D'abord il y avait Daphné (Caroline Guérin) et Melvil (Simon Ehrlacher), elle, brunette aux yeux bleus, lui brun ténébreux au menton bleu, tellement mââle. Et puis maintenant il y a Daphné et Manon (Jeanne Favre), elle, toujours brune aux yeux bleus, et elle, brune aux yeux noisette, tellement lesbienne.
La saison 4 de la série pour adolescents "Coeur Océan" de France-2 fait naître l'étincelle entre deux de ses héroïnes -l'une est un peu perdue et l'autre s'est fait jeter de chez elle par sa mère quand elle a annoncé son homosexualité- et ça fait causer les fans, qui s'interrogent tout de même sur l'avenir de ce jeune couple lesbien. Pour Hyst3, "la relation Daphné-Manon est de loin la plus intéressante cette saison, puis il faut dire qu'on sent une véritable alchimie entre ces deux-là. Bref, hâte de voir la suite, l'évolution de cette relation". Cocoro3 trouve pour sa part que "ça change des histoires toutes faites de d'habitude! En + on sent quelle sont bien ensemble...! C'est chou!" Alors que selon Titounette 18600 "c'est malheureux quand même" parce que "Melvin et Daphné étaient bien ensemble"...
Mais Kim Gordon2 a peur pour son nouveau couple préféré: "Je me suis attachée à cette série grâce à cette histoire et au personnage de Max", écrit-elle, "j'espère que Daphné et Manon resteront ensemble même si c'est malheureusement encore service publiquement incorrect". "J'aimerais qu'enfin, sur une chaîne hertzienne, on puisse montrer un couple sain et 'normal' qui soit homosexuel et non juste le trouble d'une jeune fille qui ne sait pas ce qu'elle veut dans sa vie", insiste cette internaute.
"J'espère vraiment que ça va durer", écrit aussi Cloett1, "Daphné et Manon sont trop mignonnes ensemble c'est le plus beau couple de Coeur Océan!!!" Cathele57 également "espère que ça durera quelques épisodes tout de même", mais JumbiiBill douche leurs espoirs avec un définitif: "Si ça peut en rassurer quelques-un... Ca ne va... Pas... Durer!"
Durera? Durera pas? Difficile de le savoir sans être dans le secret des scénaristes de "Coeur Océan", mais l'expérience des séries télévisées françaises passées n'incite guère à l'optimisme. Les lesbiennes bien dans leur peau n'ont ainsi fait que quelques petits tours avant de s'en aller dans "P.J." ou "Plus belle la vie". Espérons que France-2 n'aura pas juste entrouvert la porte de l'homosexualité chez les jeunes pour la refermer aussitôt.
Nina, elle, a pris le parti d'en "profiter": "Je ne suis pas certaine que cette relation va durer (...), alors profitons, c'est déjà ça et pensons à la visibilité lesbienne qui en ressort pour tous les ados et autres qui regardent... On avance, on avance."
Pour la première fois en France, deux femmes ont été reconnues comme parentes à part entière de leur enfant. La Cour de Cassation a rendu hier un arrêt reconnaissant de fait le lien de filiation entre un enfant et la compagne de sa mère biologique. Seul bémol: il faut pour cela que l'adoption ait eu lieu d'abord aux Etats-Unis.
La Cour a en effet ordonné l’exequatur –la reconnaissance juridique sur le sol français– de la décision de la cour suprême du comté de DeKalb, aux Etats-Unis, qui reconnaissait Mme B. comme second parent de la fille née de sa compagne. "Cela revient à reconnaître qu'un enfant peut avoir juridiquement deux parents de même sexe", a toutefois souligné leur avocate, Me Caroline Mecary à 20minutes.fr.
Mme B, Française et médecin travaillant aux Etats-Unis et Mme N. médecin de nationalité américaine, sont unies aux Etats-Unis par un partenariat civil (le PACS local). En 1999, la Cour supérieure du Comté de Dekalb (Etat de Georgie) avait prononcé l'adoption par mme B. de leur fille, conçue par mme N. par insémination artificielle.
