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mardi 20 mars 2012

Sarkozy n'aime pas les "chars roses" de la gay pride


Pour Nicolas Sarkozy, la gay pride est "utile" mais il la juge parfois "caricaturale et réductrice". "Il y aurait beaucoup à dire sur la gay pride...", a estimé le candidat UMP à la présidentielle, interrogé par Têtu.

La marge des fiertés LGBT, "c'est à la fois très positif parce qu'il n'y a absolument aucune raison que l'homosexualité se dissimule. Ce serait même scandaleux". Mais "en même temps, l'homosexualité ce n'est pas forcément un char rose", lâche-t-il. "Moi je n'ai jamais fait de l'homosexualité une question de gaudriole".

D'ailleurs, "souvent je me suis dit: si j'étais homosexuel, je serais content de la gay pride, qu'il y ait un jour où je puisse dire « j'existe », mais je ne serais pas content de certaines représentations qui sont faites de ma sexualité".

De là à participer lui-même à la gay pride... "Pourquoi pas? De la même façon que vous pourriez me demander si je peux aller à un concert", répond-il.
 

Nicolas Sarkozy se redit par ailleurs opposé au mariage homosexuel, mais "prêt à proposer", par décret, "que la cérémonie en mairie pour un pacs homosexuel, soit de droit". Cela "permettrait une vraie reconnaissance sociale" selon lui.

Interrogé sur le statut de beau-parent, promis lors de la campagne de 2007 et auquel il a ensuite renoncé, il dit ne pas "savoir comment régler le problème aujourd'hui". "Faire reconnaître un droit au beau-père peut être vécu comme une remise en cause des droits du père. De même pour une belle-mère", souligne-t-il. "Je n'ai pas trouvé la solution".

Quant à l'adoption pour les couples homosexuels, Sarkozy y est toujours hostile. De toute façon, "la lutte contre l'homophobie est beaucoup plus importante que la lutte pour le droit à la procréation ou pour l'adoption dans un couple homosexuel".