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mercredi 30 juillet 2008

Un couple de lesbiennes accouche de quadruplés



Karen Wesolowski et Martha Padgett rêvaient d’avoir un enfant ensemble. Finalement, elles en ont eu quatre: un garçon et une fille chacune, deux paires de faux jumeaux nés à 22 heures d’écart.

Les quadruplés de ce couple lesbien de Riverside, en Californie, sont techniquement bien frères et sœurs, puisque tous conçus avec des ovules de Martha Padgett et le sperme d’un donneur. Deux embryons ont ensuite été implantés dans l’utérus de chacune des deux femmes.

Karen Wesolowski et Martha Padgett voulaient juste augmenter leurs chances d’avoir un enfant. Ces femmes en couple depuis neuf ans essayaient en vain depuis trois ans.

"Mon horloge biologique tournait", explique Karen, 42 ans, au quotidien britannique "
Daily Mail" daté du 29 jullet 2008. "Nous avions tout essayé et dépensé des dizaines de milliers de dollars. Alors quand Martha m’a dit que nous devrions nous faire implanter toutes les deux ses ovules, je me suis dit 'Pourquoi pas?'"

Une fécondation in vitro (FIV), "c’est très, très cher", souligne Martha, une infirmière de 38 ans, déjà mère d’une fille de 10 ans, Julia, née d‘un précédent mariage. "C’est 15.000 dollars (9.600 euros) à chaque fois et nous avions déjà essayé cinq fois."

Le médecin du couple lesbien a d’ailleurs estimé que la double implantation "était justifiée, vu notre âge et nos précédents essais", raconte Martha. Mais quand il "nous a dit que nous étions toutes les deux enceintes… on pouvait à peine se contenir!"

"Le médecin nous a alors expliqué qu’un des jumeaux mourait souvent pour permettre le développement de l’autre", poursuit Martha. Mais pas toujours. "Quand nous avons entendu quatre cœurs battre, nous nous sommes dit: mon Dieu! Nous allons avoir des quadruplés! Nous ne pouvions pas y croire". Mais "nous étions allées trop loin pour faire marche arrière".

Martha a donc donné naissance à Sophia et Alex, et Karen, 22 heures plus tard, à Andrew et Sienna. "Notre famille est complète", conclut Karen.

USA: un pas de plus pour le mariage homo

Tous les couples homos américains devraient bientôt pouvoir se marier dans le Massachusetts, où le mariage entre personnes du même sexe est légal depuis 2004. Le gouverneur démocrate compte donner son accord formel dès que possible.

Comme le Sénat au début du mois, la chambre basse du Congrès régional a voté ce mardi 29 juillet 2008 l'abrogation d'une loi de 1913 qui empêchait le Massachusetts d'unir des couples venant d'Etats où leur mariage ne serait pas légal. Or aux Etats-Unis le mariage homosexuel n'est légal que dans le Massachusetts et en Californie.

Le texte doit encore effectuer une navette de pure forme aux deux chambres du Parlement avant d'atterrir sur le bureau du gouverneur. Et sa portée au plan national est surtout symbolique.

- Lire aussi sur LToutes:
Mariage homo: le Massachusetts veut ouvrir ses frontières (15/07/2008)

mardi 29 juillet 2008

Festival Divers Cité 2008: Montréal très gay



Le 16e Festival de la fête gaie, lesbienne, bisexuelle, travestie et transexuelle de Montréal, Divers Cité, se déroule du 29 juillet au 3 août 2008. Cette année la couleur est latino.


Au programme: journées thématiques avec activités et concert, et bien sûr spectacles jazz, blues, rock et pop, shows de drag queens, techno, house, électro, latine et alternatif. Le tout gratuit et en plein air, avec en bonus cinéma et expo photo. Divers Cité dit avoir accueilli plus de 135.000 spectateurs en 2007.

