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lundi 26 janvier 2009

Le PACS, loi "nefaste" pour Christian Vanneste


La loi sur le PACS est "stupide", "néfaste", "absolument désastreuse", une "catastrophe" destinée "à faciliter la vie d'une toute petite minorité d'homosexuels" et à "torpiller la famille", a affirmé le 25 janvier Christian Vanneste dans le Journal du Dimanche. Le député du Nord y fête à sa manière les 10 ans du Pacte civil de solidarité,instauré en France le 15 novembre 1999.

Il explique ainsi que "l'homosexualité est un choix" et qu'il n'est "pas juste" que ceux qui ont fait ce "choix de vie" ait "les mêmes avantages que ceux qui font un choix de vie qui, manifestement, est davantage facteur de stabilité et de développement pour la société". Comprenez: l'hérétosexualité.

Bref, "les 10 ans du Pacs sont un anniversaire à marquer d'une pierre noire, noire foncée", estime-t-il. "Il faut le supprimer au plus vite, et j'espère que le bon sens triomphera". Christian Vanneste se dit en particulier "scandalisé que des maires aient "l'irresponsabilité de mettre sur le même plan un acte fondateur du lien social (...) et un accord entre deux personnes qui trouvent juste leur intérêt", en organisant des cérémonies de PACS dans leur mairie.

Dix ans après sa naissance dans la douleur, le PACS est pourtant un succès. Selon l'INSEE, 385.000 pactes ont été signés en France entre sa création et fin 2007. Et au cours des trois premiers trimestres de l'année 2008, 106.000 nouveaux PACS ont été conclus, soit un bond de 44% par rapport aux trois premiers trimestres de 2007. Le nombre total de pactes conclus en 2008 devrait donc approcher les 140.000, estime l'institut de statistiques.

Et ce sont surtout les hétéros qui plébiscitent le PACS: près de 94% des pactes conclus en 2008 l'ont été par des partenaires de sexe opposé. Pour ces couples, "il y a donc un PACS pour deux mariages, alors qu'en 2003, il y avait neuf fois plus de mariages que de PACS", note l'INSEE. Le taux de dissolution des PACS est, lui, stable en 2008, autour de 13%.

Condamné pour propos homophobes, Christian Vanneste a été blanchi en novembre 2008 par la Cour de cassation. Elle a annulé sa condamnation de janvier 2005 pour injure homophobe. Le député UMP avait alors écopé de 3.000 euros d'amende pour avoir déclaré que l'homosexualité était "inférieure" à l'hétérosexualité. Pour la Cour de cassation, les propos de M. Vanneste entrent dans le cadre de la liberté d'expression.