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dimanche 22 mars 2009

La pauvreté frappe plus les lesbiennes


Contrairement à une idée reçue tenace, les lesbiennes et les gays ne sont pas plus riches que les hétéros. En tout cas, pas aux Etats-Unis, comme le montre une étude du "Williams institute" de l'Université de Californie publiée en mars.

Celle-ci se penche pour la première fois sur la pauvreté chez les homosexuels, pour en conclure que celle-ci est au moins aussi courante chez les gays et les lesbiennes que chez les hétéros. Les moins bien loties sont les lesbiennes: 24% de femmes homosexuelles ou bisexuelles de 18 à 44 ans sont pauvres, contre 19% des femmes hétérosexuelles du même âge, 15% des gays et 13% des hommes hétérosexuels.

Et ça ne s'arrange pas lorsqu'elles vivent en couple: 6,9% des couples de lesbiennes vivent en dessous du seuil de pauvreté aux Etats-Unis, contre 5,4% des couples hétéros et 4% des couples gays. Les lesbiennes de plus de 65 ans connaissent deux fois plus souvent la pauvreté que les couples mariés hétéros du même âge.

"Le mythe de la richesse des gays et des lesbiennes n'est donc que cela, un mythe", conclut l'étude. "Les personnes lesbiennes, gays et bisexuelles connaissent autant la pauvreté que les hétérosexuels, et les couples (...) plus souvent que les couples mariés hétéros".