Le Festival Divers Cité ouvre la voie à la Gay Pride, qui s'emparera de Montréal du 14 au 17 août 2008. Le thème cette année: "Place au cirque"!

samedi 26 juillet 2008

Pub homophobe: Mars et Nike reculent

Nike va retirer trois publicités soupçonnées d'homophobie. Le fabricant américain a souligné dans un communiqué vendredi 25 juillet 2008 que des organisations homosexuelles le soutenaient et qu'il défendait traditionnellement la diversité parmi les sportifs, mais il a préféré calmer les esprits.
La veille, Mars renonçait lui aussi à des spots homophobes dénoncés par des associations gay et lesbiennes.


Les trois spots de l'agence Wieden+Kennedy pour Nike étaient intitulés "That Ain't Right", "Isn't That Cute" et "Punks Jump Up". "Punks Jump Up" (To Get The Beat Down) se trouve être le titre d'une chanson homophobe du groupe de rap Brand Nubian (1992). L'une des vidéos montre un dunk où un joueur se retrouve le nez dans l'entrejambe de son adversaire, avec ce commentaire: "C'est pas bien".

Nike a expliqué que son intention n'était "pas de choquer" mais de montrer le match "vu de l'intérieur". Il a d'ailleurs obtenu le soutien du site gay Outsports.com.

Quelques heures avant Nike, c'est Mars qui retirait une série de publicités pour Snickers diffusées pendant le Super Bowl, le plus grand événement sportif américain.

On y voyait deux hommes s'embrasser par erreur en dévorant la même barre chocolatée, puis s'efforçant "de faire vite un truc de mec", en l'occurrence de boire de l'huile de vidange puis se bastonner.

Dans un autre spot, Mister T. mitraillait de Snickers un coureur à la démarche trop peu virile en lançant: "Get some nuts!" ("Aie des couilles"). Le site Web associé à la campagne montrait des joueurs dégoûtés par ces baisers. Les pubs ont été supprimées, le site expurgé par Mars... Et ça repart.

vendredi 25 juillet 2008

Le calvaire des lesbiennes au travail


La lesbophobie au travail

Deux tiers des lesbiennes préfèrent cacher leur homosexualité sur leur lieu de travail, selon une enquête récemment publiée par L'Autre cercle. Et on les comprend: dans une étude rendue publique en juillet 2008, Vanessa Watremez décrit le calvaire d'une quarantaine de femmes, dans toute la France et dans tous les milieux professionnels, qui ont accepté de témoigner sous le couvert de l'anonymat.

"L'homophobie, j'ai déjà lu des choses là-dessus, mais quand on le vit, c'est autre chose...", résume Marion (tous les prénoms ont été modifiés), assistante dans un service de propriété industrielle.

Cruelle réalité

La réalité est souvent crue. "Alors comment s'est passée la nuit? Tu as passé la nuit avec combien de filles? Elles ont quel âge?", lançaient par exemple régulièrement ses collègues à Deborah, employée au service de sécurité des bagages d'un aéroport.
Et lorsque Nathalie, policière, croisait son chef, elle avait invariablement droit à: "Quand est-ce qu'on baise? Parce qu'il faut que je te remette dans le droit chemin!".
Ces attaques dégénèrent rapidement quand une femme ose progresser dans la hiérarchie. "Une lesbienne à un poste subalterne est à sa place, une lesbienne ayant autorité et ayant du pouvoir n'est pas à sa place", constate Vanessa Watremez.

"Elle est où la grosse gouine?"

C'est le cas de Stéphanie, promue responsable de rayon dans un grand magasin. Résultat: quand un collègue la "cherchait dans les rayons, il lançait à haute voix, devant tout le monde, clients y compris: 'Elle est où la grosse gouine?'", raconte-t-elle. La situation tourne vite au "lynchage". "On a un dossier épais sur toi. Tu ne finiras pas l'année (...) On va te faire craquer! On ne veut pas d'une gouine comme toi au sein de notre entreprise", la prévient de but en blanc un responsable du magasin. Stéphanie mettra un an à craquer.
Pour Solange aussi, c'est une promotion qui a fait empirer la situation. "Cela a commencé à être dur", confie-t-elle. Très dur, même: les pneus de sa voiture sont crevés, puis viennent les menaces de viol. Un matin, elle trouve un paquet-cadeau sur son bureau. C'est un vibromasseur, accompagné d'un mot: "On va t'apprendre ce que c'est". "Tout le groupe s'était cotisé", soupire-t-elle.
Dans ces cas-là, la solidarité féminine n'est qu'un leurre: "Je suis contre ce qu'ils te font, mais je ne vais pas mettre ma place en jeu pour toi, je vais mentir, je vais t'enfoncer", explique à Stéphanie une de ses collègues au grand magasin.


