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jeudi 11 juin 2009

Deux affiches contre l'homophobie à l'université

"Les filles qui aiment les filles" et "les garçons qui aiment les garçons" sont à l'affiche cet été dans les facs françaises, avec le lancement d'une campagne contre l'homophobie à l'université... au moment où l'année scolaire s'achève.

La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse l'avait promis à l'Inter-LGBT en juin 2008. La campagne s'articule autour de deux affiches, l'une présentant une lesbienne, l'autre un gay, avec cette phrase déclinée au féminin et au masculin: "Voici une fille qui aime les filles mais cette fille qui aime les filles n'aime pas les filles n'aime pas les filles qui n'aiment pas les filles qui aiment les filles. Cette phrase est compliquée mais moins que sa vie d'étudiante homosexuelle."

Et, pour ceux qui n'auraient pas compris le message: "L'homophobie mène à l'exclusion et au rejet.
Les actes et les comportements homophobes peuvent avoir des conséquences désastreuses pour ceux qui en sont les victimes. Luttons ensemble contre l'homophobie à l'université
".

Dans une lettre datée de mai dernier, le département de la communication du ministère demande "aux responsables des universités d’apposer les deux affiches et de les diffuser auprès des étudiants". Alors si elles ne sont pas dans votre fac, demandez-les!

"Des cas de discrimination envers les homosexuels et d'homophobie sont malheureusement encore trop souvent constatés dans notre société. Les établissements d'enseignement supérieur n'échappent pas toujours à ce constat", explique le ministère.

La campagne vise donc à "
sensibiliser les étudiants et l'ensemble des personnels universitaires aux difficultés rencontrées par certains étudiants encore trop souvent victimes de discrimination en raison de leur orientation sexuelle, ainsi qu'aux conséquences parfois dramatiques d'actes et de comportements homophobes
". Les affiches sont déjà présentes dans diverses universités et endroits fréquentés par les étudiants (cité U, CROUS, bibliothèque universitaire...), selon des témoignages, mais le seront-elles toujours à la rentrée?