Une décision que le couple tentait, jusque-là en vain, de faire reconnaître en France. Elles ont d'abord essuyé un refus en 2007 du tribunal de grande instance de Paris, puis en 2008 de la cour d’appel de Paris, au motif que cela serait contraire à l’ordre public international français et que la mère biologique serait privée de son autorité parentale. Mais la Cour de cassation a estimé au contraire que l'exequatur ne heurtait pas de "principes essentiels du droit français".
"Non seulement cet arrêt bénéficie à cette petite fille, qui a désormais deux parents juridiques aux Etats-Unis et en France, mais il fera jurisprudence pour tous les couples binationaux dont l'un des membres aurait adopté l'enfant de son partenaire à l'étranger", a souligné Caroline Mecary.
L’Inter-LGBT s'est félicitée dans un communiqué de cette décision, alors que, pourtant, "la Cour de Cassation n'a eu de cesse ces dernières années de refuser l'adoption d'un enfant par la compagne de la mère biologique au motif que la mère biologique se trouverait alors privée de l'autorité parentale, ce qui serait contraire à l'intérêt de l'enfant". D'ailleurs, le même jour, un arrêt de la première chambre civile de la cour de cassation a refusé l’exercice partagé de l’autorité parentale à un couple lesbien français au motif que les deux femmes ne "démontraient pas en quoi l'intérêt supérieur des enfants exigeait que l'exercice de l'autorité parentale soit partagé entre elles".
L'Inter-LGBT pointe donc une "situation paradoxale" : "une femme ne peut pas exercer le partage de l’autorité parentale ou adopter l'enfant de sa compagne en France, mais si l'adoption a été prononcée à l'étranger, cette adoption peut être reconnue et produire ses effets en France".
Dans un communiqué, le Parti socialiste a aussi critiqué "l'iniquité ainsi introduite entre les citoyens français selon qu'ils auront adopté en France ou non". "Les retards pris par la législation française ainsi que ses nombreuses incohérences ne sont tout simplement plus acceptables", estime Najat Belkacem, en charge des questions de société au PS.
Marraine de l'équipe de France pour les Gay Games 2010, Rama Yade devait recevoir les athlètes jeudi pour leur remettre la tenue officielle de la délégation française. La secrétaire d'Etat s'est engagée dans la prévention et la lutte contre l'homophobie dans le sport.
Les Gay Games se dérouleront du 31 juillet au 7 août 2010 à Cologne et réuniront quelque 10.000 sportifs dans 35 disciplines différentes.
LToutes adresse ses meilleurs voeux de réussite aux volleyeuses des Marsupiloupettes (voir le commentaire sous le post).
Alors que leur président Boris Tadic s'est prononcé pour l'autorisation de la gay pride à Belgrade, les Serbes sont partagés entre rejet et acceptation de l'homosexualité, selon un sondage publié vendredi 2 juillet par l'Alliance gay-straight.
Une majorité de Serbes -56%- considèrent toujours l'homosexualité comme un danger pour la société, soit une progression de six points par raport à 2008. Ils sont 67% à estimer que c'est une maladie et 53% des personnes jugent même que l'Etat devrait la réprimer. Une radicalisation qui s'explique sans doute par l'adoption en 2009 d'une nouvelle loi prohibant la discrimination à l'égard des homosexuels. Pourtant, paradoxalement,52% des personnes interrogées, contre 38% en 2008, pensent désormais que les homosexuels sont des personnes comme les autres, et 67% que chacun a le droit de choisir son orientation sexuelle... du moins tant qu'elle ne met pas les autres en danger.
La Serbie a donc encore du chemin à faire, alors que la première tentative de gay pride à Belgrade en 2001 s'était terminée dans la violence en raison de la présence de groupes ultranationalistes. Depuis, aucune gay pride n'a pu défiler en Serbie. La dernère tentative, en 2009, a échoué, la police estimant ne pas être en mesure d'assurer la sécurité des participants.
Les Jeux olympiques, c'est gay. Les organisateurs des JO de 2012 à Londres viennent de dévoiler un badge aux couleurs arc-en-ciel du drapeau de la cause des lesbiennes, gays, bi et transgenre (LGBT). Il faut dire qu'en 2012, Londres accueillera aussi la WorldPride.
Le pin's est mis en vente ce 3 juillet, pour coïncider avec la London Pride 2010. "J'espère que tout le monde achètera et portera son pin's avec fierté pour nous aider à obtenir une meilleure intégration dans le sport", a déclaré l'ex-capitaine du rugby gallois Gareth Thomas, 35 ans, qui a fait son coming out en décembre dernier.
