Il joue aussi le suspens sur son départ de l'UMP, qu'il a pourtant annoncé en fanfare dans la journée, en écrivant sur son blog que les derniers développements lui "font aujourd’hui très sérieusement envisager de quitter un parti qui n'a strictement plus rien à voir" avec le RPR qu'il a intégré en 1977.
Le cas Vanneste s'avère particulièrement épineux pour l'UMP, à l'heure où le candidat-président Nicolas Sarkozy fait de l'oeil aux plus conservateurs de sa majorité en rejetant le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, tout en assurant qu'il a l'homophobie "en horreur" (voir article LToutes).
Résultat: une semaine après avoir quasiment promis l'exclusion de Christian Vanneste devant le tollé déclenché par ses propos sur la "fameuse légende" de la déportation des homosexuels français pendant la Deuxième Guerre mondiale (voir article LToutes), le patron de l'UMP, Jean-François Copé, suspend la procédure quand le député promet de partir de lui-même.
"A partir du moment où il se retire de l'UMP, on ne va pas enclencher une procédure. Si jamais il apparaissait que, d'ici quelques semaines, il ne s'est toujours pas retiré de l'UMP, ben, on en tirera les conséquences, voilà", déclare Copé.
De son côté, Vanneste dénonce "un harcèlement systématique de la part du lobby gay" et le "prosélytisme homosexuel" de GayLib au sein de l'UMP, rappelant que la Cour de cassation a cassé sa condamnation pour homophobie fin 2008.
"On a cherché à faire croire que j'avais nié la déportation (des homosexuels français), alors que j'avais seulement limité celle-ci à son cadre réel, déjà évidemment inexcusable", écrit-il sur son blog, rejetant le terme de "négationnisme". Mais il est bien le seul à parler d'une déportation massive d'homosexuels français, comme l'expliquait encore récemment l'historien Mickaël Bertrand. Cette "fameuse légende", c'est lui qui l'invente.
On savait Nicolas Sarkozy-le-candidat opposé au mariage des couples homosexuels, mais parler de "mode du moment" lui permet d'enfoncer le clou auprès de l'aile la plus conservatrice de la droite. Celle qui n'a pas forcément digéré ses mariages et divorces à répétition et son côté bling-bling.
"La famille, le mariage restent des repères, restent des références profondément ancrés dans notre conscience collective et qui font partie de notre identité. Nous ne voulons pas que l'on sacrifie notre identité à la mode du moment", a lancé Sarkozy lors du meeting du 19 février 2012 à Marseille.
La charge fait mal aux défenseurs de l'égalité des droits et du mariage pour tous, mais elle ne doit pas surprendre dans le contexte de la droitisation de la campagne Sarkozy, d'autant plus que sa déclaration de candidature ne l'a pas fait remonter dans les sondages sur la présidentielle.
Toujours dominé par François Hollande et menacé par Marine Le Pen, Sarkozy veut ratisser un électorat vieillissant mais fidèle, attaché aux valeurs traditionnelles, et qui se moque bien qu'une majorité de Français soient favorables au mariage des homosexuels. Car l'enjeu pour Sarkozy, c'est précisément de ne pas passer de mode.
Fans de Shane-de-L Word, accrochez-vous: Kate Moennig pourrait bien jouer un rôle de lesbienne dans une nouvelle série policière intitulée "Ray Donovan"!
D'après les sites TVLine.com et AfterEllen.com, la serial loveuse de L Word interprète Lena, une jeune femme décrite dans l'épisode pilote comme un personnage "sombre, intense", numéro deux de l'enquêteur vedette. Le duo doit résoudre des affaires "compliquées, confidentielles et sujettes à controverse" chez les puissants et les célébrités d'Hollywood/Los Angeles. Le tournage commencerait au printemps.
Un extrait du script du pilote cité par AfterEllen donne une idée du personnage de Lena/Kate Moennig. Ray Donovan (Liev Schreiber) vient d'appeler Lena chez elle au téléphone:
"(Elle raccroche, se tourne vers la jeune femme dans le lit avec elle).
Lena: Je dois y aller. Habille-toi."
Si ça, ça ne vous rappelle un peu Shane dans L Word... On a aussi pu voir Kate Moennig dans plusieurs films et autres séries récemment, notamment en tatoueuse draguant la soeur de "Dexter", Debra (Jennifer Carpenter).
Nicolas Sarkozy a pris toutes ses distances avec un Christian Vanneste mercredi (15/02/2012). "Tout ce qui, de près ou de loin, peut paraître comme de l'homophobie, je l'ai en horreur", a déclaré le président après avoir officialisé sa candidature pour un second mandat de cinq ans à l'Elysée.
"On n'a rien à faire avec des personnes qui ne comprennent pas qu'au XXIe siècle, ce type de propos, ça tire tout le monde vers le bas", a ajouté Sarkozy, réagissant à la polémique déclenchée par les propos du député du Nord Christian Vanneste sur la "légende" de la déportation des homosexuels pendant la Deuxième guerre mondiale.
Le patron de l'UMP, Jean-François Copé, a annoncé que Vanneste devrait être exclu du parti présidentiel et perdait son investiture pour les élections législatives de juin à Tourcoing, auxquelles la formation présenterait un autre candidat.