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jeudi 30 avril 2009

Inceste: les homos "coupables mais pas responsables"?


Les familles homoparentales sont considérées comme telles quand il s'agit, à juste titre, de combattre l'inceste, mais pas quand il s'agit de leur reconnaître des droits, s'étonne Gaylib dans un communiqué publié jeudi 30 avril. "Coupables, mais pas responsables?", résume le mouvement de défense des droits des homosexuels à l'UMP.

Les députés ont approuvé mardi une proposition de loi qui inscrit l'inceste dans le code pénal. Or, ce texte précise dans son article 2 que les viols et agressions sexuelles constituent des incestes lorsqu'ils sont commis sur un mineur par un de ses parents, son oncle ou sa tante, son frère ou sa soeur, sa nièce ou son neveu et... "le conjoint ou le concubin" de son parent "ou le partenaire lié par un pacte civil de solidarité". Cela revient donc à reconnaître l'existence des familles homoparentales, constate Gaylib.

La députée socialiste Pascale Crozon est d'ailleurs arrivée à la même conclusion lors des débats à l'Assemblée nationale: la proposition de loi "reconnaît ainsi l’existence des 30.000 enfants vivant dans des foyers composés d’adultes du même sexe, et elle va même plus loin en reconnaissant que ces foyers – puisqu’ils sont susceptibles d’être incestueux – forment une famille", a-t-elle souligné.

Or, dans le même temps, le projet de loi sur le statut du tiers, qui mentionnait pour la première fois l'existence des familles homoparentales, est suspendu. Une "mission" a été confiée au député UMP Jean Léonetti, qui affiche son intention "d'éliminer" de ce texte le "sujet inutilement polémique" de l'homoparentalité.

Si Gaylib souligne que l'inceste doit être "sévèrement condamné", l'association dénonce cette "société française qui se dessine, où tous ont les mêmes devoirs et seulement une partie a des droits". Pour l'association, "plus rien ne s'oppose à l'inscription rapide" du projet de loi sur le statut du tiers à l'ordre du jour parlementaire.