Un badge LGBT est aussi disponible pour les Jeux paralympiques. Le prix de ce soutien homophile au sport? 5 livres sterling (environ 6 euros). D'autres badges de promotion de la diversité sont prévus.
C'est écrit dans son C.V. sur le site officiel du gouvernement islandais: la Première ministre, Johanna Sigurdardottir, 67 ans, est mariée avec l'écrivain et auteure de théâtre Jonina Leosdottir, 56 ans. Le couple est l'un des premiers à bénéficier de la légalisation du mariage homosexuel votée par le Parlement et entrée en vigueur le 27 juin.
Arrivée au pouvoir à la faveur de la crise financière et économique en 2009, Johanna Sigurdardottir est la première dirigeante d'un pays ouvertement lesbienne. La nouvelle loi lui a permis de transformer son partenariat enregistré de longue date en mariage.
Les couples lesbiens ou gays peuvent se marier dans sept pays européens à ce jour: Portugal, Pays-Bas, Belgique, Espagne, Suède, Norvège et Islande. En France, la droite au pouvoir n'envisage pas la légalisation, demandée notamment par le Parti socialiste.
La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) a de son côté réaffirmé dans un arrêt du 24 juin 2010 que "la convention européenne des droits de l'Homme n'oblige pas un Etat à ouvrir le droit au mariage à un couple homosexuel".
Des dizaines de milliers de lesbiennes, gays, bi et transgenre sont attendus à Paris le samedi 26 juin pour la Marche des fiertés LGBT 2010. Le mot d'ordre: "Violences, discriminations: ASSEZ! Liberté et égalité, partout et toujours".
Les chars partiront à 14h de Montparnasse et finiront leur parade place de la Bastille, où l'Inter-LGBT organise un grand concert gratuit à partir de 16h. Des DJ donneront le ton et des personnalités s'exprimeront sur la lutte contre les discriminations. Les organisateurs de l'ex-Gay Pride revendiquent plus de 700.000 participants à Paris en 2009, qui ferme traditionnellement toute une série de Marches à Lille, Bordeaux, Rennes, Caen, Strasbourg, Biarritz, Toulouse...
Pour celles qui ne voient pas l'intérêt d'y aller, rappelons qu'être lesbienne en France aujourd'hui c'est aussi ne pas avoir le droit de se marier, d'adopter un enfant en couple ou d'avoir accès à la procréation médicalement assistée (PMA). C'est encore trop souvent la dissimulation et le mensonge, la peur et la solitude.
La Lesbienne invisible a dressé une liste d'arguments plus que convaincants pour le fanzine Barbieturix: il y est question de droits, de rencontres, de coming-out et d'éclate. De notre vie, quoi.
Ilene Chaiken estime que c'est le côté glamour des héroïnes branchées du "L Word" "que le public appréciait" même si on lui reproche souvent cette distance avec la réalité.
La productrice américaine affirme au site Toutelatele.com qu'elle travaille toujours sur le script d'un film inspiré du "L Word", "une comédie romantique" qui devrait répondre aux questions laissées en suspens par la dernière saison de la série lesbienne la plus connue au monde.
Mais Ilene Chaiken revient de toute façon sur le devant de la scène le 20 juin, avec le début de la diffusion par la chaîne câblée Showtime de "The Real L Word", une série de téléréalité qui suivra la vie quotidienne de six lesbiennes -Mikey, Rose, Tracy, Whitney, Nikki et Jill... à Los Angeles. Celles qui rêvaient d'une plongée dans la vie réelle des lesbiennes risquent de rester sur leur faim.
Anne Lister (1791-1840) est souvent considérée comme "la première lesbienne moderne" en Grande-Bretagne, mais jusque-là cette contemporaine de Jane Austen (1775-1817) restait peu connue du grand public.
La BBC vient d'y remédier avec un téléfilm intitulé "The Secret Diaries of Miss Anne Lister" ("Les Journaux intimes de Miss Anne Lister"), où l'on découvre une femme consciente de son homosexualité dès son plus jeune âge et déterminée à la vivre aussi ouvertement que le permet l'époque.
