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mercredi 11 février 2009

Marilyn et la pub crypto-lesbienne


La robe d'une femme se soulève sur une grille d'aération de métro, et Marilyn Monroe déboule dans la mémoire collective, toute en sensualité et en naturel désarmant.

Alors quand dans une publicité une jeune femme à l'allure garçonne remplace l'homme marié dévoré par le désir, et que, les mains enfoncées dans son jean, elle regarde deux passantes retenir leurs jupes volantes, à quoi pense la lesbienne lambda?

Difficile de croire que Maltesers n'avait pas des arrières-pensées en détournant ainsi la fameuse scène de "Sept ans de réflexion" et en attribuant à une femme le rôle masculin. D'autant plus que la jeune femme ne répond pas aux canons de la beauté féminine en publicité, avec son nez retroussé, ses cheveux attachés, son jean, sa veste courte et sa besace. Les deux passantes, elles, incarnent la femme ordinaire vue par le publicitaire, un peu mémère, un peu commère, portant forcément l'une la jupe et l'autre la robe.

L'"incroyable sensation de légèreté" vantée par ce spot commercial pourrait-elle donc être celle du désir d'une femme pour une autre? Dans l'esprit toujours bien placé de LToutes, cela ne fait aucun doute. Poupoupidou.