Plus globalement, les autres femmes se méfient des lesbiennes. Quand Deborah veut aider une collègue victime d'un accident du travail, elle est repoussée: "Je voyais qu'elle souffrait, mais elle n'acceptait pas que je la touche...". "J'ai l'impression qu'elles craignaient de trop s'approcher par peur des ragots", confirme Chantal, ingénieure dans une entreprise de chimie anglo-saxonne.

Etre "normale"

Dans ce contexte, "celles qui parviennent à faire cesser les discriminations sont celles qui parviennent à montrer des signes de 'normalité': tenue féminine, PACS, enfants", souligne Vanessa Watremez.
"Je me contrains tout le temps physiquement. J'adapte ma gestuelle à celle d'une femme...", reconnaît Chantal, l'ingénieure. "Je crois que c'est l'envie de me conformer à ce qu'on attend de moi en tant que femme, et d'éviter la suspicion sur le fait que je sois vraiment une femme ou un homme." "Du coup, je n'étais jamais réellement moi."
"Je vis dans un pavillon, avec une femme depuis 15 ans, j'ai une vie pépère, par rapport à eux (les salariés), c'est plus facile", explique Claude, PDGère d'une entreprise de chauffage et dépannage. "Quand j'avais une copine qui venait me chercher à moto, ça faisait jaser, j'étais provocante (...) Je montrais réellement qui j'étais à ce moment-là. Ca les gênait." Désormais, "je ne raconte pas que je vais dans des associations, par contre je dis toujours 'mon chien, mes vacances, ma maison'"...
Pour Nathalie, la policière, la situation s'est brusquement améliorée quand elle est tombée enceinte: "Etonnamment, les collègues (hétéros hommes et femmes) se sont rapprochés de moi", témoigne-t-elle. Ils semblaient "satisfaits de voir qu'un homosexuel était capable de s'intégrer dans la société, d'avoir un parcours, on va dire, ce qu'ils appellent 'normal'. (...) L'enfant, ça représente la famille. C'est vraiment intégré socialement."


Mais quand des lesbiennes travaillent avec des enfants, elles sont parfois accusées de prosélytisme ou d'abus sexuel."Simplement, quelqu'un de malsain s'en est servi à un moment donné parce que c'était mon point faible, qu'il pouvait attaquer", explique Laure, animatrice d'ateliers d'écriture dans un lycée privé. Après le dépôt d'une plainte par la mère d'une élève, elle doit se justifier au commissariat. "L'inspecteur m'a dit: 'c'est une histoire ridicule'". Pourtant, aujourd'hui encore, certains professeurs s'insurgent contre le fait qu'elle accompagne des voyages extrascolaires.
Viviane, animatrice à la mairie auprès des enfants, a eu le tort de participer à une émission de télévision en tant que lesbienne. Quelques jours plus tard, la mairie la mute dans un autre service, loin des enfants: "C'était pour sécuriser les familles", explique-t-elle. Sous-entendu: une lesbienne n'est pas un modèle positif pour les enfants et elle peut éventuellement être dangereuse.