"J'aime et aime seulement le sexe faible et, en étant aimée en retour, mon coeur se révolte de quelque autre amour que le sien", écrit ainsi Anne Lister dans un de ses carnets, une vingtaine de volumes en partie rédigés dans un code secret qui ne sera cassé que longtemps après sa mort. Anne Lister découvre son homosexualité en pension et n'acceptera jamais de la dissimuler. Devenue propriétaire terrienne par héritage, elle gère son domaine en femme indépendante et, après plusieurs liaisons, dont une avec une femme mariée, y vit avec sa compagne, organisant même un "mariage" avec elle. On la surnomme "Gentleman Jack".
Passionnée de voyages et de connaissance, Anne Lister se livre totalement dans son journal intime, mêlant considérations sur son époque, la politique, la gestion du domaine et confidences amoureuses et sexuelles. Reste à voir si la télévision française achètera un téléfilm sur une presque inconnue, lesbienne qui plus est...
Interrogé par LToutes, le producteur, Mark Bentley, a déclaré qu'à sa connaissance "Anne Lister..." n'avait pas encore été acheté par la télévision française mais que "le Festival LGBT de Paris avait pris contact pour le diffuser en novembre". Vu la date, il pourrait bien s'agir de "Chéries-Chéris, le Festival de Films Gays Lesbiens Trans & +++ de Paris". Mark Bentley précise encore que le téléfilm a déjà été diffusé au festival LGBT de Londres, a clos l'Inside Out Festival de Toronto et ouvrira le San Francisco Frameline à la mi-juin. "Le journal secret d'Ann Lister" est disponible en DVD en anglais sous-titré en français.
Homosexuel et installé depuis neuf ans en Arabie saoudite comme travailleur étranger, Ramil Autentico sait qu'il vaut mieux être prudent: être gay en Arabie saoudite est dangereux. "S'ils vous voient marcher d'un façon efféminée ou mettre du maquillage, ils en concluent que vous êtes homo et ils vous arrêtent. Ils vous appellent "harami" (homo), et cela veut dire que vous risquez d'être arrêté", témoigne-t-il sur GMA-7, la première chaîne de télévision des Philippines.
Au nom de la charia, l'Arabie saoudite interdit et réprime l'homosexualité. Le mois dernier, elle a encore durci le ton en interdisant désormais le recrutement de travailleurs homosexuels, même étrangers. Le 26 mai dernier, l'ambassade saoudienne à Manille a officiellement appelé les agences de recrutement philippine à exclure "ceux qui appartiennent au troisième sexe", faute de quoi elle ne fera plus appel à elles. Or, l'Arabie saoudite est la première destination des travailleurs migrants philippins. L'association Ang Ladlad, qui défend les droits des gays et lesbiennes, a dénoncé des mesures discriminatoires.
La chambre des Représentants américaine a adopté vendredi un amendement qui prévoit l'abrogation du "don't ask, don't tell"(ne rien demander, ne rien dire), qui oblige actuellement les homosexuels servant dans l'armée à cacher leur orientation sexuelle sous peine d'être exclus.
Pour que cette abrogation devienne effective, il faudra toutefois attendre les résultats d'une vaste évaluation menée par le Pentagone et le feu vert des principaux commandants de l'armée. Le débat s'annonce aussi houleux au Sénat: si une commission a approuvé jeudi l'abrogation de la loi, les opposants sont encore nombreux. L'association servicemembers legal defense network (sdln), qui se bat pour l'abrogation du "Don’t Ask, Don’t Tell", a salué un "vote historique".
Les protestations et pressions internationales ont finalement eu leur effet. Le président du Malawi Bingu wa Mutharika a annoncé samedi devant la presse la grâce du couple gay condamné récemment à 14 ans de prison pour avoir procédé au premier mariage homosexuel dans ce pays. "J'ai décidé de leur accorder ma grâce, avec effet ce jour même, et ils seront remis en liberté", a-t-il annoncé après une rencontre avec le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon.
