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samedi 3 juillet 2010

Homosexualité: les Serbes divisés


Alors que leur président Boris Tadic s'est prononcé pour l'autorisation de la gay pride à Belgrade, les Serbes sont partagés entre rejet et acceptation de l'homosexualité, selon un sondage publié vendredi 2 juillet par l'Alliance gay-straight.

Une majorité de Serbes -56%- considèrent toujours l'homosexualité comme un danger pour la société, soit une progression de six points par raport à 2008. Ils sont 67% à estimer que c'est une maladie et 53% des personnes jugent même que l'Etat devrait la réprimer. Une radicalisation qui s'explique sans doute par l'adoption en 2009 d'une nouvelle loi prohibant la discrimination à l'égard des homosexuels.

Pourtant, paradoxalement,52% des personnes interrogées, contre 38% en 2008, pensent désormais que les homosexuels sont des personnes comme les autres, et 67% que chacun a le droit de choisir son orientation sexuelle... du moins tant qu'elle ne met pas les autres en danger.

La Serbie a donc encore du chemin à faire, alors que la première tentative de gay pride à Belgrade en 2001 s'était terminée dans la violence en raison de la présence de groupes ultranationalistes. Depuis, aucune gay pride n'a pu défiler en Serbie. La dernère tentative, en 2009, a échoué, la police estimant ne pas être en mesure d'assurer la sécurité des participants.