Invisibles


Il n'est guère étonnant dans ces conditions qu'une lesbienne y réfléchisse à deux fois avant de faire son coming-out sur son lieu de travail. Mais vivre cachée, comme l'ont choisi deux tiers d'entre elles, cela ne signifie pas pour autant vivre heureuse. C'est juste une autre forme de discrimination, souligne Vanessa Watremez.
L'invisibilité, "c'est probablement l'expérience la mieux partagée par les lesbiennes au travail", constate la chercheuse. "Etre lesbienne, c'est ne pas exister ou prendre le risque de s'exposer à des discriminations et violences".
Pour rester cachées, les lesbiennes "mettent en place toutes sortes de stratégies: l'autocensure, l'utilisation de pronoms neutres, le glissement des conversations vers d'autres aspects de la vie...", détaille Vanessa Watremez, la "stratégie la plus courante" étant "l'utilisation de pronoms neutres: ne pas dire par omission, pour ne pas avoir à mentir".
Et ces stratégies deviennent des réflexes. "J'ai fini par prendre le rythme, je parle beaucoup, de tout et de rien, finalement ça n'a rien d'intime, mais je raconte plein de trucs", témoigne Julie, architecte d'intérieur dans un bureau d'études.
"J'ai toujours été impressionnée par la manière dont le cerveau s'adapte à l'homophobie", raconte Sophie, médecin. "M'entendre en vitesse réelle sortir des phrases qui ne permettent aucune interprétation de genre, être capable de dire 'mon ami(e)', je n'ai JAMAIS fait une seule gaffe avec ça. Quand on ne veut pas en faire, on n'en fait pas. Les phrases sortent comme ça, il n'y a aucun pronom qui sort".
Mais cela n'est pas sans conséquences humaines: "J'ai rencontré pas mal de collègues avec qui ça se passait plutôt bien, mais je n'ai jamais gardé le contact, parce qu'il y avait cette barrière", regrette Dominique, professeure de français.
L'image de soi en souffre aussi. "Je n'avais plus 20 ans, je pensais m'assumer et là, je me rends compte concrètement que je ne m'assume pas", lâche Sonia, ouvrière. Annabelle, musicienne et intervenante en milieu scolaire, confirme: "Je renie une part de moi-même. Et en même temps, c'est pour moi hors de question, c'est vraiment une histoire de survie..."
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- Vanessa Watremez est doctorante en travail social à l'université Laval de Québec et présidente de l'association "Air Libre" de recherche, intervention et lutte contre la violence dans les relations lesbiennes et à l'égard des lesbiennes.
- Cette étude a été réalisé en 2007 dans le cadre d'un projet européen -Deledios- contre les discriminations liées à l'orientation sexuelle au travail, dont la France, la Lituanie, la Slovénie et la Suède sont partenaires

mercredi 23 juillet 2008

Une "Showgirl" dans "LWord"

Elizabeth Berkley flirtait déjà avec une lesbienne dans "Showgirls", désormais elle entre dans le "L Word". Selon "Entertainment Weekly", l'actrice rejoindra l'équipe de "L Word" pour la sixième et dernière saison de la série, diffusée aux Etats-Unis à partir de janvier 2009. Berkley incarnera une hétérote qui a connu Bette (Jennifer Beals) à l'université.

Cerise sur le gâteau: les deux femmes sont déjà copines dans la vraie vie, comme le montre la vidéo filmée lorsqu'elles tournaient ensemble dans le film "Rodger Dodger".

Les lesbiennes gagnent contre les Lesbiens

Non, les lesbiennes ne sont pas uniquement les habitantes de Lesbos. C'est ce qu'a très officiellement réaffirmé un tribunal grec le 22 juillet 2008. Tant pis pour les trois habitants de l'île de Lesbos qui voulaient empêcher une association de s'appeler "Communauté homosexuelle et lesbienne de Grèce".

L'un de ces îliens considérait l'utilisation du mot "lesbienne" comme "une "insulte à l'identité" des habitants de Lesbos, également connus sous le nom de... Lesbiens.

Mais le tribunal a constaté que le terme était "internationalement reconnu" et considéré comme "non insultant".