"Ces garçons ont commis un crime contre notre culture, notre religion et nos lois", a-t-il souligné selon le site malawi indépendant Nyasa Times. Néanmoins, "j'ai décidé de leur accorder ma grâce pour des raisons humanitaires". Arrêtés fin décembre pour une fête de "mariage" symbolique, Tiwonge Chimbalanga, 26 ans, et Steven Monjeza, 20 ans, avaient été condamnés pour "conduite contre nature et indécente". Le juge leur avait expliqué qu'il leur infligeait "une sentence effrayante pour que l'opinion publique soit protégée de gens comme vous et que nous ne soyons pas tentés de suivre cet exemple horrible". Plusieurs pays, dont la France, avaient protesté contre ce verdict.
Jennifer Beals, l'inoubliable Bette Porter de L-Word, sera dans quelques mois (pas avant septembre) de retour sur les petits écrans américains, selon les grilles de programme de la "mi-saison" dévoilées il y a quelques jours.
Dans la série "Ride along" qui sera diffusée par la Fox, l'actrice dirige la police de Chicago et poursuit les criminels avec l'aide d'une jeune recrue et d'un policier (Jason Clarke) qui a tendance à se prendre pour le shérif du coin. La série a été créée par Shawn Ryan, déjà à l'origine de The Shield. On lui souhaite le même succès...
Xavier Bertrand a "condamné" dimanche "à titre personnel" les propos du député UMP du Nord Christian Vanneste, qui a fait un parallèle sur son blog entre homosexualité et pédophilie.
"Bien évidemment je condamne ses propos. Il le sait, j'en ai parlé avec Christian Vanneste", a affirmé le secrétaire général de l'UMP, interrogé sur Canal+. "Cela n'est pas la première fois que Christian Vanneste a tenu ce type de propos", a-t-il constaté.
Mais de là à l'exclure du parti... "Le bureau départemental de la fédération du Nord, qui a première compétence là-dessus, va étudier son cas début juin", a-t-il simplement précisé.
Dans un texte posté sur son blog le 30 avril dernier, Christian Vanneste estimait que "l’opposition outrancière entre pédophilie et homosexualité n'(était) pas fondée en raison des tendances éphèbophiles assez fréquentes dans l’histoire qui ignorent la frontière juridique de l’âge". Le 17 mai, il évoquait encore "un pont entre la pédophilie et l’homosexualité qui est l’éphèbophilie".
Au Malawi, les homos, on les enferme. Pour 14 ans, avec travaux forcés. Un couple gay vient d'écoper de la peine maximum pour homosexualité dans ce pays du sud de l'Afrique. Tiwonge Chimbalanga, 26 ans, et Steven Monjeza, 20 ans, reconnus coupables de conduite contre nature et indécente, ont regagné la prison sous les injures de la foule. Le couple avait été arrêté fin décembre après une fête de "mariage" symbolique.
Le juge leur a expliqué qu'il leur infligeait "une sentence effrayante pour que l'opinion publique soit protégée de gens comme vous et que nous ne soyons pas tentés de suivre cet exemple horrible", selon le site malawi indépendant Nyasa Times, qui précise que le couple veut faire appel. "Le Malawi n'est pas prêt à voir ses fils se marier avec ses fils", a insisté le magistrat.
Plusieurs pays ont protesté contre le verdict. Pour la France, "des décisions de cette nature (...) justifient la mobilisation internationale contre les violations graves des droits de l'Homme fondées sur l'orientation sexuelle". Washington a dénoncé "un recul pour la protection des droits de l'Homme au Malawi".
Le gouvernement britannique a fustigé "la violation" des droits de l'Homme dont sont victimes Tiwonge Chimbalanga et Steven Monjeza, et s'est dit "très inquiet des allégations de mauvais traitements pendant leur détention par la police".
"Le Royaume-Uni juge que les droits de l'Homme s'appliquent à tous quelle que soit leur orientation sexuelle et leur identité de genre" et "continuera à faire pression sur le gouvernement du Mali sur cette question", prévient Londres, en glissant une allusion au "partenariat fort" avec le Malawi, lequel dépend beaucoup de l'aide britannique.
Amnesty International appelle à la libération immédiate de Tiwonge Chimbalanga et Steven Monjeza et accuse le Malawi de violer des traités sur le respect des droits humains qu'il a ratifiés. Le couple "aurait été soumis à la torture et d'autres mauvais traitements", selon Amnesty, "ils ont dit à leurs avocats qu'ils avaient été frappés par la police".