Lesbos, foyer de la poétesse antique Sappho qui célébrait l'amour entre les femmes, est un peu la patrie des lesbiennes du monde entier.

mardi 22 juillet 2008

EDVIGE: Gaylib et la CFDT disent non


La pétition "Non à EDVIGE" a recueilli plus de 40.000 signatures depuis son lancement le 10 juillet, selon le collectif pour l'abandon du fichier du renseignement. Au moins 292 organisations politiques, syndicales, et associatives, l'ont signée au 22 juillet 2008.
Le mouvement homosexuel de l'UMP Gaylib vient lui aussi de demander l'abandon du fichage des militant(e)s syndicaux, associatifs ou politiques, mais également des séropositifs ou homosexuels, dès l'âge de 13 ans. L'Association des paralysés de France (APF) et le Mouvement des Jeunes Socialistes contre une nouvelle dérive sécuritaire (MJS54) ont rejoint le mouvement.

La CFDT a annoncé mardi 22 juillet qu'elle signait la pétition. Elle s'associe aussi au recours que préparent six autres organisations syndicales et des droits de l'Homme pour l'invalidation de l'acte de naissance d'EDVIGE. Le recours doit être déposé devant le Conseil d'Etat d'ici au début septembre.

Une vingtaine d'associations homosexuelles ont de leur côté déjà saisi la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations) pour dénoncer EDVIGE. Quant à Jean-Luc Romero, premier homme politique français à avoir rendu publique sa séropositivité en 2002, il a saisi le Conseil national du SIDA (CNS) dont il fait partie, et la HALDE.

Rappelons qu'il avait fallu l'élection de François Mitterrand en 1981 pour que les fichiers d'homosexuels soient détruits et que le Groupe de contrôle des homosexuels de la Préfecture de police de Paris soit dissous. Les homos aiment le revival, certes, mais pas pour tout.

- Précédents articles de LToutes sur EDVIGE:
EDVIGE: les associations saisissent la HALDE; Tout(es) contre EDVIGE; EDVIGE est trop curieuse.
- Lire aussi l'article très complet de
Têtu sur "les questions des parlementaires, la gêne de la Documentation française".

lundi 21 juillet 2008

"The L Word": fin... et suite

Mauvaise nouvelle: "The L Word" touche à sa fin, après six saisons d'aventures lesbiennes. Bonne nouvelle: l'une de ces dames reviendra dans un "spin-off", une série dérivée, développée par la créatrice du "L Word", Ilene Chaiken. Question: QUI? Bette? Tina? Shane? Alice? Dites-nous quelle héroïne vous aimeriez revoir... Et revoir... Et revoir...

Le patron de Showtime, Robert Greenblatt, cité par Hollywood Reporter, assure que le projet n'en est qu'au stade d'idée avancée. "Nous sommes encore en train de le définir", a-t-il affirmé le 19 juillet. La sixième et dernière saison de "L Word" devrait être tournée cet été et diffusée à partir du début 2009.

jeudi 17 juillet 2008

Haiti: sexisme et lesbophobie contre la Première ministre désignée

L'économiste Michèle Duvivier Pierre-Louis ne peut pas être Première ministre d'Haïti parce qu'elle vit avec une femme et est donc immorale: c'est la rumeur partie d'Internet qui agite actuellement Haïti. La polémique fait rage alors que le Parlement doit encore confirmer le choix du président René Préval.
- Actualisation du 21 juillet 2008: la Chambre des députés a ratifié le choix de Michèle Duvivier Pierre-Louis comme Première ministre. Ce vote doit encore être confirmé par le Sénat.

Scandale! Les parlementaires hésitent à avaliser la nomination de Michèle Duvivier Pierre-Louis, 61 ans, les intellectuels haïtiens signent des pétitions de soutien, et les églises montent au créneau.
La Fédération protestante d'Haïti explique ainsi qu'elle "ne doute pas de la compétence professionnelle de madame Pierre-Louis" pour être Première ministre, mais estime que "la compétence à elle seule ne suffit pas pour réussir". Et de citer quelques "enseignements des Saintes Ecritures": "Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C'est de l'abomination".

La Conférence des Pasteurs Haïtiens (COPAH), également protestante, a pour sa part dénoncé les "accusations" qui "laissent croire que la Première ministre désignée ne serait moralement pas apte à exercer la fonction de chef de gouvernement". Mais en fait, c'est surtout "l'absence de preuve" qui gêne la COPAH. Car "s'il se révèle que Mme Pierre-Louis entretient des relations homosexuelles, nous serons les premiers à dénoncer et à condamner de telles pratiques", ajoute l'organisation.

Qu'on se rassure: "La petite rencontre que nous avons eue avec Mme Pierre-Louis nous a permis de savoir qu'elle est mariée. Une copie de son acte de mariage a été acheminée à la commission chargée de déterminer son éligibilité au poste de Premier ministre", précisent les pasteurs. On est soulagée pour eux.

EDVIGE: les associations saisissent la HALDE

Une vingtaine d'associations homosexuelles ont saisi la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations) pour dénoncer le fichier EDVIGE qui permet de mentionner l'état de santé et la vie sexuelle de certains citoyens, notamment ceux ayant un engagement syndical, associatif, ou politique.

Ce fichage "permettrait à terme de constituer des fichiers de personnes ayant la même orientation sexuelle ou le même statut sérologique par exemple", s'inquiètent-elles dans une lettre adressée le 16 juillet 2008 au président de la HALDE Louis Schweitzer.

EDVIGE est une "porte ouverte à tout abus discriminatoire et attentatoire à la vie privée des militants visés", le fichage étant "laissé à la discrétion des services de police eux-mêmes, sans cadre réglementaire strict", soulignent les associations. La pétition pour l'abandon d'EDVIGE a recueilli plus de 21.000 signatures.
- Actualisation au 21 juillet 2008: même l'association homosexuelle de l'UMP Gaylib "demande la suspension la suspension d'EDVIGE".


Précédents articles de LToutes sur EDVIGE: Tout(es) contre EDVIGE, EDVIGE est trop curieuse

mardi 15 juillet 2008

Dégénération: la nouvelle orgie de Mylène Farmer


Après avoir chanté la "Génération désenchantée" en 1991, Mylène Farmer passe à la "Dégénération" en 2008. La rousse flamboyante rompt un silence de deux années avec un nouveau titre disponible dans les bacs le 18 août, en attendant son septième album, "Point de suture".

Dévoilé le 10 juillet, le clip réalisé par Bruno Aveillan met en scène une Mylène Farmer attachée sur un lit d'hôpital, où l'on imagine que les méchants comptent lui infliger les pires sévices. C'est compter sans les pouvoirs magiques de la prisonnière, qui se libère pour contraindre ses geôliers à se lancer dans une... joyeuse orgie.

La scène, où se mêlent couples homos et hétéros, évoque furieusement le film "Le Parfum" (Tom Tykwer, 2006), où le héros déclenchait une vague d'amour balayant les milliers de personnes venues assister à sa pendaison.

Côté paroles, la Libertine ne s'est guère foulée: "sexy coma, sexy trauma", scande Mylène Farmer sur fond de rythme électro. "Où est ma génération?", s'interroge-t-elle. "Il faut qu'ça bouge, faut qu'ça bouge". L'album "Point de suture" ne devrait pas trahir l'univers farmérien au vu des titres des chansons, de "Je m'ennuie" à "Paradis inanimé", en passant par "Sextonik".
Voilà qui devrait en tout cas faire patienter les fans d'ici la tournée de Mylène Farmer prévue à partir de mai 2009. Les deux concerts au Stade de France, les 11 et 12 septembre 2009, s'annoncent spectaculaires. L'intégralité des places se sont arrachées en seulement quelques heures, plus d'un an et demi avant l'événement.
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Mariage homo: le Massachusetts veut ouvrir ses frontières


Le Massachusetts veut marier les couples homosexuels de tout le pays. Premier Etat à avoir légalisé le mariage gay et lesbien en 2004, il devrait abroger dans les prochains jours une loi de 1913 interdisant le mariage aux couples dont l'union serait illégale dans leur Etat d'origine. Malgré sa portée réelle limitée, l'initiative révulse les républicains et mouvements religieux conservateurs.

A droite, l'ancien gouverneur de l'Etat Mitt Romney ne décolère pas. Ce millionnaire mormon et ex-candidat à la Maison Blanche prédit qu'abandonner la loi transformera le Massachusetts en "Las Vegas du mariage gay".

Reste que la plus grande partie des Etats-Unis et le gouvernement fédéral ne reconnaissent pas les mariages homosexuels: le contrat signé dans le Massachusetts ou en Californie ne vaudra pas grand-chose ailleurs.

(Photos Jason Liu 2007)

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lundi 14 juillet 2008

Le Baiser lesbien de Bellucci

Voir la bande-annonce

Vous rêvez d'amour et de baisers torrides avec Monica Bellucci? Lavinia Longhi l'a fait, dans "Une Histoire italienne".
"Au début, l'idée d'embrasser une icône comme la Bellucci me paraissait vraiment étrange, mais elle m'a mise complètement à l'aise, il n'y a eu aucun embarras", assure Lavinia Longhi au "Corriere della Sera".


Présenté au Festival de Cannes en mai dernier, le dernier film du réalisateur transalpin Marco Tullio Giordana retrace le parcours d'un célèbre couple d'acteurs sulfureux et très libre dans l'Italie fasciste de Mussolini.

Il y a Osvaldo Valenti (Luca Zingaretti) et Luisa Ferid (Monica Bellucci), les héros, et puis il y a la jeune Desy (Lavinia Longhi, 25 ans), dont l'amant promet de la cocaïne à Luisa si celle-ci accepte de "jouer un peu avec Desy". Avant d'embrasser la diva, Desy lui lèche un peu de poudre sur le nez.

"Desy est un personnage naïf (..) qui nourrit une véritable passion pour Ferida (Bellucci). Alors quand elle en a l'occasion, elle n'hésite pas un instant à réaliser son rêve", explique Lavinia Longhi. La belle Italienne aux yeux noisette n'en dira pas plus sur cette intense scène saphique qui va en faire fondre plus d'une.


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dimanche 13 juillet 2008

Tou(te)s contre EDVIGE

Contre le fichage des homos, des séropos, des syndicalistes et militant(e)s de tout poil par EDVIGE (cf l'article de LToutes "EDVIGE est trop curieuse"), la résistance s'organise autour d'une pétition et de recours légaux.

Environ 5.000 personnes ont déjà signé la pétition lancée le 10 juillet 2008 pour l'abandon du nouveau fichier informatique du ministère de l'Intérieur, et six organisations syndicales et des droits de l'Homme vont demander au Conseil d'Etat d'invalider l'acte de naissance d'EDVIGE.

Jean-Luc Romero, premier homme politique français à avoir rendu publique sa séropositivité en 2002, a annoncé de son côté dimanche qu'il saisirait dès mardi 15 juillet le Conseil national du SIDA (CNS) dont il fait partie, et qu'il étudierait avec son association Elus locaux contre le SIDA (ELCS) l'éventualité d'un recours devant la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité; voir aussi l'article de LToutes sur le PACS). Et de donner son sentiment sur l'affaire EDVIGE: "Lamentable, discriminatoire et liberticide."

Le ministère de l'Intérieur a reconnu dans un courrier adressé à Têtu qu'EDVIGE serait utilisé pour ficher les militants.

La Ligue des droits de l'Homme (LDH), le Syndicat de la magistrature (SM), celui des avocats de France (SAF), la CGT, la FSU et Solidaires devaient déposer prochainement devant la plus haute juridiction administrative de France un recours contre le décret du 27 juin 2008 "portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé 'EDVIGE'", publié au Journal officiel le 1er juillet. Le recours doit être déposé dans les deux mois.

La LDH dénonce notamment "la redoutable extension du fichage politico-policier des citoyens", le SM souligne qu'EDVIGE vise "toute personne présentant un risque de contestation de l’ordre établi" et la FSU fait le lien "mineurs, syndicalistes: tous suspects". L'association homosexuelle du monde du travail L'Autre cercle juge l'instauration du fichier "purement et simplement inacceptable" et menace aussi de déposer un recours devant le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative en France.

Mais pourquoi cette obsession du gouvernement à mettre tout le monde en fiches?
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